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L'Eglise : Benoît XVI

La raison nécessaire et suffisante du voyage du Pape en Terre Sainte

De l'agence Fides :

"De nombreux experts et commentateurs se demandaient ces derniers mois,
comment se passerait le Voyage Apostolique du Saint-Père en Terre
Sainte. Il y a aussi ceux qui suggéraient tout simplement de ne pas y
aller : la situation est trop compliquée avec les Palestiniens après le
conflit de Gaza, et avec les Juifs après l’affaire Williamson, et la
diatribe persistante sur Pie XII.

Malgré cela, le Pape Benoît XVI, qui
a une vision élevée du Mystère de Dieu que l’Eglise doit annoncer au
monde, s’est déplacé, guidé uniquement par le Saint-Esprit, et non pas
par d’autres logiques
« politiques » pour réelles qu’elle soient. Saint
Paul, en effet, rappelle que « la réalité, c’est le Christ »
(Colossiens 2, 17)
Cette optique a transformé le voyage en un
triomphe qui dépasse toutes les prévisions, même celles de certains
journalistes qui lisent encore les choses de l’Eglise selon des schémas
« progressistes », c’est-à-dire bons, à opposer aux schémas «
conservateurs », c’est-à-dire mauvais.
Nous devons nous demander quelle
est la logique qui doit guider tous les pasteurs de l’Eglise, à
commencer par le Pape ? Uniquement celle de l’annonce de l’Evangile de
Jésus-Christ, qui s’est incarné pour rendre témoignage à la vérité, qui
est mort pour nos péchés, et qui est ressuscité pour sauver et rendre
justes les hommes.

Cela semble simple, mais cela est mis entre parenthèses non seulement
dans le monde – et cela est évident – mais parfois même dans l’Eglise.
Et cela ne date pas d’aujourd’hui, car il y en effet des gens qui
voudraient enlever à la vie du Christ toute valeur de vérité, à la
mort, toute valeur d’expiation, et à la résurrection tout importance
historique.

Et pourtant, le Christ est mort « propter », c’est-à-dire
en faveur des hommes et à leur place, étant donné que Lui seul pouvait
réparer ou satisfaire à l’offense apportée à Dieu par le péché, comme
le déclare la doctrine de l’Eglise.
Aucun être humain, fini et pécheur,
ne pouvait le faire. Lui, il le pouvait, parce qu’il était en même
temps vrai Dieu et vrai homme (…)

Le Christ n’a pas trouvé dans sa mort expiatoire un petit motif
d’espérance, car il est lui-même l’Espérance : « Surrexit Christus spes
mea », chante-t-on dans la Séquence de Pâques. C’est là, et pas une
autre, la raison nécessaire et suffisance du voyage du Pape en terre
Sainte, où le Fils de Dieu s’est fait chair à Nazareth, Jésus-Christ,
est né à Bethléem, a prêché en Galilée et en Judée, est mort et est
ressuscité à Jérusalem
".

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