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La persécution se poursuit au Nicaragua

La persécution se poursuit au Nicaragua

Le président nicaraguayen a assimilé mercredi 28 septembre l’Église catholique à une « tyrannie parfaite ». Il accuse les évêques du pays d’avoir armé et soutenu les opposants à son régime.

Mgr Rolando Alvarez, évêque de Matagalpa, et sept collaborateurs – trois prêtres, un diacre, deux séminaristes et un vidéaste –, ont été arrêtés le 19 août à 3 heures du matin. La police nationale qui cernait l’évêché depuis le 4 août, où Mgr Alvarez et ses collaborateurs se trouvaient retenus, est intervenue « avec violence » sur ordre du président Daniel Ortega et de sa femme Rosario Murillo.

Face à l’escalade répressive exercée contre l’Eglise catholique au Nicaragua, le pape François s’est exprimé :

« Je suis de près, avec inquiétude et tristesse, la situation au Nicaragua ».

Le cardinal-archevêque de Managua, Mgr Leopoldo Brenes, a précisé que Mgr Alvarez était détenu dans une résidence familiale où il a pu le rencontrer, notant que « sa condition physique s’est détériorée », mais que son « esprit et son moral sont forts ». Ses collaborateurs sont à la prison pour détenus politiques d’El Chipote, à Managua.

Le 17 août, 26  anciens chefs d’Etat et de gouvernement d’Espagne et d’Amérique latine avaient lancé un appel au pape François, pour qu’il « prenne fermement la défense du peuple nicaraguayen et de sa liberté religieuse ».

« La dictature d’Ortega-Murillo veut détruire les racines culturelles et spirituelles du peuple nicaraguayen pour le laisser anonyme et en faire une proie facile à la domination. »

Riccardo Cascioli, directeur de La Nuova Bussola Quotidiana, écrivait le 22 août :

« Les paroles prononcées hier par le pape à l’Angélus sur la situation au Nicaragua, les premières en quatre ans de persécution, sont gravement inadéquates et conformes à son attitude envers tous les régimes communistes, pas seulement latino-américains. » « Le contexte n’est pas non plus mentionné, qui est celui d’une persécution féroce contre l’Eglise, et qui, sous cette forme, dure au moins depuis 2018 ».

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1 commentaire

  1. Il faut se garder de tout jugement hâtif sur l’attitude du Saint-Siège quand on ne connaît pas précisément la situation, ce qui est mon cas.
    N’oublions pas les reproches infondés adressés à Pie XII pour ses silences pendant la seconde guerre mondiale. Connaissant bien l’Allemagne et les Allemands, il voulait se garder de déclarations intempestives, qui auraient aggravé la situation des peuples dans les territoires occupés.
    Néanmoins on pourrait s’attendre à plus et mieux de la part d’un pape latino-américain et d’un secrétaire d’état, qui passa de nombreuses années en poste dans la région, au Mexique et au Venezuela.
    Le pape François n’est-il pas prisonnier des ambiguïtés de son ordre et de ses sympathies pour les régimes marxisants ?
    On sent un relent de fin de pontificat. Y a-t-il encore un pilote dans l’avion vatican ?
    Cela contraste avec Jean-Paul II, qui sut parler haut et fort lors de voyages effectués au Nicaragua en 1983 et 96.

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