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L'Eglise : François

La place unique de l’Église catholique dans le concert des nations

Extrait d'un article d'Annie Laurent dans La Nef, suite au voyage du pape en Terre Sainte :

1"Au terme de la célébration, sur les lieux mêmes de la naissance du « Prince de la paix », le pape s’est adressé au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (présent sur place), et au chef de l’État d’Israël, Shimon Pérès, qu’il devait retrouver le soir même à Tel Aviv, les invitant à le rejoindre à Rome afin de prier avec lui pour demander à Dieu le don de la paix. « J’offre ma maison au Vatican pour accueillir cette rencontre de prière », a-t-il déclaré. Il s’agissait pour le souverain pontife de rappeler au monde que la paix ne peut être obtenue par les seuls efforts humains et encore moins par le recours aux armes, recours qu’il a d’ailleurs fermement condamné lors de sa rencontre avec 600 réfugiés syriens et irakiens à Béthanie, sur la rive orientale du Jourdain où la tradition situe le baptême du Christ. « Que tous abandonnent la prétention de laisser aux armes la solution des problèmes et que l’on revienne sur le chemin de la négociation », a-t-il insisté avant de conclure par cette forte supplication : « Que Dieu convertisse les violents et ceux qui ont des projets de guerre, que Dieu convertisse ceux qui fabriquent et vendent les armes, qu’il fortifie les cœurs et les esprits des artisans de paix ». Durant ses échanges avec les responsables religieux de l’islam local, à Jérusalem, le Saint-Père a en outre émis ce souhait : « Que personne n’instrumentalise par la violence le Nom de Dieu ». Il reprenait ainsi une exhortation que ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI réitéraient déjà à l’intention des musulmans dont les textes sacrés permettent de tels excès.

L’acceptation par M. Abbas et S. Pérès de l’invitation du souverain pontife manifeste la place unique de l’Église catholique dans le concert des nations et des religions. Son rôle au service du bien lui est reconnu, au moins implicitement, par les hommes de toutes appartenances religieuses qui semblent voir en elle leur « maison commune ». L’initiative du Saint-Père fait écho à celle qu’il avait prise à la fin août dernier lorsqu’il avait appelé à une journée de prière et de jeûne afin d’éviter l’attaque contre Damas qui était programmée par une partie de l’Occident. On se souvient de l’efficacité de cette démarche spirituelle."

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