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Bioéthique

La Manif Pour Tous et les associations de Marchons Enfants poursuivent leur mobilisation contre le projet de loi ni bio ni éthique devant le Sénat

La Manif Pour Tous et les associations de Marchons Enfants poursuivent leur mobilisation contre le projet de loi ni bio ni éthique devant le Sénat

La détermination des partisans de la famille et des défenseurs de la filiation et des droits des femmes et des enfants est intacte. Ils se retrouvent une nouvelle fois ce soir devant le Sénat pour redire leur opposition à un projet de loi anti-éthique et profondément injuste puisqu’il va retirer des droits aux enfants. Ce texte ne fait pas consensus et le jusqu’au boutisme du gouvernement et de sa majorité n’y changera rien. Les Etats généraux de la bioéthique ont clairement montré que les Français sont attachés aux droits des enfants, à commencer par celui de ne pas être volontairement privés de père. Une enquête IFOP réalisée mi-janvier confirme cette tendance : plus d’un français sur 2 et près de 2 jeunes sur 3 sont pour le retrait de ce projet de loi.

Alors que les sénateurs continuent l’examen du texte en 1ère lecture, Marchons Enfants appelle à nouveau à donner de la voix ce soir.

A l’issue d’une séance qui s’est prolongée tard dans la soirée, le Sénat est revenu hier sur différentes dispositions introduites dans le projet de loi de bioéthique par la Commission spéciale chargée d’examiner préalablement ce texte.

La Fondation Jérôme Lejeune remercie les sénateurs – et parmi eux Bruno Retailleau et Guillaume Chevrollier – qui ont bataillé sans concession pour supprimer deux articles pour le moins contestables de ce projet de loi :

  • L’article 17, d’abord, qui rendait possible la création d’embryons transgéniques et chimériques en laboratoire a été supprimé. Conscient de la nécessité impérieuse de préserver l’intégrité du génome humain pour protéger l’espèce humaine, les sénateurs ont refusé la modification génétique des embryons humains en laboratoire. Il en est de même pour la manipulation visant à intégrer des cellules humaines (cellules souches pluripotentes induites dites iPS) dans l’embryon animal. La Fondation se félicite de cette prise de conscience. Pour autant, le débat n’est pas définitivement clos.
  • L’article 19 ter du projet de loi bioéthique, visant à étendre le diagnostic pré implantatoire aux aneuploïdies (DPI-A) a également été supprimé du texte. L’objectif de ce diagnostic est de détecter et détruire dans l’éprouvette les embryons porteurs d’une anomalie chromosomique. La trisomie 21 étant l’anomalie chromosomique la plus fréquente, la question de l’élimination des embryons porteurs de cette pathologie a été centrale dans les débats d’hier.

Le ministre de la santé, Agnès Buzyn, a rappelé son opposition ferme à cette pratique qui revient à « inscrire dans la loi le tri des enfants avec la trisomie 21 ». De nombreux sénateurs se sont opposés à ce tri d’êtres humains qui revient à « créer une norme génétique » (M. Dominique de Legge, LR). Bruno Retailleau, Président du groupe Les Républicains, l’a rappelé : « il s’agit d’eugénisme, ni plus ni moins ! » « Quel signal envoyons-nous aux personnes handicapées ? Quelle stigmatisation, quelle violence du message vis-à-vis des trisomiques ! Quelle société voulons-nous ? ». « Faisons attention au scientisme ! » a alerté Cécile Cukierman (CRCE).

Parce que le législateur ne pouvait s’arroger le droit, au nom de la société, de décider quel embryon peut vivre et quel embryon ne le peut pas, les sénateurs se sont opposés à la légalisation du DPI-A. Ils ont voté majoritairement (181 contre 123) pour la suppression de l’article 19 ter du projet de loi bioéthique qui aggravait l’injustice à l’égard des personnes porteuses d’une trisomie 21.

La Fondation Jérôme Lejeune se réjouit de ce vote juste qui nous rappelle à tous que le rôle de la médecine n’est pas de trier, mais de soigner et guérir. Hier soir, les propos du professeur Jérôme Lejeune ont trouvé un écho favorable dans notre pays :

« La qualité d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles de ses membres. Il n’y a pas d’autres critères de jugement. »

Au cours de ces débats, la sauvegarde de la dignité de l’embryon humain n’aura néanmoins pas été entière car les sénateurs ont autorisé la recherche sur l’embryon jusqu’à son 21ème jour de vie. Ils ont également validé le nouveau régime déclaratif pour la recherche sur les cellules souches de l’embryon qui banalise cette recherche et encourage les destructions d’embryons. L’objectif poursuivi c’est « l’industrialisation des cellules souches embryonnaires [qui] est un enjeu du business pharmaceutique » (Guillaume Chevrollier, LR). L’industrie de la procréation y trouvera également son compte, puisque le Sénat a également autorisé, la création de modèles embryonnaires et de gamètes artificiels à partir des cellules souches de l’embryon et des cellules iPS.

La Fondation Jérôme Lejeune suivra attentivement la deuxième lecture à l’Assemblée nationale et appelle les députés à refuser énergiquement toute industrialisation de la procréation et modification du génome humain.

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