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France : Politique en France

La réconciliation impossible

R Franck Abed, fondateur de Réconciliation nationale et candidat à la présidentielle de 2007, a publié La réconciliation impossible. La scène se déroule en 1802. La France est gouvernée par le général Bonaparte. Un bleu et un blanc
se retrouvent dans un face à face forcé. Ils entament un dialogue qui montre à quel point ils sont éloignés l'un de l'autre. Les propos du royaliste illustrent cette impossible réconciliation :

"Avec le temps, je souhaiterais vivement que les futures générations soient capables de comprendre qu'il faudra à tout prix rompre avec cette révolution et tout ce qu'elle inclut, qu'il s'agisse des mots en usage, des enseignements, des codes et des couleurs… D'où je suis, j'appelle solennellement les futurs défenseurs du Trône et de l'Autel à se garder d'employer le vocabulaire des Lumières, car cela conduira à l'échec des tentatives animées par de réelles et bonnes intentions."

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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16 commentaires

  1. Prenons garde que Benoît XVI, disons le futur Benoît XVI, fustige les droits de l’homme dans son article “Vérité et liberté” et en même temps invoque ces mêmes droits de l’homme.
    Il invoque la “liberté de conscience” tout en fustigeant le concept de “liberté de conscience” tel qu’il est revendiqué par les “Lumières”.
    Tout semble résider dans cette phrase de Chesterton “le monde modernes est fait d’idées chrétiennes devenues folles.”
    A la manière des cellules cancéreuses, ces idées chrétiennes ne veulent plus entrer dans l’ordre qui les dépasse, de la vie humaine. Elles veulent vivre pour elles-même et en faire à leur tête : être “libres” de leurs natures. Elles se développent comme un cancer.
    Cela étant constaté, il n’y a aucun inconvénient à utiliser le vocabulaire chrétien même s’il a été utilisé ou inventé par les Lumières si ce vocabulaire rend compte d’une réalité chrétienne, qui, mise dans l’ordre, est instructive, édifiante.
    Ainsi les notions de “droit de l’homme” de “liberté de conscience” ont été utilisés infailliblement par les derniers papes et rendent compte de la doctrine chrétienne et mettent à néant les sophismes des Lumières.
    Il n’y a donc aucun inconvénient à utiliser le vocabulaire des Lumières pour lui faire rendre compte de réalités naturelles en accord avec la foi catholique et la culture catholique.
    “Maintenant, à mesure que l’homme devient conscient de ses droits, germe comme nécessairement en lui la conscience d’obligations correspondantes : ses propres droits, c’est avant tout comme autant d’expressions de sa dignité qu’il devra les faire valoir, et à tous les autres incombera l’obligation de reconnaître ces droits et de les respecter.”
    Encyclique Pacem in Terris de Jean XXIII,
    Voit aussi Dignitatis humanae et Populorum progressio, entre autres.
    Il faut éviter le culte des antinomies, car ce qui compte ce n’est pas la matérialité du vocabulaire mais la réalité à laquelle il renvoie.

  2. Voilà un message que les légitimistes font leur depuis longtemps… seuls. Car ne s’agit-il pas, non seulement de rejeter le vocabulaire des “Lumières, mais encore leurs IDÉES et leurs PRATIQUES politiques?

  3. Encore un ouvrage d’avant garde…

  4. Ce royaliste avait bien raison: emplyer les termes de l’adversaire et croire qu’on peut ainsi faire avancer ses idées est une grave erreur.
    Elle conduit immanquablement à la dissolution pure et simple dans les bras de l’ennemi.
    Malheureusement, si elle ne se répète pas, l’Histoire ne s’arrête jamais…
    Et les Français n’ont toujours rien compris.

  5. L’Enfer est effectivement pavé de bonnes intentions.
    Que nos moyens puissent justifier notre Fin.
    Vive le Roi.

  6. voici un excellent petit livre qui mérite le détour.

  7. Ok
    Sauf qu’Abed n’est pas légitimiste (il veut être LUI MÊME le futur Roi… Vous parlez d’un légitimiste) et n’a pas plus été candidat (pas le nombre de signatures).

  8. A comparer avec ces propos du pape Jean-Paul II dans ” Mémoire et identité ” (p.131) : ” Les Lumières européennes n’ont pas seulement produit les atrocités de la Révolution française : elles ont eu des fruits positifs comme les idées de liberté, d’égalité et de fraternité, qui sont aussi des valeurs enracinées dans l’Evangile. Même si elles ont été proclamées indépendamment de lui, ces idées révélaient à elles seules leur origine. De cette façon, les Lumières françaises ont préparé le terrain à une meilleure compréhension des droits de l’homme. ” Comme si la manière révolutionnaire de comprendre ces mots pouvait être la même que la manière chrétienne. Comme si la liberté chrétienne de faire le bien pouvait être confondue avec la liberté libérale de faire n’importe quoi. Comme si les chrétiens ne devaient pas automatiquement être exclus de la fraternité révolutionnaire des larrons en foire. Comme si la loi du plus fort sur laquelle débouche évidemment la loi libérale pouvait produire quelqu’égalité que ce fût. Et surtout pas la seule qui vaille : l’égalité de dignité devant Dieu.

  9. “les notions de “droit de l’homme” de “liberté de conscience” ont été utilisés infailliblement par les derniers papes”, lit-on dans l’un des posts. “Infailliblement”, non. Tout ce que dit un pape n’a pas le caractère d’un enseignement infaillible.

  10. Caritas in veritate 11
    “[L’Eglise] a un rôle public qui ne se borne pas à ses activités d’assistance ou d’éducation, mais elle déploie toutes ses énergies au service de la promotion de l’homme et de la fraternité universelle quand elle peut jouir d’un régime de liberté.”
    Il est totalement faux de prétendre que Jean-Paul II se prononce pour la liberté libérale. Il n’a pas attendu “Laguérie” (pseudo illicite) pour lire l’encyclique “Libertas”.
    Benoît XVI dans un discours du 5 mai 2009 :
    “Le Concile Vatican II, dans la Déclaration ‘Dignitatis Humanae’, et mes prédécesseurs Paul VI et Jean Paul II, se sont référés avec vigueur aux droits à la liberté de conscience et de religion, qui doivent être au centre de ces droits qui naissent de la nature humaine elle-même””
    http://www.fides.org/aree/news/newsdet.php?idnews=24922&lan=fra
    La déclaration Dignitatis humanae, qui expose une vérité relative à la nature humaine et en conséquence accessible à la raison est infaillible et a infailliblement dirimé la controverse.
    Pie XI divini redemptoris :
    “Ailleurs, ils poussent l’hypocrisie jusqu’à faire croire que le communisme, dans les pays de plus grande foi et de civilisation plus avancée, revêtira un aspect plus doux, n’empêchera pas le culte religieux et respectera la liberté de conscience.”
    Compendium de doctrine sociale :
    “422 La liberté de conscience et de religion « concerne l’homme individuellement et socialement ».861 Le droit à la liberté religieuse doit être reconnu dans l’ordre juridique et sanctionné comme droit civil, (862) mais il n’est pas en soi un droit illimité. (…)”
    “862Cf. Concile Œcuménique Vatican II, Décl. Dignitatis humanae, 2: AAS 58 (1966) 930-931; Catéchisme de l’Église Catholique, 2108.”
    Léon XIII “Libertas”
    “Une autre liberté que l’on proclame aussi bien haut est celle qu’on nomme liberté de conscience. Que si l’on entend par là que chacun peut indifféremment, à Son gré, rendre ou ne pas rendre un culte à Dieu, les arguments qui ont été donnés plus haut suffisent à le réfuter. Mais on peut l’entendre aussi en ce sens que l’homme a dans l’Etat le droit de suivre, d’après la conscience de son devoir, la volonté de Dieu, et d’accomplir ses préceptes sans que rien puisse l’en empêcher. Cette liberté, la vraie liberté, la liberté digne des enfants de Dieu, qui protège si glorieusement la dignité de la personne humaine, est au-dessus de toute violence et de toute oppression, elle a toujours été l’objet des voues de l’Eglise et de sa particulière affection. C’est cette liberté que les apôtres ont revendiquée avec tant de constance, que les apologistes ont défendue dans leurs écrits, qu’une foule innombrable de martyrs ont consacrée de leur sang. Et ils ont eu raison, car la grande et très juste puissance de Dieu sur les hommes et, d’autre part, le grand et le suprême devoir des hommes envers Dieu trouvent l’un et l’autre dans cette liberté chrétienne un éclatant témoignage.
    Elle n’a rien de commun avec des dispositions factieuses et révoltées, et, d’aucune façon, il ne faudrait se la figurer comme réfractaire à l’obéissance due à la puissance publique; car ordonner et exiger l’obéissance aux commandements n’est un droit de la puissance humaine qu’autant qu’elle n’est pas en désaccord avec la puissance divine et qu’elle se renferme dans les limites que Dieu lui a marquées. Or, quand elle donne un ordre qui est ouvertement en désaccord avec la volonté divine, elle s’écarte alors loin de ces limites et se met du même coup en conflit avec l’autorité divine: il est donc juste alors de ne pas obéir.”
    Liberté de conscience est donc un terme que réclame pour sien, il dit même qu’il est appostolique, Léon XIII.
    Et Benoît XVI dans Caristas in veritate dit que l’égalité [des droits fondamentaux de tous les humains) est une notion accessible à la raison, en revanche la “fraternité” est valable, mais qu’elle n’est pas une donnée de la raison mais une donnée de la foi chrétienne:
    “La raison, à elle seule, est capable de comprendre l’égalité entre les hommes et d’établir une communauté de vie civique, mais elle ne parvient pas à créer la fraternité. Celle-ci naît d’une vocation transcendante de Dieu Père, qui nous a aimés en premier, nous enseignant par l’intermédiaire du Fils ce qu’est la charité fraternelle. Dans sa présentation des différents niveaux du processus de développement de l’homme, Paul VI, après avoir mentionné la foi, mettait au sommet « l’unité dans la charité du Christ qui nous appelle tous à participer en fils à la vie du Dieu vivant, Père de tous les hommes ».[53]
    J’en conclus que la revendication de la fraternité par la république laïciste est une usurpation des données dela foi. Heureuse usurpation, mais usurpation.

  11. Je vous conseille à toutes et à tous cet excellent livre qui présente clairement l’objet de notre combat. Les querelles dynastiques doivent être moins fortes que les principes monarchistes !
    Pour Dieu et le Roi
    LM G d C

  12. “Sauf qu’Abed n’est pas légitimiste (il veut être LUI MÊME le futur Roi… Vous parlez d’un légitimiste)”
    Vous semblez avoir un problème personnel avec l’auteur qu’il serait raisonnable de régler avec lui. Pour l’avoir rencontré et avoir longuement parlé avec lui, je ne vois vraiment pas ce qui peut vous amener à affirmer de telles choses.

  13. A Denis Merlin : Apprenez à lire mon cher : je n’ai jamais dit que Jean-Paul II était partisan de la liberté libérale. J’ai seulement cité un passage de lui qui prouve qu’il se refuse à voir que la liberté révolutionnaire est une liberté libérale. Point c’est tout. Pour le reste, je ne vois pas en quoi Laguérie serait plus illicite que Denis Merlin que je salue ici avec une chaleur que j’aimerais lui communiquer.

  14. Denis Merlin est mon nom, ce n’est pas un pseudonyme, Laguérie est un pseudonyme. Serait-il licite que je prenne comme pseudonyme : Le Pen ou Sarkozy ou Benoît XVI, ou Faruggia ou Aubry ou Royal ou de Tarnouarn ou de Benoist ou Pozzetto ou Fellay (etc.) ?
    Or la famille Laguérie est connue et de plus je suis marié à une Laguérie. Donc signer Laguérie est une usurpation d’identité, à moins que ce ne soit pas un pseudonyme auquel cas, il faut donner le prénom.
    D’autre part, le lien que vous donnez renvoi… à une page du Salon beige, ce n’est pas très honnête.
    Lorsque vous commentez Jean-Paul II vous dites “comme si”, vous semblez bien vouloir signifier que ce qu’implique le discours de Jean-Paul II est inadmissible.
    “Comme si les chrétiens ne devaient pas automatiquement être exclus de la fraternité révolutionnaire des larrons en foire. Comme si la loi du plus fort sur laquelle débouche évidemment la loi libérale pouvait produire quelqu’égalité que ce fût. Et surtout pas la seule qui vaille : l’égalité de dignité devant Dieu.”
    Ou c’est une critique de la pensée de Jean-Paul II ou vous ne savez pas vous exprimer.
    La dignité de l’homme capable de vérité et fait à l’image de Dieu est le fondement des droits de l’homme. Et la dignité de l’homme est opposable aux autres hommes. Il existe une égalité des droits fondamentaux et dans l’Eglise une égalité juridique quant à la dignité et quant à l’activité (code de droit canon).
    En revanche je ne suis pas certain (en tous cas je ne me souviens pas de l’avoir lu dans un document magistériel) qu’il y ait une égale dignité de tous les êtres humains devant Dieu. La Saint Vierge par exemple, si l’on en croit saint Louis-Marie Grignon de Montfort (Traité de la vraie dévotion), acquérait plus de mérites en filant la laine que saint Laurent sur son gril. Mais cette appréciation de Dieu nous serait cachée (sauf exception dans le cas de la Sainte Vierge) et nous n’aurions pas à nous en inquiéter, si mon appréciation est exacte. Je soumets naturellement mes convictions au jugement de l’Eglise en ces matières. Donc “salvo meliore judicio”.
    Il faut se garder de l’islamisme qui voit tout sous l’angle de Dieu. Nous savons, nous autres chrétiens, que les relations entre humains sont le deuxième membre du commandement de Jésus, lequel deuxième membre est semblable au premier (Mt 22,39). L’égalité opposable aux autres humains se trouve donc plutôt que dans la dignité devant Dieu (qui nous est inconnue et nous devons nous juger les moins dignes des humains ; sainte Thérèse de l’Enfant Jésus signait “religieuse carmélite indigne”) que dans les droits fondamentaux (les nôtres et ceux des autres) opposables aux autres hommes : liberté religieuse et liberté de conscience (1er commandement), liberté du repos (3ème commandement), droit à la famille et à la patrie (4ème commandement), droit à la vie (5ème commandement), droit au mariage (6ème commandement), droit à la la propriété (7ème commandement), droit à la vérité (8ème commandement) etc.
    Tous droits fondamentaux naturels opposables et mutuels.
    (Deuxième commentaire corrigé de deux fautes, avec mes excuses… et augmenté de quelques précisions)

  15. A propos de la dignité de l’homme devant Dieu, je voudrais rappeler qu’à la messe avant de communier (et dans le rituel de communion) nous disons tous “Seigneur, je ne suis pas digne.”
    Je voudrais rappeler aussi une anecdote amusante et édifiante. Du temps de son cardinalat, le futur Benoît XVI reçoit un prêtre à qui il doit conférer l’épiscopat. Celui-ci commence par lui dire “- Monsieur le cardinal, je ne suis pas digne…” Le cardinal l’interrompt et lui “- Vous n’êtes pas digne de recevoir l’épiscopat et moi je ne suis pas digne de vous le conférer… alors faisons-le.” C’est bien ce que nous faisons : nous proclamons que nous ne sommes pas digne de communier et nous le faisons.
    Mais nous sommes ici dans les “mystères du royaume de la grâce”, dans la contemplation du “mystérieux péché originel” (Jean-Paul II) et du mystère de nos péchés. Nous ne sommes plus dans l’ordre naturel. Donc devant Dieu nous sommes tous indignes, mais comme on dit plaisamment “le Bon Dieu aime la canaille.”
    Devant les hommes en revanche nous sommes tous d’une égale dignité comme image de Dieu.

  16. Je viens de terminer le livre que j’ai acheté dimanche, et j’en suis très satisfaite. Merci à Franck ABED !
    Vive le Roi

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