La question de l’unité de la droite , c’est le dépassement des boutiques politiques

Lors de la table-ronde qui se tiendra à Angers le 27 mars, sur l'unité de la droite, Thierry Mariani a envoyé une vidéo exclusive et le député Lorho viendra rejoindre les participants déjà annoncés :

Thumbnail-6Sur Boulevard Voltaire, Barbara Mazières explique :

"Depuis des décennies, la droite en France perd bataille après bataille. Même quand elle gagne des élections, elle perd car elle ne fait que gérer, laissant la culture, l’école, l’organisation de la société au monopole de la gauche.

Pourtant, comme l’a montré Guillaume Bernard dans son remarquable ouvrage, La guerre à droite aura bien lieu – Le mouvement dextrogyre, il y a un glissement de la société vers la droite. Mouvement de plus en plus sensible, dont la formidable mobilisation de la Manif pour tous a été une démonstration éclatante. Ce mouvement accentue la déconnexion des élites (fondamentalement ancrées dans l’idéologie post-soixante-huitarde) mais il n’arrive pas à se concrétiser politiquement.

Le problème vient essentiellement des partis politiques et de l’esprit partisan qu’ils ont généré. Ces partis, vivant sur un modèle déjà ancien, ne comprennent pas l’évolution de la société, et les apparatchiks qui les composent n’ont pour ambition, bien trop souvent, que de se faire une place au chaud, biberonnés d’argent public. Et quand ils parlent d’union, c’est derrière leur personne, dans un mouvement bien hiérarchisé dont ils seront le chef ! Beaucoup de politiques ne parlent d’union qu’en pensant fusion dans un mouvement centralisé. Ils cherchent des ralliés, pas des alliés.

De chef, il ne peut y en avoir que de légitime, et ce n’est sûrement pas un homme de parti qui le sera. Observons que la victoire de la coalition de droite en Italie s’est faite sur un modèle exactement inverse : une coalition dans le respect des différences de chacun, organisation à plusieurs têtes, dont l’union s’est faite sur une plate-forme de gouvernement, pas dans un parti…

Il faut donc que le peuple de droite, les femmes et les hommes de bonne volonté commencent par s’organiser, nous verrons pour les chefs après. Ceux qui accepteront cela seront nos porte-parole. Mais l’union ne pourra se faire qu’en vérité. C’est-à-dire sur un programme clair, bien loin des amphigouriques programmes technocratiques habituels. Il faut une plate-forme commune admise par le peuple de droite : résolument conservatrice sur les valeurs, résolument pour la liberté (d’entreprendre ou d’éduquer notamment), résolument pour la défense de notre patrie. Cette plate-forme doit tourner le dos à l’idéologie imposée par la gauche depuis quarante ans ; il est important de ne pas se soumettre au diktat idéologique de la gauche. La vraie opposition est entre gauchiste mondialiste et conservateur, ainsi que l’a parfaitement exprimé Marion Maréchal-Le Pen dans son récent discours aux États-Unis. Une plate-forme évitera les ambiguïtés. Je ne crois pas à la logique souverainiste/mondialiste. Le souverainisme est la conséquence d’une politique conservatrice, il n’est pas une condition suffisante pour faire de tout souverainiste l’allié d’un conservateur.

L’ambiguïté conduit à faire voter un conservateur de province pour un candidat jacobin, étatiste et peu soucieux des valeurs et de la défense de la famille. Cela fait trop longtemps que nous sommes bernés. Cela suffit. La question de l’unité de la droite, et comment arriver à une plate-forme commune, c’est le sens de la table ronde que nous organisons à Angers, le 27 mars prochain : ce qui va être débattu, c’est la question de l’unité de la droite (comment et pour quoi faire ?), c’est le dépassement des actuelles étiquettes et boutiques politiques."

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