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L'Eglise : L'Eglise en France

La paroisse de Sceaux contredit les clichés sur le catholicisme français

Un article du Monde consacré à cette paroisse du diocèse de Nanterre fustige la vision d'une Eglise de France en désuétude. Le curé, l'abbé Georges Vandenbeusch, déclare :

V "Cela m’agace qu’on ne parle que des églises vides ! Ce n’est pas vrai le dimanche matin dans les Hauts-de-Seine, ni les Yvelines ni à Paris d’ailleurs (Peut-être davantage en grande couronne ?). Les catholiques, à Sceaux, sont une minorité assez importante. A la messe de Noël, ou plutôt aux quatre messes de Noël, on retire presque tous les bancs, les gens sont debout. Là, on retrouve clairement la pratique religieuse comme rite d’appartenance à un groupe, la dimension familiale mêlée au religieux. Sinon, vous savez, ce n’est plus tellement ça, on ne vient plus par convention, ça ne rapporte plus rien de se montrer à l’église, c’est même stigmatisant dans certains milieux. […] Samedi 18 heures, dimanche 9 heures et 11 heures. Entre 800 et 1200 personnes en tout. Sauf durant les vacances scolaires, parce que dans ces milieux privilégiés, on part beaucoup. La fin de semaine, en revanche, les familles restent dans leurs belles maisons. Avec cette fréquentation de l’église, on est au dessus de la moyenne. C’est un peu la sociologie qui veut ça, on touche une certaine bourgeoisie catholique. A Bagneux, dans les paroisses plus populaires, le nombre de chrétiens est nettement moindre. […]

Il y a deux ans, on a construit 350 mètres carrés de bâtiments neufs pour toutes les réunions. L’éveil à la foi (3-7 ans), et le pré-caté (CE1) recrutent déjà beaucoup. Le catéchisme lui-même (CE2, CM1, CM2) concerne environ 150 enfants, auxquels s’ajoutent 90 autres de l’école privée Sainte-Jeanne-d’Arc. Ce n’est pas mal! A l’aumônerie, il y a environ 250 collégiens et lycéens, qui disent souvent que les parents les obligent. C’est "la honte" d’être chrétien…"

Les paroissiens s’engagent :

"Souvent de façon discrète, avec beaucoup de dévouement. Catéchisme, accueil des jeunes couples pour le mariage, accompagnement de familles en deuil… et vie associative. La banque alimentaire du Secours catholique, à Bagneux, est beaucoup portée par les Scéens. Ils ont négocié de récupérer les invendus de la boulangerie L’étoile du berger, qui fait face à l’église. Ils font ça deux fois par semaine, le soir !"

 

"A une époque, dans les années 70, la présence de l’église devait se faire plus discrète, comme le levain dans la pâte, disait-on. Mais Les cloches donnent à penser que l’église n’est pas un bâtiment, c’est une ecclesia, l’assemblée de ceux qui ont Jésus Christ en commun, et qui peuvent vous accueillir. C’est sympathique en plus, ça donne du tempérament à la ville. C’est aussi un marqueur de culture, on sait d’où on vient, ce qui a façonné notre monde et le façonne encore, qu’on le veuille ou non".

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