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L'Eglise : L'Eglise en France

La fidélité, c’est être fidèle au Christ à travers son Eglise

Commentaire d'un étudiant de 23 ans laissé sur le site de Golias à propos de l'article sur Mgr Cattenoz :

"Sans vouloir choquer par une formule toute faite (…), la FSSPX et Golias n’ont pas un combat si éloigné l’un de l’autre. Si les motivations et formes sont différentes, tous deux clament le fait d’être plus proche du Christ en s’opposant à la hiérarchie de l’Eglise qui selon eux est ou a été dans l’erreur. Le Christ a institué l’Eglise, tout en sachant qu’elle serait pécheresse dans ses hommes et sainte dans son institution. La fidélité c’est justement savoir cela, et être fidèle au Christ à travers son Eglise. Si l’on croit que réellement le Christ a institué l’Eglise, alors que Celui-ci connait le coeur des hommes, c’est qu’Il la pense digne en soi de porter son message à travers les âges. Lorsqu’on adopte ce postulat catholique, on ne peut appréhender le refus d’être fidèle à celle-ci que comme vanité personnelle, celle de se croire supérieur à l’Eglise et sa hiérarchie dans l’accession à la Vérité. Récurrentes à travers l’Histoire de l’Eglise, ces positions n’ont semble-t-il pas donner d’autre résultat que l’oubli ou le schisme.

J’ai l’impression au regard de mes 23 ans que ces mouvements réfractaires, particulièrement la frange progressiste de l’Eglise depuis Vatican II ont encore une force virulente de contestation mais perdent en effectif et s’affaiblissent considérablement. Les nouveaux convertis sont rares à avoir cette même haine de l’autorité religieuse. Dans ce que je vois autour de moi, beaucoup d’enfants de « progressistes » catholiques se sont éloignés de la foi. Il faut avouer qu’il est difficile de faire passer l’amour de l’Eglise quant on est pas soi-même au clair avec elle. Si cette inclinaison continue à se vérifier, encore quelques générations et ce progressisme aura viré à l’oubli (..)"

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29 commentaires

  1. Merci monsieur de cette attaque envers la FSSPX que vous publiez. La réaction jeune homme peut se comprendre mais un soucis d’information honnête vous aurait obligé à un commentaire expliquant au moins la position de la FSSPX dont l’unique soucis, même si l’on peut considérer qu’elle se trompe, est d’être fidèle à l’enseignement bi-millénaire de l’Eglise. Hors chacun peut aisément constater une rupture dans cet enseignement depuis 50 ans.
    [Pourriez-vous préciser où se trouve la rupture dans l’enseignement de l’Eglise ? Je pense que Benoit XVI serait intéressé de la connaître…
    PC]

  2. Tous ces jeunes que nous croisons sur les blogs, à la marche pour la Vie ou dans les mouvements d’Eglise ont un niveau de réflexion, une foi et un courage qui forcent l’admiration et apportent l’espérance

  3. Je vous annonce l’avènement d’un nouveau Pape: Peron 1er. Benoît XVI a été déposé parce que son enseignement serait en rupture avec 2000 ans d’enseignement de l’Eglise de toujours.Cette situation innacceptable dure depuis cinquante ans, c’est-à-dire depuis l’anti-pape…Jean XXIII.Péron 1er a donc décrété, par la bulle  » En mon propre nom », que la succession apostolique a cessé après la mort de Pie XII, et qu’elle a seulement perduré au sein de la Fraternité Saint Pie X, en qui seule réside la sainteté, la vérité et la fidélité à la doctrine de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

  4. Les lignes de Monsieur Peron sur la « rupture » illustrent bien le fait que les progressistes ont avec la FSSPX le vrai point commun de refuser de rentrer dans l’herméneutique de continuité, enseignée par Benoît XVI. Pour eux, les fondamentaux de l’enseignement de l’Eglise ont changé depuis 50 ans, et le pape nous dit que c’est inexact, dans son discours à la curie de décembre 2005.

  5. Commentaire remarquable.
    @ Peron : Malgré le combat héroïque de Mgr Lefebvre dans les années 70 pour garder intacte la foi, il faut admettre que la FSSPX se trouve hors de l’Eglise. Depuis 2000 ans, la Vérité est une. Soit on est dans l’Eglise, soit on y est pas. Je ne relativise pas du tout les problèmes actuels (et même certains textes du Concile qui peuvent parfois être « flous », nous sommes d’accord. Certains théologiens de la CTI l’affirment aussi) ; mais de là à dire que l’Eglise est dans l’hérésie, c’est de la pure folie protestante. Nous prions pour vous.

  6. Cette fausse symétrie est choquante : la vérité n’est pas dans le juste milieu  »centriste » entre Golias et la F. St Pie X. Cet étudiant parle en termes de pouvoir ou d’image, droite et gauche, etc…mais il semble ignorer ce qu’est l’Eglise catholique.
    Golias est anti catholique sur le fond, puisqu’anti romain de principe, qu’il nie la primauté du Siège de Pierre, et son infaillibilité, le principe de la Tradition catholique et défend l’idée d’églises locales autonomes. La F. St Pie X, quoi qu’on puisse penser, et je ne suis pas dans sa mouvance, ne conteste pas la primauté du successeur de Pierre, mais estime que la papauté a laissé de fausses interprétations de la foi et de la liturgie s’installer au sein de l’Eglise, d’où le différend, les mesures canoniques disciplinaires, par ailleurs très contestables dans la forme et le fond, et une jusqu’au boutisme très marqué de sa part, mais aussi de la part de certains courants épiscopaux, etc…Mais la conception de l’Eglise de la F. St Pie X demeure catholique : si tel n’était pas le cas, les discussions actuellement en cours à Rome n’auraient pas pu s’ouvrir.

  7. je ne sais pas qui est la FSSPX mais je sais que le sanctoral abrite nombre de grands saints en but à l’hostilité de clercs de tous niveaux et qui ont préféré continuer à OBEIR plutôt que d’entrer en révolte, et s’en sont remis à Dieu , dans la prière. Je préfère donc suivre l’exemple des Jeanne, Bernadette, Jean-Marie (Vianney) et consorts plutôt que la FSSPX.

  8. « Romain » tout simplement !
    Certains s’obstinent encore à critiquer notre bien-aimé Jean-Paul II, pourtant qu’elle clairvoyance a-t-il eu ! En établissant une relation quasi directe vers les jeunes que nous étions à l’époque, il a fait gagner à l’Eglise des décennies.( Le Père Thévenin à son niveau aussi, avec sa belle « Mission Thérésienne. » ) La situation n’était pas confortable en France de « suivre Rome », laissant à droite les « tradis », à gauche les « progros » vociférer qu’ils étaient chacun « la Vraie église. » Mais ce jeune, et beaucoup de sa génération, sont bien les fruits de cette stratégie de Jean-Paul II. Son analyse est juste : la frange progressiste fait encore un peu de bruit en s’éteignant. La frange « traditionnelle » porte elle de très beaux fruits qui dépassent peu à peu les querelles de forme pour servir l’évangélisation !
    Duc in altum !

  9. L’absence totale de distance critique des « fidèles « de la FSSPX peut être envisagée comme un début de comportement de type sectaire.
    Ce jeune homme a raison; son discours clair et raisonné est impressionnant de vérité.
    Quant à GOLIAS ils s’étranglent de rage contre le pape et ceux qui lui sont fidèles dans la Sainte Eglise.
    Le paralléle est pertinent car j’ai vu à St Nicholas du Chardonnet une carte postrale qui mettait JP II en enfer !!
    La FSSPX se substituait alors tranquillement à Dieu le Père dans Ses jugements souverains. Pitoyable.

  10. Renvoyer dos à dos FSSPX et Golias, c’est faire preuve de beaucoup de naïveté. Notre jeune étudiant changera certainement d’opinion quand il connaîtra mieux le passé de l’Eglise et qu’il pourra comparer la rigueur de sa pensée traditionnelle avec ses improvisations présentes. La condition sine qua non pour que le magistère de l’Eglise puisse être considéré comme véridique, c’est qu’il n’enseigne rien qui soit contraire à son enseignement constant. Or il y a un magistère récent qui semble contredire le magistère passé. Ce n’est pas une invention des tradis, c’est un fait qui saute aux yeux et que le Pape lui-même reconnaît quand il parle d’herméneutique de la continuité. S’il y a une compréhension correcte et conforme à la Tradition qu’il convient de mettre en évidence, c’est bien parce qu’il y a aussi une fausse orthodoxie, qui se sert de déclarations ambiguës pour faire passer pour vrai ce qui est faux.
    [Désolé mais Benoit XVI dit exactement l’inverse de ce vous avancez. Citez une seule parole ou écrit de Benoit XVI signifiant que le MAGISTERE récent de l’Eglise contredit le magistère ancien. Votre raisonnement est symptomatique de l’aveuglement qui refuse de voir la Vérité en face : la FSSPX est, jusqu’à présent, en dehors de l’Eglise.
    PC]

  11. Rapprocher par pseudo symétrie Golias et l’oeuvre de Monseigneur Lefèvre est grotesque et dénué de fondement.
    Je comprends que cela fasse plaisir à certains de lire des entrées de ce genre.
    Cela ne favorise pas l’unité, car Golias et ses émules ne sont pas catholiques et veulent de façon continue la destrution de l’Eglise, alors que le clergé de la FSSPX est catholique et donne la foi à nombreux fidèles à travers le monde selon la Tradition catholique en priant systématiquement pour le successeur de Pierre et son Eglise, en priant toujours pour l’ordinaire du lieu, dans chaque messe. Faut-il le rappeler?
    C’est par une insulte déconcertante que commence cet article. C’est manifestement peu prudent.
    [La FSSPX est jusqu’à preuve du contraire et jusqu’à présent hors de l’Eglise par sa propre volonté. Il ne faut pas inverser les rôles et l’orgueil ne doit pas rendre aveugle !
    PC]

  12. L’orgueil n’est-il pas le pire des péchés ?
    (De quelque tendance que puissions être.)

  13. Chacun s’attendait à des commentaires croustillants. On ne sera pas déçu. Le premier commence en fanfare. La thèse peroniste permet de nuancer le propos de Mgr Cattenoz. Les progressistes reprochent à l’Eglise d’errer depuis plusieurs siècles au moins (Constantin ? Pie V ?), et les lefebvristes depuis seulement « cinquante ans ». De ces protestataires revendications de fidélité à l’authentique Jésus-Christ, c’est à se demander laquelle est la plus « traditionaliste ».

  14. Le vieil adage : « hors de l’Eglise point de salut ! »… C’est bien Elle qui a les promesses de la vie éternelle, il faut donc veiller à garder le respect et la confiance qui lui sont dus.

  15. Evidemment, ce genre de commentaire ne plaît pas, et n’est pas audible d’ailleurs, par les personnes attachées à la FSSPX. Et pourtant, il n’a pas tort. Tous les Conciles, dans l’Histoire ont laissé leur lot de réfractaires, qui sombrent dans le schisme ou dans l’oubli.
    @ Peron : ce constat reste subjectif, c’est bien le souci de la FSSPX. Un dogme, il y a un avant et un après ; cela est objectif et tous les dogmes ont été remis en cause par une frange de catho qui se mettent du coup, de fait, en dehors de la foi. Pourtant, ils sont fidèles à ce qui était en place avant le dogme. Alors ?

  16. Monsieur l’étudiant,
    Vous amalgamez, sans vouloir choquer bien entendu (!), un institut religieux traditionnel et un mouvement d’agit-prop soixante-huitard. C’est témoigner d’un « grand courage » et d’un haut « niveau de réflexion »!
    Maintenant, jugeons les fruits : « Dans ce que je vois autour de moi, beaucoup d’enfants de « progressistes » catholiques se sont éloignés de la foi. »
    Je ne sais pas ce que vous « voyez » dans les familles « traditionnelles » ? Je constate une foi vive, une sainteté conjugale, un esprit d’apostolat et surtout un bel attachement indéfectible à l’Eglise : venez donc visiter quelques unes des 50 écoles tenues par la Fraterntité, avant de vous lancer dans des jugements téméraires.
    [Comment pouvez-vous parler d’attachement INDEFECTIBLE à l’Eglise dans le cas d’un schisme ?????
    PC]

  17. Vos réflexions sont intéressantes; le rapprochement entre la FSSPX et Golias est inattendu, mais comme vous le dites, le progressisme va en perte de vitesse; par contre, la messe de Saint Pie V gagne sans cesse, malgré l’ostracisme dont elle est victime et malgré la mise en oeuvre très organisée de l’Eglise officielle pour l’étouffer; la FSSPX grossit sans cesse en nombre et est demandée dans de nombreux endroits du monde.
    Sachez par ailleurs que la FSSPX est complètement fidèle à 2000 ans d’Eglise; alors posez vous la question de savoir comment il est possible d’être fidèle à 2000 ans d’Eglise et de ne pouvoir adhérer aux 40 dernières années.Comment se fait il des catholiques conciliaires disent de ceux qui se tiennent à la messe de Saint Pie V qu ‘il s’agit d’une autre religion? Aveu clair qu’il sagit avec Vatican II d’une autre religion. A quoi il est facile de répondre: je suis très inquiète: vous avez changé de religion; car qui a changé ?
    [1) Ne confondez pas la forme extraordinaire du rire romain avec la FSSPX
    2) Expliquez moi comment on peut être fidèle à l’Eglise et schismatique à la fois. Il ne faudrait pas inverserr les rôles….
    PC]

  18. Comparer La Fraternité St Pie X et Golias, est pitoyable si c’est sincère et subversif si cela ne l’est pas!
    On ne peut pas dire que Golias respecte la hiérarchie, et encore moins l’évêque de Rome comme ils disent!
    La Fraternité St Pie X émet des réserves sur beaucoup de choses dans l’Église actuelle mais a toujours respecté la personne du Pape et quelque soit le désaccord, a toujours reconnu son autorité de Chef de l’Église!
    Comment comparer les deux?
    Comment même penser que Golias marche pour l’Église?
    Le reste de l’analyse n’est pas faux, mais comme souvent, comparaison n’est pas raison.
    [Dire de la FSSPX qu’elle respecte la hiérarchie de l’Eglise est un peu osé pour une fraternité schismatique.
    PC]

  19. Voltaire disait : « mentez, mentez il en restera toujours quelque chose ».
    En comparant la FSSPX à Golias, jeune homme, vous sombrez soit dans la simple bêtise soit dans l’aveu même de votre basse ignorance. Alors, je ne sais quel combat vous menez, mais jouer les beaux parleurs c’est bien, mais quand il s’agit de pourfendre des institutions que vous semblez ne pas connaître c’est au choix soit du jugement téméraire, soit de la calomnie. Vraiment dommage que vous n’ayez pas tourné votre plume sept fois dans votre encrier avant de vous lancer dans votre commentaire qui parle de haine de l’autorité religieuse pour une Fraternité qui ne fait qu’obéir à la tradition 2 fois millénaire de l’Église.
    Et vous n’avez que 23 ans !
    Amicalement
    [Votre commentaire est peu aimable pour ce jeune homme et surprenant : on ne peut pas dire que ce soit l’obéissance à l’Eglise qui caractérise le mieux la FSSPX ….
    Il n’y a ni haine ni bêtise ni ignorance dans les propos de ce jeune homme. Un schisme est un schisme !
    Philippe Carhon]

  20. dommage de mettre dans le même sac la fraternité SSPX qui je l’espère dans un temps relativement cours réintègrera le bercail comme le veut notre St Père et Golias qui n’est qu’un torchon rédigé par des gens qui à les lire ne croient pas à grand chose sinon en eux-mêmes. Leur orgueil est incommensurable et ils prétendent détenir la vérité en salissant le St Père et La Ste Eglise. Pardonne leur Seigneur, ils ne savent pas ce qu’il font!

  21. @ Peron :
    Dans l’Eglise, je n’ai constaté aucune rupture de son enseignement bi-millénaire… Il me semblait que l’enseignement de l’Eglise était toujours catholique… mais peut-être suis-je l’exception qui confirme la règle !
    P.S. : Par ‘hors’, vous vouliez peut-être dire ‘or’ ?

  22. @ chouan 12 :
    Je ne sais pas si vous êtes du même avis que moi, mais j’espère que Golias réintègrera le bercail dans un temps relativement court…

  23. Monsieur Carhon,
    la chose n’est pas dans mes habitudes sur le Salon Beige, mais êtes-vous au courant que le Pape et ses plus proches collaborateurs ont justement émis ces dernières années des doutes sur la réalité de ce que vous appelez sans ambages un schisme ?
    Vous condamnez aisément – c’est si facile d’être néo-tradi : « nous, on ne se salit pas… »
    Vous me faites étrangement penser à ces chiens de salon dont parlait Saint François de Salles : jolis, très propres, mais jouissant de leurs maîtres au lieu de travailler pour eux, comme ces grands chiens souillés de la boue… d’un rude travail quotidien.
    Et je suis pourtant tout sauf une inconditionnelle aveugle de la FSSPX… mais je ne me souviens pas avoir vu émettre unilatéralement des opinions aussi simplistes sur une question aussi délicate sur le Salon Beige.
    Le jeune homme que vous citez n’a que 23 ans… ce qui est peut-être en son cas un peu court pour porter un jugement définitif sur des faits dont cette génération si désireuse de renouveau méconnait généralement les racines.
    Il est si facile de parler des batailles et de leurs modalités après que leurs parties les plus cruelles semblent s’être éloignées… et que nous ne les avons pas traversées…
    [Il ne s’agit pas de faire de longs discours. Je ne juge pas la FSSPX. Mais il faut admettre qu’elle se situe en dehors de l’Eglise. Il ne s’agit pas d’une opinion mais d’un fait !
    PC]

  24. Un exemple pour la fraternité St Pie X :
    Une centaine de paroisses anglicanes traditionalistes américaines intègrent l’Eglise une sainte catholique apostolique et romaine. Deo gratias, alléluia!
    http://www.telegraph.co.uk/news/newstopics/religion/7375163/100-US-Anglican-parishes-convert-to-Roman-Catholic-Church.html

  25. @ Cher Philippe CARHON,
    Je ne suis absolument pas proche de la F. ST Pie X. Mais le mot de schisme me parait très contestable. Vous ne connaissez pas, sans doute pas, parce que vous êtes d’une autre génération, ce que des personnes aussi différentes que le cardinal Ottaviani ou le Cardinal Oddi, ou Jean Madiran écrivirent à l’époque sur les différentes mesures prises à l’encontre de Mgr Lefebvre, et qui montraient que celles-ci n’avaient pas tous les fondements canoniques requis pour qualifier la F. St Pie X de schisme.
    Je dois vous dire que je trouve ces derniers temps une certaine légèreté à vouer aux gémonies ceux qui se sont battus pour que subsiste, dans la foi comme dans la cité, la tradition et les libertés : à trop qualifier leurs actes d' »erreurs », on finit par oublier leur courage moral et leur attachement viscéral à l’héritage reçu. Et dont ils nous ont conservé le goût et l’intelligence, au prix de leur réputation et de la remise en cause acceptée de ce que leur expérience, leurs talents et leur intelligence leur valaient naturellement comme reconnaissance.
    Il faut être très attentif : quand on disqualifie les anciens, on se condamne à ne pas se comprendre totalement soi-même, par des postures qui se voulant subtiles, finissent par n’avoir que la consistance d’une posture.
    La F. St Pie X m’agace souvent par son intransigeance, je suis persuadé que Mgr Lefebvre n’apprécierait pas certaines attitudes ou propos, mais la fausse symétrie établie avec Golias me rappelle celle qu’Alain de Benoist, néo païen anti catholique, avait établie à l’époque : Mgr Lefebvre est la manifestation d’un état d’esprit traditionnel français et maurrassien que l’Eglise démocratique, orientale, non européenne et décadente rejette, comme elle a rejetée Luther  »le croyant allemand ».
    Il y a des symétries qui en disent plus sur les présupposés qu’elles renferment que sur les faits et les personnes ainsi juxtaposés.
    Aussi cet étudiant est bien aimable : mais il jouit aujourd’hui des fruits de résistances et de luttes souvent moralement héroïques, et il devrait nous épargner sa superbe ignorance.
    Les discussions actuelles à Rome entre le Saint Siège et la F. St Pie X nous concernent tous : la division de la sensibilité traditionnelle handicape encore et affaiblit la possibilité de voir réhabilitée la liturgie de l’Ordo de 62, qu’a voulue Benoit XVI. D’où sa volonté de clore cette division et ces blessures absurdes, reliquat d’une période atroce pour les prêtres, et les fidèles.
    [Ne me faites pas dire ce que je n’ai jamais dit (une fois de plus) : je ne critique pas la FSSPX, je ne la juge pas. Chacun est libre de voir tel ou tel aspect positif.
    En revanche il ne faut pas jouer avec les mots et savoir reconnaître en vérité que la FSSPX est en dehors de l’Eglise. Son retour serait une bonne nouvelle pour l’unité des catholiques. Mais n’inversons pas les rôles. C’est à eux de revenir et espérons que le dialogue instauré avec le Vatican portera des fruits.
    Dans le cas contraire, l’Eglise perdra en unité et ne verra pas revenir prêtres et familles. Mais la FSSPX risque bien plus : l’oubli et elle en est consciente. Qui se souvient aujourd’hui des « vieux catholiques » qui avaient refusé le Concile Vatican I ?
    Le Cardial Hoyos a effectivement préféré employer le terme « attitude schismatique » plutôt que « schisme ». Néanmoins, je vous renvoie à la lettre Ecclesia Dei de Jean-Paul II :
    http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_commissions/ecclsdei/documents/hf_jp-ii_motu-proprio_02071988_ecclesia-dei_fr.html
    « 4. A la racine de cet acte schismatique, on trouve une notion incomplète et contradictoire de la Tradition » (…)
    « 5. c) Dans les circonstances présentes, je désire avant tout lancer un appel à la fois solennel et ému, paternel et fraternel, à tous ceux qui, jusqu’à présent, ont été, de diverses manières, liés au mouvement issu de Mgr. Lefebvre, pour qu’ils réalisent le grave devoir qui est le leur de rester unis au Vicaire du Christ dans l’unité de l’Eglise catholique et de ne pas continuer à soutenir de quelque façon que ce soit ce mouvement. Nul ne doit ignorer que l’adhésion formelle au schisme constitue une grave offense à Dieu et comporte l’excommunication prévue par le droit de l’Eglise »
    Après chacun peut débattre pendant des heures du bien fondé des mots choisi par Jean-Paul II….
    Philippe Carhon]

  26. A Philippe Carhon.
    Vous semblez malheureusement un pur produit de la « génération Jean-Paul II », avec toutes ses ambiguïtés.
    Permettez à d’autres de ne pas tant s’arrêter à la personne d’un pape ou d’un autre, mais de s’attacher plutôt à l’Eglise, dans sa Tradition, c’est-à-dire dans la cohérence de l’enseignement de l’ensemble des successeurs de Pierre.
    Tout le reste est papolâtrie et indigne de l’attachement indéfectible (mais non sentimental!) au Vicaire du Christ.
    Par ailleurs, j’attends encore de rencontrer un seul de ces jeunes « génération Jean-Paul II » qui ne mette pas en doute au moins un dogme ou un des enseignements traditionnels de l’Eglise, à commencer par le fait que le concept de dogme ne peut être évolutif, la proposition contraire ayant été expressément condamnée par Saint Pie X.
    [Votre première phrase résume assez bien votre position. Chassez le naturel, il revient au galop…
    PC]

  27. Quelques réflexions sur un sujet ô combien sensible…
    La comparaison entre FSSPX et Golias repose sur leur contestation de l’autorité de l’Eglise. A ceci près que Golias fait dans la contestation moderniste, tandis que les lefebvristes font dans la contestation intégriste. Dans les deux cas, ils remettent en cause l’autorité de Rome et la validité du magistère en prétextant une hypothétique rupture d’avec l’enseignement du Christ (pour Golias), et d’avec le magistère ecclésial (pour la FSSPX).
    J’ai souvenir d’avoir entendu – tant de la part des lefebvristes (pour certains complètement obtus et intolérants), que de la part de clercs de la FSSPX – des horreurs à l’encontre du Pape Jean-Paul II. Je n’oserais même pas reproduire ici les propos injurieux, car ils n’auraient rien à envier à la loghorrée pestilentielle propre à Golias.
    J’entends encore Marcel Lefebvre déclarer aux media que le Pape Jean-Paul II était « infesté d’humanisme ». J’entends encore Richard Williamson prétendre que Benoît XVI est dans l’erreur.
    Un petit conseil aux lefebvristes, si prompts à se substituer à Dieu le Père : « un peu de pudeur et de modestie. » Tout Catholique se doit de respecter le Pape. Et s’il s’en sent incapable, qu’il se force donc à l’aimer ! Je les renvoie au discours que Saint Pie X a tenu aux prêtres de l’Union Apostolique en 1912 : « Comment doit-on aimer le Pape ? ».
    Cela dit, je ne suis pas certain que l’on puisse affirmer que la FSSPX soit schismatique. Le Cardinal Ratzinger – en son temps – déclarait que la FSSPX n’était pas schismatique. Il ajoutait que les sacres épiscopaux de 1988 ne constituaient pas un schisme, mais présentaient une tendance de nature schismatique. Aussi, je ne suis pas certain que les membres de la FSSPX soient en dehors de l’Eglise.
    Le catéchisme de Saint Pie X – toujours valide (en dépit de ce que peuvent prétendre les lefebvristes et sédévacantistes) – affirme que les schismatiques et les hérétiques sont en dehors de l’Eglise du Christ. Les lefebvristes n’étant ni schismatiques, ni hérétiques, ils ne sont donc pas exclus de l’Eglise catholique.
    [Et je vous ai épargné certains commentaires hallucinants….
    Pour savoir si il y a schisme ou pas, je vous renvoie à ecclesia dei
    http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_commissions/ecclsdei/documents/hf_jp-ii_motu-proprio_02071988_ecclesia-dei_fr.html
    PC]

  28. @ Modérateur
    Vous avez lu trop vite mon intervention. Je n’ai pas dit que Benoît XVI reconnaissait l’existence d’une rupture dans la tradition. Mais, encore une fois, s’il parle de la nécessité d’une herméneutique de la continuité, c’est bien parce qu’il reconnaît que certains documents du Magistère récent peuvent être interprétés dans un sens contraire à la Tradition. Et j’ajoute que s’il se donne le mal de dialoguer avec la FSSPX, c’est certainement dans le but de pouvoir publier un document qui prouve que ces contradictions ne sont qu’apparentes. Si, en effet, le doute n’est pas levé au sujet de certaines graves ambiguïtés du Magistère récent, il est impossible que la FSSPX fasse la paix avec Rome.

  29. La dialectique de la FSSPX est impénétrable. A l’entendre, nul n’est plus catholique qu’elle. Ni son respect de la primauté pontificale, ni sa fidélité à l’enseignement deux fois millénaire de l’Eglise ne peuvent être contestés. Qui dit mieux ? C’est qu’un curieux tour d’esprit lui fait enrober ses désobéissances dans une protestation d’obéissance. Si l’on conteste telle constitution conciliaire, sanctionnée par les papes, ou bien ces papes eux-mêmes, c’est par fidélité… aux vérités et aux devoirs que ceux-ci ou celle-là on violés. Ce qui revient à dire que le véritable magistère, c’est la FSSPX.
    L’ancien spiritain l’a dit et répété, « Rome » est devenue « moderniste ». Les mots ont un sens. Il n’a pas reproché à tel parti de la curie, ou tels évêques, d’avoir tenu des propos contestables, mais explicitement au magistère pontifical d’avoir sombré dans l’hérésie. C’est une position intenable, à moins de conclure que les papes ne sont plus le pape, que Rome n’est plus dans Rome et, qu’à tout le moins, le siège est vacant. Les seuls intégristes conséquents sont les sédévacantistes.
    Pour conclure, relisons par exemple un petit extrait d’un commentaire ci-dessus, symbolique des apories lefebvristes :
    « La Fraternité St Pie X émet des réserves sur beaucoup de choses dans l’Église actuelle mais a toujours respecté la personne du Pape et quelque soit le désaccord, a toujours reconnu son autorité de Chef de l’Église ! »
    Tout y est : on émet des « réserves sur beaucoup de choses dans l’Eglise actuelle »… qui sont en fait des « désaccords »… et si on reconnaît la pleine « autorité » du « Chef de l’Eglise »… c’est pour avouer en fait limiter ce respect à sa « personne », restriction qui ne peut avoir de sens que si on se contrefiche de ses fonctions ou, pour être plus poli, qu’on veut bien respecter son autorité, à condition qu’elle nous donne raison.
    Question : Si un jour le pape vous reçoit, que lui direz-vous ?
    Réponse : « Saint-Père, vous êtes notre chef, donc vous allez nous obéir ».

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