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L'Eglise : Benoît XVI

“La figure de la tradition est importante dans la représentation de l’Église”

Dans l'Action Française 2000, Gérard Leclerc déclare :

L"Benoît XVI a voulu régler la
question du lefebvrisme pour deux
raisons essentielles. Tout d'abord,
comme pape, il lui était insupportable
de voir se creuser un
schisme au sein de l'Église. Ensuite,
il pensait que le dialogue
avec les traditionnalistes pourrait
servir au bien de l'Église tout entière.
Je pense à Urs von Balthasar,
pour qui l'Église reposait sur
un carré apostolique : Pierre incarne
l'institution, Paul est le
grand missionnaire, Jean le grand
mystique et Jacques, l'évêque de
Jérusalem, représente la tradition
.
La figure de la tradition est
importante dans la représentation
de l'Église et Benoît XVI voulait
rééquilibrer l'institution, notamment
dans le domaine liturgique.
Le cardinal Ratzinger avait
beaucoup écrit sur la question et,
visiblement, il était en désaccord
avec la façon dont la constitution
conciliaire sur la liturgie avait été
appliquée. Il pensait qu'un retour
du rite tridentin ne pourrait qu'enrichir
le rite hérité de Paul VI. Il
attendait donc un bénéfice pour
l'Église entière d'un rapprochement
avec les traditionalistes
.
Malheureusement, dans l'immédiat,
c'est incontestablement un
échec. La Fraternité Saint-Pie X
a peut-être laissé passer une occasion
extraordinaire car rien ne
dit que le prochain pape leur prêtera
la même attention. […]"

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15 commentaires

  1. « la “règle suprême de sa foi” lui vient de l’unité que l’Esprit a réalisée entre la sainte Tradition, la sainte Écriture et le Magistère de l’Eglise, en une réciprocité telle que les trois ne peuvent pas subsister de manière indépendante. » (Jean-Paul II dans “Fides et ratio”, n° 55.)

  2. Bof… parler d’échec car les résultats ne sont pas encore ceux que tout le monde attend est bien conclure hâtivement…
    Le dialogue existe… semble sincère… de part et d’autre… le tout progresse… à la vitesse de l’Esprit Saint dont la vitesse n’a JAMAIS été celle de l’homme.
    Alors, ne pas conclure, priez et attendre avec confiance… L’avenir appartient à Dieu et à la prière.

  3. je ne rois pas que cela soit un échec, car qui dit que la Fssp X ne finira pas par réintégrer notre Eglise, car quelles sont les choses que se sont dit Benoît XVI et Mgr Fellay. Je pense qu’on mesure toujours par rapport à notre pensée de l’église qui est en France, il est grand temps dans bcp d’endroit qu’elle change. De toute façon quand on voit ce qui se passe, dans quelques années les seuls prêtres en service seront ceux qui respectent la Tradition, les autres auront disparu, les séminaires des “tradis” regorgent de séminaristes, les autres sont vides, je pense que les évêques (ceux qui ne font pas grand chose pour les vocations) devraient tout de même se poser des questions et aller voir chez les “tradis” pourquoi les églises sont pleines de …..jeunes et de foyers de jeunes, alors que les autres ont des fidèles très “jeunes”: 60 ans et au-dessus. Donc pour moi ce n’est pas un échec et on comprend que la FSSP X n’aient pas envie de se retrouver pieds et poings liés par des évêques qui n’ont pas encore “avalé” le motu proprio summorum pontificum

  4. Il y a dans l’Eglise de France des clercs qui sautent au plafond quand le mot tradition est prononcé, ils le renvoient violemment renommé intégrisme et certains vont jusqu’à parler de fondamentalisme suscitant l’amalgame avec les fous de Dieu islamiques ou les ” cohortes fachisantes de l’extrême droite”.
    Tout cela sans plus de souci de la vérité que de charité.

  5. Catholicisme et islamisme sont incompatibles,tradition religieuse et modernisme sont incompatibles,dogmes et charia sont incompatibles,mariage chrétien et mariage pour tous sont incompatibles,liturgie romaine et sourates sont incompatibles….ceci peut expliquer celà.
    La liste n’est pas exhaustive.

  6. Je viens d’un pays (Pologne)où le schisme tradi/pas tradi n’a jamais eu lieu.
    Je pense (et cela n’engage que moi) que les Français ont du mal à trouver un juste milieu liturgique. Je reconnais être parfois mal à l’aise dans certaines paroisses où personne ne s’agenouille, certains mâchent le chewing gum, où hommes ne retirent pas leur bonnet et gardent les mains de les poches; avant la messe (à l’intérieur de l’église) les gens partent dans des embrassades et des disucussions sans fin, empêchant définitivement toute tentative du recueillement et de prière.
    Pourquoi c’est si difficile en France de garder le sens du sacré ainsi que la beauté liturgique des messes post-conciliaires? Je ne me permets pas de critiquer car je sais à quel point il est difficile être catholique en France, mais je pense qu’un petit geste comme s’incliner devant le Tabernacle, aiderait ceux qui sont à la recherche de l’Essentiel…

  7. Je ne pense pas que la Fraternité St Pie X est vraiment laissé passer sa chance restant libre elle peut continuer à dispenser la foi de l’église comme elle était professée avant Vatican II évitant ainsi de se trouver à plus ou moins bréve échéance obligé de reconnaitre les graves erreurs conciliaires comme c’est le cas pour les prétres qui sont tenus de célébrer les deux rites et de faire prier pour les réunions d’Assise comme je l’ ai entendu moi méme dans une paroisse du Rhone.Il est tout de méme curieux qu’il faille à tout prix faire rentrer dans le rang les tradis alors que nombre de prétres et d’éveques ne font aucun cas de ce que décide le Pape et ne craignent pas de critiquer ouvertement ses actions contribuant depuis des dizaines d’années à vider églises et séminaires.Ce sont eux qui ont installés la fraternité St Pie X.Il fallait bien trouver une communauté pour pratiquer, recevoir les sacrements et offrir à ses défunts des funérailles chrétiennes dignement célébrées par un prétre puisque les prétres conciliaires refusent de célébrer les funérailles préferant etre les gentils organisateurs de réunions stériles.

  8. Il est vrai que tous ceux qui oeuvrent pour la restauration d’une liturgie de forme ordinaire en puisant dans la tradition, se font du souci. La restauration du chant grégorien dans les paroisses ordinaires (c’est ce que je fais avec quelques amis ) est un véritable combat, couronné de succès mais semé d’embûches. Avec Benoît XVI on se sentait soutenus, qu’en sera-t-il avec le futur pape? Il nous faudra chanter beaucoup de “Veni Creator” afin que les cardinaux électeurs soient bien inspirés.
    Pour voir ce que nous faisons vous pouvez aller sur notre site: http://www.gregorien-en-paroisse.org/. Vous pouvez aussi nous rejoindre! jeanmeriel@aol.com

  9. On ne peut pas en imputer la reponsabilité à la Fraternité St Pie X, laquelle a noué le dialogue jusqu’au bout, ceci de façon loyale et cohérente.
    Malheureusement, l’incohérence et l’irrationnel sont venus de Rome le 13 Juin, sous la forme d’un document sans lien avec la logique du dialogue qui le précédait.
    Pourquoi, comment ?
    Nul ne peut le dire. Ceci est, pour le moment, incompréhensible : c’est un mystère.
    En tous cas, la Fraternité n’a jamais transgressé la logique et la rationnalité des positions qu’elle défend (bien seule, hélas…) clairement et loyalement, depuis le début du dialogue avec Rome.
    Pourquoi le lui reprocher ?
    Un accord avec Rome, même si chacun le souhaite, ne pourra se conclure sur une quelconque ambiguïté à l’égard des points essentiels que demeurent la collégialité, la liberté religieuse, l’oecuménisme et la liturgie.

  10. “La figure de la tradition est importante dans la représentation de l’Église”.
    Je dirais même plus, elle est essentielle.
    La FSSPX, voire, plus rarement, le Saint Père, auraient pu laisser échapper une chance, une occasion, d’une réconciliation nécessaire puisqu’elle répondra in fine à l’ordre donné par NSJC à son Eglise. C’est globalement ce qui est dit, écrit et répété en boucle.
    Or, rien de tel, et ce n’est pas au demeurant dans l’urgence qu’un tel accord eut pu être signé, validé, approuvé, décliné urbi et orbi.
    Dans les chancelleries, il existe un “observateur” attentif à cette question de la “réconciliation” catholique. Et ni la France, ni l’Allemagne avec leurs évêques ne veulent de cette légitimité restaurée de la Tradition et moins encore de la FSSPX. Ni d’autres encore… Ayons cela présent à l’esprit pour entrevoir la lourdeur et la complexité du processus qui a pesé sur le Pape. Ne pas le voir, c’est commettre l’erreur de croire qu’il n’y a rien de politique et contre révolutionnaire dans cette affaire. L’enjeu dépasse assurément la simple signature d’un document, fût-il romain.
    Le Pape et Monseigneur Fellay, chacun de leur côté, ont pesé du poids qu’ils avaient/pouvaient pour faire avancer les choses vers cette unité, et il n’y avait pas de ravin infranchissable… ni d’un côté ni de l’autre.
    Juin 2012 est et restera le tournant spectaculaire que l’histoire précisera, un jour peut-être, non d’un cafouillage, mais d’une renonciation du Saint Siège, pressé de toute part de ne pas conclure avec les traditionaliste.
    Qui peut ignorer en toute bonne foi que le refus de l’accord est venu se renforcer dans le sein l’Eglise dès le motu proprio de 2007. Ce n’est certes qu’une réaction d’arrière-garde car, comme pour l’immigration, la démographie fait insensiblement et irrésistiblement son travail.
    Et nous rebattre les oreilles avec un prétendu schisme de la FFSPX est franchement déplacé.

  11. J’aimerai qu’on aborde des questions de sémantique.
    La messe ‘traditionnelle’ est bien la messe de Paul VI que nous donne aujourd’hui la tradition vivante de l’Eglise ! C’etst totu au moins de cette manière qu’il faudrait s’efforcer de la nommer.
    Merci à B XVI d’avoir permis la célébration de la messe ‘tridentine’. Cela montre aux chrétiens de base qu’il peut y avoir diversité de rites dans l’unique Eglise. C’est très important pour l’oecuménisme, surtout dans un monde marqué par la diversité et la coexistence des cultures, qui nous fait aussi côtoyer aujourd’hui des catholiques qui ont d’autre forme d’expression liturgique, tout aussi nobles et respectables.
    A contrario, parler de forme ou de ‘messe traditionnelle’ pour désigner la messe tridentine induit l’idée que la ‘tradition’ est comme un regard dans un rétroviseur, et confond tradition et conservatisme.
    La question de fond est bien la reconnaissance par tous de la validité de la forme ordinaire actuelle issue de la réforme conciliaire, comme forme commune à l’Eglise latine.

  12. @PFD,
    concernant la sémantique, un exemple justement : Tradition ou tradition vivante?
    Tradition, c’est transmettre intact le dépôt de la foi de l’Eglise.
    Tradition vivante, c’est induire que celle qui précède est morte et donc caduque.
    Oui, il y a bel et bien un problème sémantique jusque dans l’Eglise. Et ce n’est pas la moindre des difficultés…

  13. B. XVI a pensé qu’une réconciliation entre le Vatican et la Frat. St Pie X accompagnerait son motu proprio fixant les conditions de la célébration de la messe selon l’ancien ordo. Le problème qu’il a rencontré c’est que la plupart des épiscopats européens, mais aussi ailleurs, à de rares exceptions, ont refusé d’appliquer ce motu proprio dans son esprit de diversité : ils ont fait du juridisme a minima. Ils ont donc très souvent dans les diocèses, localement, appliqué le motu proprio de Benoit XVI de manière très restrictive, en appliquant enfin seulement celui de J-P II qu’ils n’avaient tjrs pas mis en vigueur.
    Ainsi très peu d’évêques ont célébré la messe tridentine, ou ont même fait le geste d’assister à une messe tridentine dans l’une des paroisses de leur diocèse, qu’ils ont affecté de manière unique dans une ou deux églises sur qq centaines, vides ou utilisées tous les 2 ou trois mois, acceptant même leur destruction par les municipalités au lieu de les confier à des prêtres issus de la tradition, considérant avec tolérance le fait que ”perdues pour perdues”, mieux valait les sauver de la destruction (dizaines d’exemples rien qu’en France).
    Le fait que très peu de paroisses n’aient été entièrement dévolues à ce rite, contrairement à ce que demandait B. XVI, oblige les prêtres du rite tridentin à partager église et murs paroissiaux, salles de caté, etc… avec d’autres prêtres, et surtout leurs équipes de laïcs incultes, intolérants, prétentieux et arrogants, ce qui fait des cathos tridentins et de leurs prêtres des sortes d’intrus, des cathos de seconde zone. Si des prêtres jeunes, ne venant pas de séminaires tridentins, avaient été formés à célébrer dans les deux rites, cela aurait libéré le rite de Paul VI de toutes les scories, les fausses applications et erreurs de célébration, les habitudes liturgiques fausses, les pièces de chant liturgiques ne correspondant pas à l’ordo de Paul VI, ni aux recommandations romaines sur les rites, la mpanière de donner la communion et les sacrements. Ainsi l’ordo de Paul VI n’est pas appliqué correctement dans 80 % des paroisses françaises, où des fantaisies liturgiques constantes et installées ne sont pas réfomées.
    Dans ces conditions, difficile à Mgr FELLAY de faire le pari de diviser sa fraternité pour ne rien obtenir localement, si ce n’est en 2013 que l’application du motu proprio de J-P II, celui de B. XVI étant demeuré lettre morte.
    Je précise que je ne suis pas proche de la Frat St Pie X, mais que suivant la messe dans les deux rites, je demeure souvent gêné et peiné que le clergé français et les laïcs mis en avant dans les paroisses ignorent aussi ostensiblement Rome, le Pape et….
    Il faut demeurer dans l’espérance, sachant que ce qu’a fait Benoit XVI est irréversible mais mettra une ou deux décennies à être accepté totalement et à passer en pratique, dans l’état actuel de la structure ecclésiale des pays d’Europe.
    Le prochain Pape devra considérer l’Europe et sa déchristianisation, le rite et la liturgie n’étant pas seulement la question d’une forme, mais d’un esprit de tradition vivante et de transmission de la foi de l’Eglise. La question des épiscopats et de la formation des prêtres, mais aussi la re-catéchisation des laïcs, tout cela est une tâche immense et nous devons prier beaucoup en ce carême.

  14. Tout à fait d’accord avec PK et chouan ! (je l’ai vécu aussi)
    Le clergé français devrait venir nous voir et discuter, cela leur ferait comprendre pourquoi nous avons de plus en plus de fidèles dans nos églises et de séminaristes qui n’ont pas de places pour faire leurs noviciats contrairement à ce que vive les leurs de séminaires.
    Quand comprendront-ils que de nous dire : à l’Église … se sont des Lefebvrisme !
    Contrairement à ce qu’ils pensent, pour moi, c’est loin d’être un reproche, bien au contraire !!

  15. Pour l’accord, c’est tout simplement que les temps ne sont pas encore venus.
    C’est biblique “il y a un temps pour tout…” et même évangélique. Il y a ceux qui sèment (et rien n’arriverait sans la semence) et ceux qui récoltent.
    De plus il y a eu une méchante initiative. L’initiateur en répondra au tribunal de Dieu. Mais les temps viendront…

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