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A la Une / Valeurs chrétiennes : Education

La fondation Bettencourt-Schueller s’ingère dans les affaires de la Fondation pour l’école

La fondation Bettencourt-Schueller s’ingère dans les affaires de la Fondation pour l’école

Fondation pour l’école

La Fondation Espérance banlieues a été dissoute le 9 avril dernier sur décision du conseil d’administration (CA) de la Fondation pour l’école. Aujourd’hui, c’est la liquidation financière de la Fondation Espérance banlieues qui est en discussion. Curieusement, ces discussions sont menées avec l’AREB (association Réseau Espérance banlieues) qui ne semble pourtant juridiquement pas concernée.

Mais le plus grave, c’est que le poids lourd au sein de l’AREB est le secrétaire général de la puissante fondation Bettencourt-Schueller, Armand de Boissière, qui y siège en tant qu’administrateur. Or ce dernier soutient que la Fondation pour l’école n’est pas fondée à prélever, lors de la liquidation, certaines sommes que la Fondation Espérance banlieues lui doit, en vertu de la convention de création de la Fondation Espérance banlieues. Le prétexte ? La Fondation Bettencourt Schueller ne savait pas que de telles « dettes internes » grevaient les comptes de la Fondation Espérance banlieues quand elle a passé une convention de mécénat avec elle. Mais en quoi cela lui donnerait-il le droit de s’ingérer dans les affaires internes de la Fondation pour l’école, alors que le CA du premier juillet a validé le principe et même le montant de ces sommes ? Tout au plus pourrait-elle décider de dénoncer, en raison de cette prétendue découverte, sa convention de mécénat avec Espérance banlieues.  Armand de Boissière a été, dans un courriel du 3 juillet, jusqu’à menacer d’agir en justice contre la Fondation pour l’école si elle prétendait garder les sommes auxquelles la convention qui la lie à la Fondation Espérance banlieues lui donne droit… C’est pousser un peu loin la menace.

Autre raison du courroux de Boissière : que la Fondation pour l’école ait imposé à Espérance banlieues de professer ouvertement l’« anthropologie chrétienne » comme fondant la pédagogie dans les écoles qu’elle gérait. A l’en croire, cela aurait fait perdre en quelques semaines plus d’un million d’euros de dons! Plus extravagant encore, Boissière semble désormais exiger la tête d’Anne Coffinier, qui oppose, avec les équipes de la Fondation pour l’école, une forte résistance à cette OPA de la Fondation Bettencourt sur les décisions de la Fondation pour l’école. Sans doute sous cette pression, selon nos informations, Lionel Devic a menacé, lors du dernier conseil d’administration, Anne Coffinier de la licencier avant de reculer.

Souhaitons que cette séparation – qui était la moins mauvaise solution – entre la FPE et Espérance Banlieues s’achève rapidement et sereinement pour que nos amis puissent au plus vite se remettre au travail au service de la liberté scolaire.

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