La pression inouïe exercée par l’inter LGBT sur François Hollande

Ludovine de La Rochère est interrogée dans Valeurs Actuelles sur le projet de loi réformant la justice. Extrait :

Valeurs4147_001"Ce projet de loi est théoriquement destiné à réorganiser la justice, mais il inclue des sujets qui n’ont rien à voir comme le changement de prénom et d’identité sexuelle, la privatisation du divorce par consentement mutuel ou encore la célébration des PACS en mairie. Ces projets, une fois de plus, prétendent « libérer » l’individu, quitte à saper ce qui structure et cimente la société. Le projet de loi voté par l’Assemblée nationale ferait du changement de prénom une simple formalité, et du changement de sexe une procédure très simple, ne nécessitant que quelques attestations que n’importe qui peut obtenir. L’Inter-LGBT, qui souhaitait un changement de sexe uniquement déclaratif, se déclare très déçue. Elle parle même d’une « atteinte à la dignité des trans ». Cette réaction est une posture stratégique : en réalité, changer de sexe à l’état civil deviendrait si facile et rapide que le basculement est déjà là. En effet, si la loi devait passer, il n’y aurait plus ni constat médical ni irréversibilité : en fait, on n’est pas du tout sur la sujet de la transsexualité comme il en était question, mais dans celle du transgenre, qui est toute autre. Ainsi, une femme pourrait se faire reconnaître comme homme tout en restant femme. « Il » pourrait donc, par exemple, devenir mère. On est dans la confusion totale des sexes !

La privatisation du divorce par consentement mutuel est une aberration qui fera de nombreuses victimes. Le mariage est une institution et non un contrat de droit privé. Or le droit concrétise le sens : si le mariage est une institution, c’est qu’il est une affaire publique, un événement social, comme l’attestent la publication des bans, la célébration devant un officier d’état-civil et la porte ouverte de la salle de mariage. La privatisation du divorce est donc en contradiction avec le statut du mariage. D’autre part, même lors d’un divorce par consentement mutuel, l’équilibre entre les époux qui organise leur séparation n’est pas du tout garanti. Par définition, le divorce signe en général un contexte difficile, une relation qui ne fonctionne pas, ce qui signifie un accord négocié dans de mauvaises conditions avec, bien souvent, l’un des deux qui signe par épuisement, faiblesse, peur, contrainte économique, urgence, etc. Plus grave encore est la situation des enfants. Vulnérables, ils sont pris entre les deux partis, les deux parents souhaitant bien souvent convaincre leurs enfants qu’ils sont la victime de l’autre… Pour ces raisons, l’intervention  d’un tiers extérieur – en dépit de ses limites et de ses failles – est indispensable pour, au moins, vérifier l’équilibre de l’accord et veiller au respect de l’intérêt de l’enfant.

J’en viens, enfin, à la célébration du PACS devant le maire. Ce contrat étant de droit privé, c’est également une aberration. Mais surtout, cela donne au PACS l’apparence d’un engagement proche du mariage, alors que ce n’est pas le cas. En mimant le mariage, le PACS en relativise la portée et la force. Le mariage doit au contraire être renforcé puisque c’est le cadre le plus stable et le plus protecteur pour les enfants comme les adultes. Il doit être promu comme tel et, notamment, en étant visiblement différent des autres formes d’union. […]

Il faudra bien que la droite finisse par oser parler de la famille et le fasse avec courage et détermination. Il sera difficile, autrement, de faire croire aux électeurs qu’ils auront le cran de mener les réformes dont la France a besoin dans tous les domaines, notamment économiques.

Certaines associations évoquent une pression « inouïe » exercée par l’inter LGBT sur François Hollande. Observez-vous la même chose ?

Oui, en effet, depuis des mois, la pression est fortement montée. Le discours tenu est que, finalement, le mariage et l’adoption pour deux femmes ou deux hommes ne sont pas grand-chose, que François Hollande n’a pas tenu les promesses importantes dont celle, en particulier, de la PMA « sans père ». Les médias proches de la LGBT écrivent même que François Hollande a cédé devant La Manif Pour Tous, voire a voulu lui plaire, ce qui est tout de même pousser le bouchon un peu loin ! Et donc, pour montrer que ce n’est pas le cas, il devrait au moins faire passer le changement d’identité sexuelle d’ici la fin de son quinquennat. Comme vous le comprenez, il s’agit d’un véritable chantage : « si notre revendication n’est pas entendue, nous mènerons une campagne infamante contre vous d’ici à 2017 » ! Les lobbies LGBT n’hésitent pas à recourir à des méthodes de pression contestables.

Vous envisagez d’organiser une grande manifestation, comme celles contre le mariage homosexuel qui avaient rassemblé des centaines de milliers de personnes en 2013…

Je voyage partout en France et constate, systématiquement, une inquiétude sans précédent, une véritable angoisse, pour la famille, les générations à venir, la transmission de valeurs, la culture française, l’éducation des enfants, leur accès au marché du travail… Le mécontentement atteint des proportions incroyables pour ce qui concerne la politique menée par François Hollande et Manuel Valls. Quant à la droite, elle paraît trop souvent engluée dans des stratégies électorales plus personnelles que favorables à l’intérêt général, c’est peu de le dire. L’effet est dramatique. Les Français se sentent méprisés et abandonnés par des politiques déconnectés et indifférents à ce qu’ils vivent. Partout, je constate le souhait de descendre dans la rue, peut-être plus fortement encore qu’en 2013 et 2014. L’état d’urgence sera levé dans quelques semaines. S’il s’avère nécessaire de retrouver le chemin des pavés pour être écoutés, nous y sommes prêts. […]"

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