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France : Société

La réponse du Jour de Colère au cardinal Barbarin

Suite à la tribune du cardinal Barbarin, les organisateurs du Jour De Colère tiennent à apporter ces précisions :

"Monseigneur,

Vous dévoilez dans La Croix de ce jour une analyse toute personnelle du combat mené par le Jour de Colère. D'une manière quelque peu réductrice, vous ne vous intéressez qu'aux militants opposés au mariage homosexuel qui défileront le 26 janvier, leur prêtant même l'entière responsabilité de cette manifestation. Vous les nommez les "Jusquauboutistes". A l'opposé, l'autre camp des militants contre le mariage pour tous serait celui des "aquoibonnistes", déserteur du combat qui les a vu se lever l'an dernier, au motif que la loi est passée.

Cette lecture dialectique de deux camps antagonistes n'est heureusement pas la notre, pas plus que l'étiquetage des organisateurs parmi les seuls opposants à la loi Taubira.

Comme l'aventure évangélique l'illustre, la réalité humaine est souvent complexe. Les organisateurs de Jour de Colère sont le reflet de cette complexité. Des chrétiens côtoient des fidèles d'une autre religion et des militants laïcs, des opposants au mariage homosexuel appuient les revendications des révoltés fiscaux ou des travailleurs trompés, des manifestants expérimentés se joignent à ceux qui viennent défiler pour la première fois. Une même chose les rassemble : l'amour de la France et la détermination de son peuple à se débarrasser d'une classe politique corrompue, voleuse et menteuse ! Les jusquauboutistes du Jour de Colère se revendiquent autant de Jeanne d'Arc que de la Résistance.

Contrairement à l'opinion professée par Monseigneur Vingt-Trois quand il dit "L'Eglise ne peut pas prononcer un discours fort sur l'avortement ou le divorce si elle n'est pas soutenue par l'exemple des chrétiens" (twitt du 10/01/2014 à 20h47), le Jour de Colère ne distingue pas l'Eglise et les chrétiens et ne tire pas excuse de l'inaction des Français pour étouffer la colère des patriotes.

Nous sommes en colère, comme des milliers de Français. Et la soi-disant violence ou le désespoir que l’on nous prête parfois ne pèsent pas bien lourd à côté de l’immense défi que nous avons à relever : la grande bataille que chacun de nous doit mener pour que nous-même, nos enfants et petits-enfants puissent vivre dans un pays de justice et de liberté."

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