La loi est au service du bien commun de la société, sinon elle n’est plus légitime

Lu dans Les 4 Vérités :

Capture d’écran 2018-05-15 à 21.53.04"Comme après chaque attentat, dans les heures qui ont suivi l’assassinat au couteau d’un Français par un Tchétchène islamiste, nous avons assisté à un pathétique échange politicien. D’un côté, la droite, pour une fois unie, de Marine Le Pen à Laurent Wauquiez, a critiqué l’inaction des pouvoirs publics et réclamé des changements législatifs. De l’autre côté, la gauche, gouvernement en tête, a réclamé l’unité nationale (c’est si commode, la nation: on s’en moque éperdument, sauf quand elle peut neutraliser toute opposition!) et a déclaré que, la France étant un État de droit, on ne pouvait pas changer la loi.

C’est absurde. Il est évident que, si la loi ne nous permet pas de faire la guerre efficacement (puisque tout le monde affirme que nous sommes en guerre, sans avoir le courage de dire contre qui), il faut changer la loi. Les Romains, dont nous tenons l’essentiel de notre droit, avaient un mot bien connu pour cela: Salus populi suprema lex. La loi est au service du bien commun de la société. Si la loi entraîne la disparition de la société, elle n’a plus aucune légitimité, ni même aucun sens. Je comprendrais que le gouvernement réponde que les mesures proposées par la droite seraient inefficaces. Je ne comprends pas qu’il réponde que ce n’est pas possible, parce que notre arsenal juridique s’y oppose. Je comprends peut-être moins encore les appels de Benjamin Griveaux à l’unité nationale. On ne peut exiger l’unité nationale que pour défendre la nation.

Or, il est évident, après tant d’attentats et tant de morts, que les dirigeants sociaux-démocrates n’ont aucune intention de défendre la nation. Tous leurs discours prouvent même le contraire: ils sont persuadés que la nation est la principale fautrice de guerre et non notre principale sécurité. Il est vrai qu’Emmanuel Macron, en admirable chantre de la « mondialisation heureuse », avait donné le ton pendant la campagne présidentielle. Il avait alors avoué qu’il n’avait pas réfléchi aux mesures à prendre contre le terrorisme. On ose espérer que, depuis, il y a un peu réfléchi. Mais cela en dit long sur son caractère et son idéologie: il est tellement séduit par les potentialités de la mondialisation qu’il est incapable d’en percevoir les dangers. Pour ma part, je crois que la nation française n’est pas seulement un glorieux passé, mais a encore un avenir. Il me semble donc évident que la loi doit permettre à la nation de se défendre contre l’islam radical. Soit qu’on l’applique enfin avec rigueur, soit qu’on en change."

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