"La liste de Bergoglio"

C'est le titre d'un ouvrage qui va sortir le 3 octobre, sur le passé du pape François, lors de la dictature des généraux en Argentine :

L"Nello Scavo, qui est l’auteur de cette enquête, est le
chroniqueur judiciaire du quotidien "Avvenire". Ayant retrouvé les
traces d’un grand nombre de rescapés et combiné les témoignages de
ceux-ci à la manière d’un puzzle, il a découvert que Bergoglio avait
organisé silencieusement un réseau clandestin qui parvint à sauver
plusieurs dizaines, si ce n’est des centaines, de personnes qui étaient
en danger de mort.

Dans les salons de la Casa Rosada, le général
Videla élaborait ses plans sanguinaires. Mais, à quelques mètres de là,
dans une petite rue qui s’enfonce dans le quartier de Monserrat, se
trouvait l’église Saint-Ignace-de-Loyola, complétée par une résidence
pour les jésuites et une école. C’est là que le provincial des jésuites
donnait rendez-vous aux personnes recherchées, afin de leur donner ses
dernières instructions avant de les faire monter clandestinement à bord
de bateaux qui transportaient des fruits et des marchandises de Buenos
Aires jusqu’à Montevideo, en Uruguay, à une heure de navigation. Jamais
les militaires n’auraient pu imaginer que ce prêtre les défiait à une
aussi faible distance.

La réussite de chacune de ces opérations
était liée au secret qui existait également entre ceux qui les
accomplissaient ou qui en bénéficiaient. Les gens qui entraient dans le
réseau de protection organisé par Bergoglio ne connaissaient pas
l’existence d’autres personnes qui se trouvaient dans la même situation
qu’eux. Des hommes et des femmes arrivaient au collège San Miguel
et en partaient, apparemment en raison de leurs études, ou pour une
retraite spirituelle, ou encore pour le discernement de leur vocation.
En réalité il s’agissait de personnes qui étaient recherchées parce que
"subversives". Le voyage destiné à les mettre à l’abri avait souvent
pour but le Brésil, où existait d’autre part un réseau de protection du
même genre, organisé par les jésuites locaux.

Mais c’est
Bergoglio qui, seul, tirait toutes les ficelles. […] La
"liste" de Bergoglio est un ensemble d’histoires personnelles très
différentes les unes des autres, qui constituent une lecture
passionnante et dont le point commun est qu’elles se sont bien terminées
grâce à lui."