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La pièce de Castellucci : l’abbé Cariot communique

Lu ici, cette tribune de l'abbé Cariot que nombre de lecteurs connaissent :

"Les réactions reprises dans les médias ces jours-ci contre la pièce de Roméo Castelluci « sur le concept du visage du fils de Dieu » commencent à prendre de l’ampleur.

L’Eglise, par la voix de ses évêques, a fait part de ses critiques, à l’occasion du « Piss Christ » en Avignon, et de « Golgotha Pic Nic » à venir. Mais voilà, ici il ne s’agit pas de cela, mais d’une pièce d’un auteur contemporain italien. Dans le contexte pour le moins houleux, je n’ai pu malgré moi aller voir cette pièce pour m’en faire une idée précise. Mais quelques uns de mes amis l’ont fait pour moi. Catholiques, engagés dans la mission pour leur foi et l’Eglise, prêts à les défendre quand celles-ci semblent attaquées, ils ont été sidérés par ce qu’ils ont vu : une longue médiation sur la compassion entre un fils et son père, vieillard incontinent. Le tout sous le regard d’un Christ d’Antonello de Messine, qui évolue au fil du spectacle en fonction du drame de la déchéance qui se joue sur scène. Méditation sur l’incarnation, la souffrance, la kénose, l’humiliation… Rien à voir avec les accusations de blasphème, d’offense au Christ, qui depuis plusieurs jours rassemblent des centaines de personnes. Dont de nombreux jeunes. Si l’on met à part les origines parfois douteuses des mouvements organisateurs de ses manifestations, force est de reconnaitre que les jeunes qui se rassemblent au Chatelet ne sont pas tous à l’Action Française ou à la fraternité St Pie X. Toute cette machine s’est mise en route sur un mensonge qui a tourné en boucle sur internet et les réseaux sociaux piégeant des jeunes souvent de bonne foi".

Je pense qu’il y a dans cette opération un gigantesque ratage, que nous porterons longtemps dans nos relations avec le monde de la culture. On peut ne pas aimer le théâtre contemporain, on peut aussi ne pas connaitre ses codes… On peut aussi ne pas aimer cette pièce, la trouver provocante ou insupportable… Mais on ne peut, comme chrétien, desservir la vérité et asseoir ses actions sur des mensonges.

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