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Culture de mort : Avortement

La France sous pilule, origine et perspective du mal démographique 7/7

La France sous pilule, origine et perspective du mal démographique 7/7

Un lecteur du SB nous partage l’analyse statistique suivante sur le nombre d’avortements induits par la pilule contraceptive. Diffusion en 7 parties.

7. Jusqu’à la troisième et la quatrième génération

La reconstitution transgénérationnelle des conflits non résolus résultant d’un traumatisme est un mécanisme d’adaptation par lequel l’esprit force l’individu à affronter le problème subconscient. Or la mentalité contraceptive et sa logique abortive ont construit un subconscient de survie et de sacrifices humains profondément incrusté dans le psychisme des nouvelles générations. Le nombre d’avortements dans le monde est en constante augmentation, et il y a maintenant des millions d’enfants qui ont survécu à l’avortement d’un frère ou d’une sœur. Il est de plus en plus évident que même les très jeunes enfants peuvent être au courant des avortements maternels, malgré les tentatives de la famille de maintenir le secret18. Les faits sont d’une telle ampleur qu’on parle d’aborted sibling factor, de facteur de la fratrie avortée

Philip G. Ney rappelait qu’ « il existe une corrélation significative entre la femme (ou son partenaire) ayant avorté sa première grossesse et sa mère (ou celle de son partenaire) ayant avorté sa première grossesse. Il existe des corrélations significatives entre le sujet (ou le partenaire du sujet) qui a interrompu sa première et sa deuxième grossesse et sa mère (ou celle de son partenaire) qui a interrompu sa première et sa deuxième grossesse. Nous avons constaté que les femmes dont la mère a avorté ont tendance à avorter elles-mêmes. Le nombre total d’avortements pour le sujet ou le partenaire du sujet présente la meilleure corrélation avec la négligence pendant l’enfance et les avortements de leurs mères. Kent, Greenwood et Nicholls19 ont constaté que les femmes qui avortaient réalisaient souvent le souhait inconscient de leurs parents de les faire avorter. »

Conclusion

Cette intense guerre chimique, guerre hormonale, livrée aux femmes et à leur corps se double d’un autre bombardement, celui-ci mental et culturel au travers des programmes de l’Éducation nationale qui dès la puberté superposent les méthodes contraceptives à la présentation du cycle sexuel féminin.

Ce conditionnement n’est pas que théorique puisque depuis décembre 2000 la loi sur les modalités de la délivrance de la contraception d’urgence par les infirmeries scolaires aux élèves mineures et majeures – œuvre législative personnelle de Ségolène Royal – stipule que la pilule du lendemain n’est plus soumise à prescription médicale. Lorsque la jeune femme est mineure, le consentement parental est supprimé. Les infirmières scolaires acquièrent le droit de l’administrer. Lorsque les établissements scolaires sont fermés, les pharmaciens sont obligés de la délivrer gratuitement aux mineures. Dans ce contexte, le nombre de boîtes délivrées aux mineures est en constante augmentation (en 2009, plus de 305 000).

On constate en parallèle une augmentation du nombre d’IVG chez les mineures. Le Rapport d’information sur l’application de la loi du 4 juillet 2001 relative à l’IVG et à la contraception20 de la députée UMP Bérengère Poletti publié en 2008 déclare (p. 9) :

« Le développement de la contraception d’urgence n’a donc pas eu d’impact significatif sur le recours à l’IVG. En effet, chez les mineures de 15 à 17 ans le recours à l’IVG croît régulièrement : + 8,9 % par rapport à 2005. ».

Ce lavage de cerveau sera consolidé auprès des étudiants par la mise en place en 2009 du Pass contraception par la même Ségolène Royal.

Nous récoltons ainsi les fruits d’une longue déconstruction de la métaphysique et de son inséparable morale biblique. L’abolition de la pensée complexe et téléologique a favorisé le développement d’une vision tronquée du corps, incapable d’articuler sexualité et procréation sur le même plan. La réduction du corps et de sa biologie, lieu de la procréation, à une topologie infrahumaine, offre un champ d’expérimentation à la technologie. La technique intervient alors comme un moyen de libération de la chair, la sexualité étant vue principalement comme un simple espace de jouissance. Dans ce contexte, les méthodes de régulation naturelle des naissances, non pas méthodes biologiques, mais méthodes naturelles au sens d’être ordonnées à la nature de l’homme, deviennent non seulement inaudibles mais répulsives – infrahumaines. La maîtrise de son corps par la technique remplace la maîtrise de soi par l’éducation. La mentalité contraceptive devient ainsi le verrou fondamental de la pensée anti-généalogique.

En étudiant la naissance et la mort de 86 civilisations dans son étude magistrale de 1934, Sex and Culture21, l’anthropologue social Joseph D. Unwin (1895-1936) nous permet de construire une perspective sur l’onde de choc transgénérationnelle de cet embryocide chimique.
Les relâchements de la morale sexuelle déploient l’intégralité de leurs effets décadents au bout de trois ou quatre générations. La première génération amorce les premiers changements mais ils sont ralentis par l’inertie culturelle de la génération précédente qui continue d’exercer son influence morale et traditionnelle. Les changements s’accentuent, se confirment et se renforcent à la deuxième génération, mais c’est à partir de la troisième génération que les freins moraux sont vraiment affaiblis. Les changements de morale sexuelle réalisent leur pleine potentialité à la troisième et quatrième génération et aboutissent à un effondrement social, cet effondrement intérieur laissant place à une autre société conquérante plus disciplinée.

Si nous situons la première génération à celle des années 1965-1970, nous avons la deuxième génération autour de 1990-1995, la troisième en 2015-2020 et la quatrième à horizon 2040-2045. Ce que nous vivons est donc bien une crise historique majeure, celle de notre société qui s’effondre.

18 Anita H. Weiner & Eugene C. Weiner, The aborted sibling factor: A case study, Clinical Social Work Journal volume 12, pages209–215(1984)
19 Kent I, Greenwood RD, Nicholls W. Emotional sequelae of elective abortion. BC Med J 1978.
20 https://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/rap-info/i1206.pdf

21 https://archive.org/details/b20442580

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