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Pays : International

La haute finance doit assumer ses erreurs

Jean-Marie Le Pen prédisait le 24 juin dernier :

"il est très probable qu’un 3éme choc économique majeur, après les « subprimes » et la crise pétrolière, se produira d’ici l’automne 2008 : il s’agit de l’explosion de la bulle spéculative des « CDS », un monstre financier dérivé du crédit et qui représente un marché d’environ 50.000 milliards de dollars, soit 5 fois l’ampleur des «subprimes ». L’effet des pertes enregistrées sera dévastateur pour la solidité financière du système bancaire international."

Ce matin, il tenait une conférence de presse sur cet évènement :

A_2 "[Le] recours systématique aux « fonds publics » en cas de banqueroute est insupportable pour le peuple ! Le Front National n’a eu de cesse de dénoncer ce système destructeur de richesses, qui au final, mutualise les pertes et privatise les profits, à l’instar de l’affaire du « Crédit Lyonnais ». […] Le Front National, attaché à la liberté économique ainsi qu’à la défense des intérêts des Français, […] demande aux institutions Européennes ainsi qu’aux politiques Français de ne pas se porter au secours des spéculateurs de la haute finance internationale pour combler les pertes et dépréciations d’actifs. Les responsables et coupables de ce chaos financier doivent l’assumer. Ce n’est pas aux Etats-Nations de supporter la dérive d’un système bancaire et monétaire devenu fou."

Michel Janva

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6 commentaires

  1. Comme toujours le SB est intéressant dans tous ces articles aujourd’hui. Merci.

  2. La conférence de presse que Le Pen a organisée pour l’occasion était de très bonne qualité. Une fois n’est pas coutume, ce coup-là, il m’a épaté (même si je ne suis pas d’accord avec certaines des propositions qu’il a émises). On préfèrerait voir un Le Pen aussi intéressant plus fréquemment… (Ca nous change du couplet traditionnel sur les thématiques de l’immigration-invasion et de la préférence nationale qui nous sont ressassées en permanence).

  3. Le problème de Le Pen n’est pas ses propos de bon sens. Dire qu’il fait jour à midi, envers et contre tous, comme il l’a fait en son temps pour le SIDA ou contre la première guerre du Golfe, contre le RMI ce qui l’a séparé de Yann Piat, contre Maestricht, bravo. Le vrai problème, c’est qu’il détruit volontairement tout ce potentiel, en général à quelques jours d’une élection salvatrice, cruciale,et, du coup, tout espoir d’être pris en compte, “estimé” du Français moyen, par une déclaration tonitruante, inutile, fracassante, sado masochiste, de façon à ruiner non seulement ses faibles chances d’être élu, mais encore de rendre efficace le combat de ses militants sur le terrain, humblement, nuit aprés nuit, à leurs risques et frais. Et ainsi, un à un, ses fidèles l’abandonnent, ce qui lui permet de clamer contre ses féaux devenus félons. Il joue une partition de conquête du pouvoir, dont il ne veut absolument pas, car, au fond de lui-même, il est foncièrement républicain et sait que, pour redresser notre pays en perdition, il va falloir sortir de l’Europe telle qu’on nous l’impose et prendre des mesures de salut public peu “républicaines”. Il essaye d’écrire l’Histoire, la sienne, mais il oublie que l’Histoire ne pardonne celui qui la viole qu’à condition de lui faire un enfant. Il se fait plaisir, depuis 50 ans, comme le guetteur sur le toit, mais refuse d’en descendre pour mettre la main dans le cambouis.

  4. Malgré toute l’estime que j’ai pour Le Pen, Soros avait prédit le danger des CDS avant (dans un Fortune d’avril). La crise actuelle n’est d’ailleurs pas liée aux CDS, mais ceux-ci pourrait effectivement poser problème et porter un coup de grâce au système (quid d’ailleurs des CDS émis par Lehman brothers ?)
    Pourle second point, il a raison sur le principe de défendre ce que l’on appelle “l’aléa moral”, mais on voit qu’il n’est pas au pouvoir. Punir les responsables (qui ont d’ailleurs déjà mis leurs millions bien au chaud) conduirait inéluctablement à punir des innocents. Par exemple, le petit jeune à peine embauché va payer pour ses aînés, mais aussi l’entrepreneur qui tient sa boite à bouts de bras et qui ne trouvera plus de financement, ou dont les clients ne pourront plus payer.
    Encore une fois, on peut rêver à un grand soir, à une redistribution des cartes en rêvant d’un monde meilleur, mais si c’est un Besancenot qui en vient à tirer les marrons du feu, nous regretterons bien vite l’impérialisme américain !

  5. @ Jean-Claude
    Vous avez raison : faire payer les responsables est quasiment impossible, car il existe une chaîne d’irresponsabilités qui fait que ce sont des dizaines de milliers de décideurs politiques, financiers, bancaires, etc…..américains, mais aussi européens qui sont responsables depuis 10-15 ans.
    De plus, dans cette histoire, tout le monde (y compris N. SARKOZY qui fut ministre de l’Economie et n’a rien vu venir, ou JM LE PEN malgré sa clairvoyance réelle et anticipatrice) oublie que la prospérité américaine artificiellement gonflée a profité à tous, et a créé en Europe plusieurs points de croissance. Les USA ont bon dos maintenant que tout le monde a profité du dynamiisme économique américain.
    La seule solution durable serait de privilégier un système financier tourné en premier vers l’investissement des entreprises et des particuliers, plutôt que vers la sophistication de produits financiers trop fragiles : la DSE fournit les principes, et il faudrait que des banquiers et des financiers catholiques réfléchissent à des solutions techniques et à une charte de moralisation de la finance, recadrée dans le service rendu à la société et à l’économie.
    Mais pas d’illusions : le crédit et la croissance économique accélérée vont de pair. Nos sociétés et nous mêmes trouvont normal de payer chaque année moins cher certains produits : seule la croissance rapide et entretenue par le crédit facile permet cela. C’est un choix collectif réel.

  6. Et oui, comme d’habitude, c’est le citoyen français qui va tout prendre dans la figure.
    Et on recommence avec les mêmes erreurs.
    Espérons surtout que ça fasse réfléchir nos gouvernants et que notre président change d’attitude et voit dans ce système beaucoup de défauts.

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