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L'Eglise : Foi

La fête de l’Epiphanie nous préserve de ratatiner l’Evangile à sa sphère privée

Par le Père Guillaume de Menthière in Magnificat – 5 janvier 2014 :

"L'année 2014, que nous souhaitons bonne, sera on nous l'annonce, éminemment politique. Tant mieux !

La politique nous intéresse au premier chef, nous, les chrétiens catholiques.

Il y a quelques années, des étudiants de prépa étaient venus ma trouver, brandissant sous mon nez leur sujet de philo : « La religion est un phénomène politique ? »En bons élèves de l'école laïque, ils avaient tous, bien entendu, répondu « non » à la question.

Pourtant, la simple lecture des Évangiles de la Nativité aurait pu ébranler leur certitudes. A peine Jésus est-il né que les « peuples s'agitent, les nations grondent, les rois conspirent »(cf. Ps 2). Hérode tremble pour sa couronne, l'Orient se met en marche, les frontières sont abolies, les astres contreviennent aux lois de la plus élémentaire astronomie. Quelle crainte doit inspirer le Juge à la droite du Père, si le nouveau-né couché au chevet de sa mère fait déjà trembler les potentats de ce monde !

La fête de l'Epiphanie, nous préserve de ratatiner l'Evangile à sa sphère privée. Elle donne à Noël tout son retentissement politique et cosmique. Ecarquille les yeux, alors tu verras et ton coeur se dilatera, dit le prophète Isaïe (60,5).

L'Epiphanie est la fête de cette dilatation cordiale. Elle est à Noël ce que la Pentecôte est à Pâques, ou encore ce que notre confirmation est au baptême : une caisse de résonance, la puissante orchestration du thème sublime qui n'a été que discrètement esquissé tout d'abord par le soliste. Noël était un prélude. L'Epiphanie, c'est la symphonie catholique."

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