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L'Eglise : Vie de l'Eglise

La genèse de la rédaction d’Humanae Vitae montre que Paul VI n’a pas été dubitatif

Le travail en cours pour démolir « Humanae vitae » – l’encyclique de Paul VI de 1968 qui a dit non à la contraception vient de buter ces derniers jours sur un livre qui reconstruit la genèse de ce texte, grâce à l’accès, pour la première fois, aux documents secrets qui la concernent, autorisé par le Pape François en personne :

Maringo-207x300"Par exemple, il est vrai que Paul VI a fait réécrire par les futurs cardinaux Jacques-Paul Martin et Paul Poupard, qui étaient à l’époque fonctionnaires de la Secrétairerie d’État, la première mouture de l’encyclique qui avait été rédigée par le théologien de la maison pontificale de l’époque et lui aussi cardinal Mario Luigi Ciappi. Mais le contenu doctrinal des deux versions est le même, même s’il est formulé différemment. Et même la seconde version n’avait pas satisfait Paul VI, tant et si bien qu’il l’a retravaillée pour enlever ce qui lui semblait être des ambiguïtés, avec des réécritures de sa propre main ou de celle de son théologien de confiance, le milanais Carlo Colombo.

Les fait eux-mêmes démentent donc l’hypothèse selon laquelle Paul VI aurait négligé, dans la préparation de l’encyclique, les exigences de la synodalité et de la collégialité, aujourd’hui tant exaltées – paradoxalement – alors que nous connaissons l’un des pontificats les plus monocratiques de toute l’histoire.

En 1967, l’année précédant sa publication, Paul VI avait demandé aux près de deux cent Pères synodaux rassemblés à Rome pour la première assemblée ordinaire du synode des évêques de lui faire parvenir leurs opinions en privé. Ils furent 26 à lui répondre et leurs avis se trouvent dans le livre. Parmi ceux qui se sont exprimés en faveur du non aux contraceptifs artificiels, on retrouve un futur pape et saint, Karol Wojtyla, et l’alors très populaire archevêque américain Fulton Sheen, grand prédicateur en son temps, lui aussi en route vers la canonisation. Wojtyla, à l’époque archevêque de Cracovie, anticipait dans sa réponse à Paul VI les approfondissements de l’enseignement de « Humanae vitae » qu’il aurait ensuite publiés en tant que pape.

Parmi ceux qui étaient favorable à admettre les contraceptifs, on retrouve certains cardinaux et évêques figures de proue du camp progressiste, de Suenens à Döpfner en passant par Léger. Et même au sein de l’importante commission d’étude constituée par Jean XXIII et ensuite renforcée par son successeur, il se trouvait plus de partisans que d’opposants.  Mais il ressort du livre de Marengo que Paul VI « a soupesé très attentivement » leurs positions également et qu’il les a rejetées – uniquement parce qu’il avait trouvé en elles « certains critères de solutions qui se distançaient de la doctrine morale sur le mariage proposée avec une fermeté constante par le Magistère de l’Église ».

En d’autres mots, il ressort du livre que Paul VI, bien loin d’avoir été hésitant et dubitatif jusqu’au bout, a exercé « en vertu du mandat du Christ qui nous est confié » précisément ce « discernement » qu’on met tellement en avant aujourd’hui et qui, cette même année 1968, l’avait mené à reconfirmer solennellement les vérités fondamentales de la foi catholique contre les doutes qui se répandaient, avec la proclamation publique de ce qu’il a défini comme le « Credo du Peuple de Dieu ».

Comme on le sait, « Humanae vitae » a fait l’objet d’une vague de protestations massive, même de la part de pans importants de la hiérarchie. Mais Paul VI ne fit jamais marche arrière. Au contraire, il l’a toujours considérée comme étant l’une des réalisations les plus importantes de sa mission de successeur de Pierre.  Dans sa dernière homélie publique, le jour de la fête des saints Pierre et Paul de 1978, en faisant le bilan de son pontificat, il a d’ailleurs précisé que ses actes les plus importants avaient justement été « Humanae vitae » et le « Credo du Peuple de Dieu »."

Message URGENT de Guillaume de Thieulloy

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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