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Cathophobie

La pièce de Castellucci : les réactions du jour

Lettre ouverte de Myriam Picard qui porte plainte contre Henri de Lesquen, directeur de Radio courtoisie, pour des insultes proférées à son encontre :

"Que l’on ne soit pas d’accord avec mon point de vue sur cette pièce, je le conçois : l’affaire est épineuse. Autant il me semble que Golgota Picnic est évidemment et intrinsèquement injurieux à l’égard du christianisme, autant vous savez aussi bien que moi qu’il existe un réel débat autour du spectacle de Castellucci (le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie en avait d’ailleurs fait mention le matin même, réclamant plus de prudence dans le jugement). N’importe qui peut lire ma tribune, et la lisant, comprendra que je l’ai écrite le plus sincèrement du monde : que cette sincérité soit pour vous un enfer pavé de bonnes intentions, très bien : j’ai moi-même eu maints échanges, vifs, avec des amis qui ne partageaient pas nécessairement mon opinion, mais qui se sont toujours montrés corrects et chrétiens.

Que, sur une Radio qui porte le nom de « Courtoisie », vous employiez une insulte aussi ordurière, à l’égard d’une personne que vous n’avez même pas pris la peine d’appeler pour débattre, une personne qui a une famille, des enfants, et ce qui s’appelle une réputation, voilà qui me semble inacceptable".

Réponse de l'abbé de Tanoüarn à l'abbé Grosjean :

"Il faut tout de même souligner que la pièce que vous avez vue est une pièce expurgée par son auteur. Toute la deuxième partie du spectacle au cours de laquelle des enfants lancent des grenades sur le visage du Christ, n'est pas reprise aujourd'hui. Elle n'est pas présente – et pour cause – dans le Compte rendu qu'en fait Myriam Picard. Trop agressive, trop ouvertement antichrétienne a dû penser l'auteur, Roméo Castellucci, qui, par ailleurs, se répand sur France info en expliquant avec la plus parfaite hypocrisie qu'il n'est en rien hostile au christiansme. Cette correction subreptice indique bien et la tendance profonde de son auteur et l'intention qui a dominé la rédaction de la pièce. cette intention est clairement blasphématoire.

Ce blasphème subjectif est-il suffisant pour interdire cette pièce ou faire en sorte qu'elle ne soit pas représentée ? Je ne le pense pas. Les chrétiens n'ont pas intérêt à faire régner une quelconque police de la pensée ou à prétendre rétablir la censure à leur profit".

Article de Côme Prévigny, agrégé de l’Université et membre de l’Institut Civitas, sur Nouvelles de France :

"On est loin de la Tradition chrétienne, celle des jubés manifestant la sacralité du chœur où réside réellement le corps du Christ. On est loin de l’iconostase orientale qui sépare résolument l’autel de Dieu du monde profane. Serrano et Castellucci, au nom de leur liberté créatrice sans limite, saisissent leurs gourdins et brisent tout de go et la barrière de communion, et le jubé et l’iconostase. Pire, ils semblent planter l’autel au-dessus des vide-ordures et des caniveaux.

On vous dira que la divinité du Christ a pourtant côtoyé les attributs du plus humiliant des supplices, qu’il n’y a là qu’une figure artistique du sacrifice rédempteur. L’urine de Serrano, l’excrément de Castellucci ne seraient que les représentations imagées des clous de la crucifixion et des verges de la flagellation. Sauf que l’urine et l’excrément ne blessent pas, ils ridiculisent. Quand on voit un homme transpercé par une arme – une lance ou un revolver – on fronce les sourcils de douleur car on a attenté à sa vie. Quand on voit un homme couvert de sécrétions – salivaires, biliaires ou fécales – on se gausse car il se détériore lui-même. Ne pas faire cette différence, c’est avoir l’esprit particulièrement obscurci".

Tribune de Belgicatho :

"Ne serait-ce pas la tâche des évêques, avant qu'on en arrive là, d'éclairer la lanterne de leurs ouailles en se chargeant (ou en chargeant des gens compétents) de proposer une analyse rigoureuse des contenus des spectacles en question, d'en expliquer la portée et d'indiquer la façon la plus appropriée de réagir à ce type de programmation "culturelle"?

Faute d'avoir pris les devants et d'avoir prodigué les sages conseils qu'on serait en droit d'attendre des autorités religieuses, on laisse des groupements qualifiés d'extrémistes se charger de mobiliser les catholiques désarçonnés par ces programmations. Et, de fait, ces mouvements enrôlent d'honnêtes gens sous leurs bannières, au risque de compromettre la défense de la foi amalgamée avec des causes contestables, tout en apparaissant comme des idiots bornés.

Ensuite, on condamne et on dénonce "ex cathedra", lorsque le mal est fait et quand l'opinion publique est matraquée par la presse qui recourt à une terminologie caricaturale pour livrer à la vindicte ces "fondamentalistes", ces "extrémistes", ces "intégristes", etc."

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