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Culture de mort : Avortement

La fin du règne de la pilule

Selon la récente enquête Fécond, le recours à la pilule est en baisse depuis le milieu des années 2000. À l'époque, 55% des femmes utilisaient cette contraception, contre 50% en 2010 et 41% en 2013. Entre 2010 et 2013 cette baisse est la plus importante chez les vingtenaires: -10% pour les 20-24 ans et jusqu'à -17% pour les 25-29 ans. 

Non seulement les jeunes utilisent moins la pilule, mais elles ont en plus un regard de plus en plus noir sur celle-ci. Il y a bien sûr l'effet du scandale de 2012, qui révélait au grand public le risque (connu par les spécialistes mais caché au public) de thrombose veineuse profonde associé aux pilules œstro-progestatives de 3e et 4e générations. Mais cette affaire a également libéré la parole de celles qui voyaient déjà la pilule d'un mauvais oeil. Si certaines se sont reportées sur les pilules de 1° et 2° générations, de plus en plus disent tout simplement non à la contraception orale.

Il y a, bien sûr, les désagréments classiques que l'on peut rencontrer avec cette dose d'hormones quotidienne: «prises de poids, peau sèche, maux de têtes…» énumère Estelle, qui y a renoncé avant même ses vingt ans. Mais il y a d'autres soucis de santé, plus graves, et plus répandus que les jeunes filles ne le pensent. Marion, 23 ans, en deux ans de pilule de 3° génération, a développé de graves problèmes circulatoires. Son taux de triglycérides (une molécule lipidique) dans le sang avait explosé, atteignant celui de personnes malades d'obésité (malgré une silhouette filiforme). Louise, en études paramédicales, a subi des migraines ophtalmiques et une tumeur bénigne dans le muscle utérin. 

Pour les deux jeunes filles, le chemin de croix a continué après l'arrêt de leur pilule. «Depuis ce jour je n'ai plus mes règles. Cela va faire deux ans et personne ne sait me dire quand elles reviendront» témoigne Marion. Même souci pour Louise, qui a connu «6 mois angoissants» sans menstruations.

Sur ce sujet, il est toujours utile de lire la prophétique encyclique de Paul VI écrite en 1968.

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