Extraits d'un article de Charles Kupchan, professeur de relations internationales à l'université de Georgetown (Washington) et également ancien directeur des affaires européennes du National Security Council (1993-1994).
"L'Union européenne est à l'agonie – pas une mort spectaculaire ni soudaine, non, mais une agonie si lente et si progressive qu'un jour prochain, nous Américains, en portant nos regards de l'autre côté de l'Atlantique, découvrirons peut-être que ce projet d'intégration européenne qui allait de soi depuis un demi-siècle a cessé d'être.
Si l'Union a notamment pour raison d'être de donner davantage de poids politique à l'Europe, cette ambition n'est soutenue par personne : l'éloignement géographique de ces conflits ainsi que la chute des dépenses consacrées à la défense en raison de la crise n'incitent pas les Européens à endosser de nouvelles responsabilités.
"Ces temps-ci, l'UE se contente simplement de faire tourner la machine, me déclarait, dernièrement, un parlementaire européen.
Il s'agit de gagner du temps en attendant que s'imposent de nouveaux leaders désireux de se réapproprier le projet."Gagner du temps est peut-être la seule chose dont l'UE est capable à l'heure actuelle, mais cela la condamne à poursuivre sa dégringolade, dont les conséquences ne pèsent pas seulement sur elle. Le gouvernement Obama exprime déjà son insatisfaction face à cette Europe dont l'éclat géopolitique ternit.
Comme le secrétaire à la défense,
Robert Gates, le déplorait, en février, devant des responsables de l'OTAN,
"la démilitarisation de l'Europe, où de larges pans de l'opinion et de la classe politique sont opposés à la force militaire et aux risques qui lui sont liés, a cessé d'être la bénédiction qu'elle était au XXe siècle pour devenir, au XXIe, un obstacle à l'établissement d'une sécurité solide et d'une paix durable".Les Etats-Unis, qui tentent de se sortir de leur endettement et d'accorder un répit à leurs forces armées, seront de plus en plus tentés de mesurer la valeur de leurs alliés à ce qu'ils mettent sur la table. Et dans le cas de l'Europe, la contribution est mince, et en diminution constante.
Certes, le spectre de la guerre n'est pas revenu planer sur l'Europe : ses nations ont perdu le goût des affrontements armés. En revanche, bien que moins dramatique, la menace actuelle est tout aussi grave : la politique européenne sera de moins en moins européenne et de plus en plus nationale, tant et si bien que l'UE finira par ne plus avoir d'union que le nom.
Certains ne verront peut-être pas là une grande perte, mais dans un monde qui a si cruellement besoin de la volonté, de la richesse et de la force collective de l'UE, une Europe fragmentée et repliée sur elle-même serait un terrible revers historique.
Il y a soixante ans,
Jean Monnet,
Robert Schuman et
Konrad Adenauer furent les pères fondateurs de l'Europe.
Aujourd'hui, l'Europe a besoin d'une nouvelle génération de dirigeants capables de redonner vie à un projet qui menace de rendre son dernier souffle. Ils sont pour l'heure aux abonnés absents".
Philippe
A ce propos, faut- il redire que l’Europe de Jean Monnet n’a été conçue que commme une étape vers le gouvernement mondial ainsi que l’a dévoilé Pierre de Villemarest ?
http://eyeswideopen.over-blog.com/article-33052508.html
lg
Jean Monnet fut payé par les Usa. Europe, fantasme “américain”
Fred
Et ben, tant mieux !
Kelkin
C’est plutôt encourageant. L’Union meurt de ses mensonges, du moins de ses dénis de vérité : déni de son histoire, déni de la loi naturelle et déni de Dieu. Ça fait beaucoup de mensonges à porter ; et en fait, stricto sensu, c’est insupportable. Cette fausse union va tomber et alors on pourra rebâtir sur des bases saines, celles qu’un Schumann envisageait de façon naturelle.
Chris du Fier
Toutes les administrations américaines depuis 1945 ont tout fait pour que la CEE qu’ elles ont portées à coups de finances ne soit politiquement et économiquement qu’ une succursale des USA.
Le premier a tenter d’ y mettre un terme fut le Président Charles De Gaulle. Il ne fut suivi en cela ni par les gouvernements français qui lui ont succédé mais encore moins par les autres états européens. Ceux-ci se satisfaisant du parapluie américain pour leur survie.
Aujourd’hui le souverainisme spécifique à chaque peuple de cette vieille Europe que voulait étouffer les américains ressurgit de partout et ne peut plus être taxé d’ une quelconque résurgence d’ un passé national-socialiste..
On l’ a vu lors du déclenchement des hostilités en Irak auxquelles les gouvernements Français, Allemands et quelques autres, tous membres de l’ OTAN n’ ont pas voulu y participer.
Cela leur pose un gros problème.
Angela Merkel vient de déclarer que la MultiKulti est un fiasco!!.. Les américains s’ apercoivent que la péninsule européenne de l’ Amérique est aussi un fiasco..
Tant mieux. Et continuons à porter nos voic aux partis souverainistes.
Kantz
Pour sauver cette Europe là, il faudrait :
– quelle soit vraiment démocratique
– quelle ne renie pas ses racines chrétiennes
– qu’elle ait un vrai projet au service des européens
– quelle ait de vbraies frontières contre le dumping commercial, et l’immigration.
Pour quelle soit démocratique, représentative des européens, il faudrait :
1°) la réelle possibilité de référendum et de votations, respectés, sur les sujets importants, qui soient validés, ou non, par les électeurs et non par les parlementaires.
Donc référendum d’initiative populaire avec quelques % de signature (pas trop pour que ce soit réaliste et accéssible), OU votation sur demande d’une partie des députés ou des sénateurs (10 % ?).
2°) Que le parlement soit élu à la proportionnelle intégrale sur l’ensemble de la communauté. On aurait donc des listes européenne, des programmes et des enjeux européens.
Naturellement pas de cumul des mandats, pour éviter les conflit d’intérêt entre le local et le fédéral.
3°) Pour représenter les provinces de l’empire, ou les lands de la fédération, remplacer la commission nommée, par des sénateurs élus par circonscription, au suffrage universel direct, sans grands électeurs.
il faudrait aussi ré-équilibrer les pouvoir entre le parlement et le sénat héritier de la commission.
Anard
Merci, mrs nos libérateurs.Vous aviez dressé vos plans,Dieu a aussi les siens.
Axel de Boer
C’est pour nous une chance: l’Europe attend que de nouveaux leaders s’approprient le projet européen, nous dit-on. Nos démocraties n’ont plus d’idées, mais le projet chrétien de société est la seule alternative crédible au modèle “libéré” en agonie. Il faut de toute urgence que nous nous prenions en main le projet européen. C’est pourquoi SOLIDARITE milite et tisse des liens pour fonder un parti chrétien à l’échelle de l’Europe.
PG
@ Axel DE BOER
Mais qui sont ces partis, et quel votre projet chrétien de société ?
Il ne suffit pas d’utiliser des mots pour créer des réalités, ni même des idées justes. Votre projet européen de la période des européennes dernières consistait essentiellement en une europe supranationale, dans laquelle les peuples seraient réduits à leurs cultures, mais quasiment privés de leur souveraineté nationale. Cela est-il chrétien ? Certainement pas.
Mais c’est par contre très démocrate chrétien et cela rejoint en effet les rêves fantasmagoriques des MONNET et SCHMANN, dont l’inspiration se situait dans le Sillon de Marc SANGNIER, condamné par ST Pie X : son interpératation errnonée de la justice évangélique le poussa à nier les patries au nom d’une utopie social chrétienne réalisée contre les réalités historiques nationales, quasiment aux limites du socialisme.
Votre projet était apparu comme la version ”chrétienne” du projet européen de Jacques DELORS, ”chrétien ” lui aussi.
Votre programme politique européen a un contenu qui est en contradiction avec son titre, comme une forme de publicité mensongère.
SD-Vintage
“Pour sauver cette Europe là, il faudrait :
– quelle soit vraiment démocratique
– quelle ne renie pas ses racines chrétiennes
– qu’elle ait un vrai projet au service des européens
– quelle ait de vbraies frontières contre le dumping commercial, et l’immigration.”
Tout à fait d’accord, car ce n’est pas le cas aujourd’hui. Barroso est le fossoyeur de l’Europe, avec le traité de Lisbonne
Jean Theis
Si demain j’apprends que la France a été bannie de l’Europe, ou qu’elle est partie d’elle-même (ça serait étonnant mais on peut toujours rêver) je ne pleurerais pas.
Elle nous coûte prodigieusement cher sur tous les points, et ce n’est pas l’aide aux agriculteurs pour les forcer à cultiver n’importe quoi qui me fera changer d’idée.