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Bioéthique

La matrice du transhumanisme est cette reconstruction de l’humain que la fécondation in vitro nous impose depuis 40 ans

La matrice du transhumanisme est cette reconstruction de l’humain que la fécondation in vitro nous impose depuis 40 ans

De Jean Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune :

« Le 11 octobre dernier, des scientifiques chinois ont publié un article démontrant qu’ils avaient réussi à fabriquer des souriceaux à partir de deux femelles. Ces souriceaux ont survécu et donné une descendance. Les auteurs de cette publication auraient réussi à neutraliser les régions du génome « à empreinte » paternelle ou maternelle qui rendent nécessaire la fécondation hétérosexuelle. Il est évident que la piste de recherche visant à fabriquer des embryons humains issus de parents de même sexe sera poursuivie et que les pratiques de PMA/GPA en seront impactées. L’utérus artificiel fera le reste et la GPA ne sera même plus nécessaire.

Avant même que l’opinion publique n’en prenne conscience, des découvertes scientifiques entraînent des applications technologiques susceptibles de modifier les mœurs. Ceci devrait nous conduire à mettre l’accent sur un aspect indigent de la réflexion bioéthique : la déréglementation de la recherche sur l’embryon qui alimente les transgressions que nous critiquons. Ce que l’on oublie de commenter et qui figure dans toutes les lois de bioéthique est plus grave : il s’agit de la libéralisation progressive des diverses modalités de la reproduction pour répondre, non aux besoins des parents ou de la médecine, mais aux aspirations d’un marché qui crée à la fois l’offre et la demande.

Il est temps de réaliser que la matrice du transhumanisme est cette reconstruction de l’humain que la fécondation in vitro nous impose depuis 40 ans. Dans ce bric-à-brac transhumaniste, la « PMA pour toutes » et la GPA sont des déclinaisons au gré des modes. Refuser l’une ou l’autre de ces transgressions est modérément utile si l’on n’interroge pas la source qui leur permet de se développer, à savoir le principe même de la PMA. Comment critiquer efficacement des pratiques en restant à l’intérieur même du cadre qui les perfectionne ? Cela signifie que se contenter de disqualifier la PMA destinée aux couples homosexuels, tenue pour non médicale, au profit de la PMA réservée aux couples hétérosexuels, tenue pour médicale, revient à nourrir le système qui continuera à imposer ses produits dérivés au fur et à mesure des avancées technologiques. La PMA qui est historiquement une transposition dans l’espèce humaine des techniques d’élevage et d’amélioration des races animales est de nature antispéciste. Réduite à un appariement de cellules, rien ne distingue la conception d’un enfant de celle d’un animal. La PMA n’est donc jamais médicale tant que l’embryon humain peut être fait, défait, refait, parfait pour répondre à la solvabilité du marché. La véritable disruption transhumaniste n’est ni la « PMA pour toutes » ni la GPA, qui sont des bricolages surannés, mais l’hubris consistant à assembler l’humain sur une chaîne de montage, le trier, le congeler, le décongeler, l’augmenter, le transférer, le céder à des tiers, le livrer à la recherche, le disséquer sur des paillasses et le détruire à péremption. La détermination à voir un « progrès » dans la PMA est la première marche du transhumanisme. »

Les équipes de la Fondation parcourent la France entière pour ouvrir les consciences à la dignité des personnes en situation de handicap.

Nous diffusons une collection de manuels de bioéthique à destination du grand public, nous formons les jeunes médecins à travers la master-class « Science et Éthique » et nous portons en justice des autorisations illégales de recherche sur l’embryon.

La France n’a développé aucune politique publique de santé en leur faveur et la Fondation Jérôme Lejeune ne bénéficie d’aucune subvention publique. Pour mener à bien nos missions, nous dépendons donc uniquement de votre générosité. Nous avons besoin de votre soutien financier.

Le Salon Beige est visité chaque jour par plusieurs dizaines de milliers personnes qui veulent participer au combat contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme.

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Le Salon Beige est un lieu où chacun trouve les informations et les argumentaires dont il a besoin pour sa réflexion personnelle. C’est un lieu gratuit et une bibliothèque de référence vivante.

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Merci,

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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