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Pays : International

La “France” et l’UE contre instrument contraignant envers les multinationales

Voilà une nouvelle trahison qui augure bien du TTIP/TAFTA. Un communiqué d'ATTAC, repris par notre confrère "les crises", révèle que la "France", l'UE, l'Allemagne et les Etats-Unis se sont opposés, en vain, au développement d'un outil juridique visant à contrôler les multinationales.

"C’est par 20 votes pour, 14 contre et 13 abstentions que la résolution en faveur d’un futur instrument légalement contraignant envers les multinationales a été adoptée au Conseil des droits de l’Homme (CDH) de l’ONU. Cette résolution, dont le principe avait été soutenu par 85 États de la planète en septembre dernier, ouvre une opportunité historique pour combler un manque flagrant : il n’existe pas, au niveau international, d’instrument juridiquement contraignant, pourvu de mécanisme de sanction, pour réguler et contrôler les impacts des multinationales sur les droits humains et assurer l’accès à la justice pour les victimes de leurs activités.

Les multinationales bénéficient ainsi d’une asymétrie dans le droit international puisqu’elles disposent aujourd’hui de toute une batterie d’instruments normatifs (accords de libre-échange, traités bilatéraux sur les investissements, mécanismes d’arbitrages internationaux, etc.) qui protègent leurs droits et leurs intérêts, renforçant d’autant leur pouvoir économique et politique. Toutes les tentatives passées pour sérieusement contrôler leurs activités et leurs impacts sur les droits humains ont échoué, notamment suite à leur fort lobbying, et seuls existent aujourd’hui des codes volontaires et des principes directeurs juridiquement non-contraignants et absolument inefficaces.

Pourtant, de Bhopal au Rana Plaza en passant par le cas de Chevron en Équateur ou de Marikana en Afrique du Sud, nous ne manquons pas de cas d’études et de documentation, y compris au sein des instances internationales, pour justifier la double nécessité de destituer l’architecture d’impunité dans laquelle évoluent les multinationales, et d’introduire des dispositions contraignantes garantissant que les droits économiques, sociaux, politiques et environnementaux des populations ne puissent être violés par les multinationales, et rester impunis.

Des centaines d’organisations et de mouvements sociaux du monde entier soutiennent la proposition initiée par l’Équateur et l’Afrique du Sud et se sont mobilisés cette semaine à Genève, et ailleurs, pour faire pression sur les États membres du CDH et sensibiliser l’opinion publique internationale. En votant en bloc contre le projet de résolution, les pays européens et de l’OCDE (hormis le Chili qui s’est abstenu) ont fait passer les intérêts des multinationales au-dessus de la protection des droits humains."

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3 commentaires

  1. Après il ne faudra pas pleurer. Il n’y a pas de complot, l’esclavage est revendiqué par les esclaves par consentement mutuel. Magnifique.

  2. Les socialistes aiment les multinationales et ce qu’un ministre socialistes a appelé le “bon argent”.
    Dans les multinationales, il ne faut pas oublier les banques, et, en faisant du déficit, les socialistes font vivre les banques.
    Ainsi, par exemple, LGBT n’a pas de plus fidèles soutiens que les multinationales, les socialistes et Mélanchon.

  3. Qu’est-ce que c’est que ce délire gauchiste ? Les “droits humains”, tout d’abord, ça n’existe pas. Je connais les droits de l’homme : ce sont les pays occidentaux qui les ont inventés, et ils sont traduits dans la loi.
    Les “multinationales” sont soumises à la loi, comme n’importe qui. Affirmer qu’il n’y a pas d’instruments juridiques pour contraindre les entreprises à respecter la loi, c’est un mensonge, c’est de la propagande communiste.
    D’autre part, “les droits économiques, sociaux, politiques et environnementaux des populations”, ça n’existe pas. C’est de la propagande marxiste. Les droits sociaux, c’est le socialisme. Il n’y a pas de “droits économiques”, sinon le droit de propriété, et c’est précisément celui que les néo-marxistes de tout poil, dont fait partie ce fameux comité, s’emploient à saboter.
    Savez-vous ce que c’est, le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU ? Son activité consiste, entre autres, à “lutter contre les stéréotypes de genre” :
    http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/GenderStereotyping.aspx
    Parmi ses membres, on trouve l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Pakistan, le Koweit, l’Algérie, le Maroc, le Venezuela, le Sierra Leone, Cuba, la Russie…
    Vous trouvez donc que la parole de ces pays a plus de crédibilité, en matière de droits de l’homme, que celle des Etats-Unis, de la France ou de l’Allemagne ? Vous vous indignez que l’Allemagne vote contre Cuba ? Mais allez vivre à Cuba, bon sang de bonsoir !
    Est-ce qu’on pourrait mettre fin, cinq minutes, au long sanglot de l’homme blanc ?

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