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Europe : politique / Immigration

La question des services de renseignement : Combien sont-ils à avoir pénétré dans cet espace européen de libre circulation ?

Lu dans Le Parisien :

"[…] Grâce à des réfugiés fictifs, mêlés aux cortèges de miséreux fuyant la guerre au Moyen-Orient, [l'Etat islamique] a battu en brèche les contrôles aux frontières de l'espace Schengen. Et réussi à introduire ses commandos en Europe. Pour cela, il aura suffi de leur confier des papiers syriens passe-partout, un sauf-conduit bleu de 12,5 sur 8,8 cm. Combien sont-ils, au juste, à avoir franchi ces barrières devenues illusoires face à la crise migratoire et pénétré dans cet espace européen de libre circulation ? La question hante les services de renseignement.

Alors, les enquêteurs repartent du point kilométrique zéro, là où tout a commencé. En l'occurrence l'île de Léros, en Grèce, où le 3 octobre débarquaient des dizaines et des dizaines de migrants : 198, selon le décompte officiel, photographiés un à un. Comme le veut la procédure, la police grecque a pris leurs empreintes avant de les laisser poursuivre leur route.

Une course contre la montre s'est donc engagée pour les retrouver et vérifier leur véritable identité. Fin novembre, 22 avaient gagné officiellement la Suède. Dix se trouvaient au Monténégro. Deux suspects ont, par ailleurs, été arrêtés début décembre dans un foyer de migrants en Autriche. Ces hommes, qui pourraient être algériens et pakistanais, avaient présenté de vrais-faux papiers syriens. Font-ils partie du complot ?

Deux des trois kamikazes morts au Stade de France sont en tout cas au centre de toutes les investigations. Le soi-disant Ahmad al-Mohammad, soufflé par sa bombe près de la porte D, portait un document 003-14-L-010302, émanant d'un lot de 3 800, volés à l'état vierge, en Syrie. Le stock avait été pris lors d'un raid mené sur Raqqa et Deir ez-Zor. Une partie serait entre les mains de Daech, l'autre du groupe rival Jabhat al-Nosra.

Le second kamikaze, décédé porte H, Mohammad al-Mahmod, portait des papiers retrouvés en partie calcinés. « SY… 013-11-L05303 », distingue-t-on sur le passeport. Celui-ci appartenait à un autre lot de 1 452 volés dans des circonstances similaires, à Raqqa, en 2013. Les experts sont formels. Gravure au laser, impression offset : « Toutes les sécurités attendues sont présentes […] et aucune trace de fraude n'a été constatée. » Seules les photos auraient été changées. Daech fournit bien de « vrais-faux » papiers à ses espions.

La DGSI évoque même une autre source d'approvisionnement, en passeports, non plus seulement syriens, mais occidentaux. A l'arrivée en Syrie, les recrues extérieures sont délestées de leurs documents. Ces passeports authentiques sont ensuite réattribués à des combattants physiquement ressemblants. Etabli par l'enquête, un cas récent (fin juillet) illustre cette pratique : un jihadiste parti de Troyes (Aube) en 2012 a été interpellé à son retour en France. Il disposait d'un passeport suédois. Selon la DGSI, l'homme « tentait de revenir sur le sol français en vue de commettre une attaque »."

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