La dimension eschatologique du combat pour la vie

Extrait d'un article de Jeanne Smits dans le dernier numéro de Monde & Vie, qui consacre un dossier à la "Croisade pour la vie" :

 

M"Quelque chose a changé en profondeur. Et ce quelque chose est profondément lié à l’attitude de l’Eglise catholique en France, qui avait été si longtemps silencieuse, ou à tout le moins discrète sur les questions du respect de la vie. Les « laïcs engagés » ne suffisent-ils donc pas à mener ces combats? Le croire, ce serait perdre de vue la dimension eschatologique des aberrations que les « cultivateurs de la mort » veulent imposer : c’est une lutte à mort contre tout l’ordre naturel des choses, contre les fondements de la vie en société, contre la loi divine elle-même. Ce serait faire peu de cas d’un constat qui s’impose lorsqu’on regarde fonctionner les institutions internationales où le rejet de la loi naturelle tente de s’imposer. L’Eglise catholique – qui d’ailleurs y intervient et défend pied à pied les droits de la vie et du mariage traditionnel – est la seule à tenir des positions cohérentes, la seule à définir la culture de mort, à la dénoncer et à s’y opposer avec vigueur. […]

Dans de nombreux pays, souvent avec l’aide et le soutien de l’Eglise catholique, les faits, l’action politique et les lois sont en train d’inverser le courant fatal de la culture de mort. La nouvelle constitution hongroise, entrée en vigueur au début de l’année, affirme le respect de la vie dès la conception. Les primaires républicaines aux Etats-Unis se jouent autour des positions des candidats contre l’avortement. Les médecins italiens sont, massivement, objecteurs de conscience quand il s’agit de pratiquer « l’IVG ». En France, cette tendance se dessine de plus en plus nettement. En Espagne, les manifestations provie mobilisent des centaines de milliers de personnes et le nouveau Premier ministre, Mariano Rajoy, est sous la pression de groupes intelligemment organisés et fédérés grâce aux plateformes internet pour détricoter les lois de mort de son prédécesseur, José-Luis Zapatero. Devant les instances européennes, un « lobbying » efficace a déjà permis de remporter des victoires pour la vie. Une petite recommandation aux politiques français à l’approche des élections ? Il ne faudrait pas louper le train !"