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Culture de mort : Euthanasie

La proposition de loi sur l’euthanasie s’appuie sur un sondage de 2010

Lu dans le préambule dans la proposition de loi :

"Cependant, en 2012, on meurt toujours mal en France malgré cette loi qui, bien que consacrant une évolution positive concernant la place faite aux malades et aux mourants, et contrairement aux assertions de son auteur, est loin de régler toutes les situations.

Notre législation ne permet que de « laisser mourir », alors que 94 % de la population interrogée (sondage IFOP – octobre 2010) sont favorables à la possibilité de recours à une aide active à mourir".

Rappelons quelle était la question de ce sondage :

"Certaines personnes souffrant de maladies insupportables et incurables demandent parfois aux médecins une euthanasie, c’est-à-dire qu’on mette fin à leur vie, sans souffrance. Selon vous, la loi française devrait-elle autoriser les médecins à mettre fin, sans souffrance, à la vie de ces personnes atteintes de maladies insupportables et incurables si elles le demandent ?"

Celle-ci a été posée à 956 Français en 2010…

A propos de ces sondages sur l'euthanasie :

"En 2012, l’Institut Harris sort un sondage pour le magazine Grazia dont le titre a de quoi faire l’effet d’une bombe. 91% des Français seraient favorables à l’euthanasie active. En grattant un peu, 73% des catholiques pratiquants réguliers sont dans ce cas.

Le Monde ne s’y trompe pas dans sa titraille et se fait le relais moutonnier de l’offensive médiatique en cours : « Une écrasante majorité de Français pour l’euthanasie active ». On n’est pas le quotidien de référence des Français pour rien.

Certains résultats font froid dans le dos. L’adhésion des sondés au principe du recours à l’avis des proches ou à la constitution d’un collège de médecins laissent entrevoir, sans qu’il soit nécessaire de laisser vagabonder l’imagination très longtemps, des dérives bien difficiles à contrer mais si faciles à prévoir !

En revanche, la question posée est intéressante. Parce qu’elle permet de comprendre la réelle teneur, inavouée, de l’opinion des Français.

Sur ces 91% déclarés favorables (contre 7% contre et 2% sans opinion), seuls 40% le sont dans tous les cas, et 51% « seulement si le patient souffre de douleurs que la médecine ne peut soulager ».

Osera-t-on dire, rappeler encore et encore, que cette condition, qu’on pourrait alors considérer comme suspensive et qui semble remporter l’adhésion de la majorité de Français (51% + 7% soient 58% contre 40%) est de plus en plus remplie ? Que les soins palliatifs, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, sont montrés ici de façon claire comme une solution préférable à l’euthanasie ?

Vous souriez ? Imaginez-vous alors, dans un sondage concernant la peine de mort, demander aux Français : « Dans l’hypothèse où les prisons n’existent pas, seriez-vous favorables à la peine de mort pour protéger les honnêtes gens des meurtriers et violeurs récidivistes ? »

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1 commentaire

  1. Devant une formule comme “on meurt toujours mal en France” (exposé des motifs de la proposition de loi), on hésite entre le rire et l’effroi.
    L’exposé des motifs contient d’autre perles comme “aborder sa fin de vie dans le respect des principes de liberté, d’égalité et de fraternité” ou encore “[la France a le 34e rang] des pays où l’on meurt le mieux”.

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