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L'Eglise : L'Eglise en France

La dévotion mariale résiste aux temps

Editorial de Ouest-France du 15 août :

"C'est une toute jeune fille que les catholiques célèbrent aujourd'hui,
et depuis des siècles, dans le monde entier. C'est une femme aussi,
confrontée au douloureux mystère de la mort de son fils. Marie a su,
tout au long de sa vie, accueillir l'imprévisible : depuis la joie de la
naissance à la souffrance de la mort, dans l'espérance et la confiance
en l'Amour immense qui berce l'univers, suscitant la vie et ressuscitant
l'être.

À notre époque si matérialiste, cette fête fait se
dresser les cheveux sur bien des têtes : balivernes disent les uns,
ignorance disent les autres ! Mais, de siècle en siècle, rien n'a pu
éteindre la ferveur populaire, l'inspiration des artistes, les cantiques
des mystiques… Ni la période de la Terreur, durant la Révolution
française, ni le sectarisme d'une certaine approche de la laïcité ne
sont parvenues à y mettre fin.
Au point qu'il a paru plus efficace de
tenter de récupérer la croyance plutôt que de la combattre de front.
Cela, en créant un symbole nouveau, la Marianne : prénom composé de
celui de Marie et de Anne, prénom de sa mère.

Comment expliquer
cette résistance ? Que contient cette histoire pour qu'elle parle ainsi à
travers les âges de la vie, les siècles, les cultures ?
C'est le secret
des âmes. Elles seules peuvent répondre de ce qui les anime. Mais il
est possible, pour se faire une idée, de se reporter aux récits des
Évangiles. Et là, c'est autre chose que les images bien sages au fond
des églises : c'est d'une jeune fille vive et joyeuse dont il est
question, c'est d'une mère heureuse vivant la vie de son époque dont il
s'agit, c'est une mère au calvaire accompagnant, impuissante, l'agonie
de son fils.

Rien de mièvre. Rien de compassé. Mais la liberté, le
respect, l'humilité, le don, la confiance tressée d'amour et de joie,
de souffrance et d'espérance.
Fenêtre ouverte sur le grand large de
l'Amour créateur : l'imprévisible a débordé de toute part l'entendement
humain, depuis l'annonce faite à Marie jusqu'à la résurrection de son
fils et sa propre assomption, célébrée aujourd'hui.

Alors comment
s'étonner que Marie représente pour tant de femmes dans le monde un
modèle de liberté et de dignité ?
Et pour tant de personnes un refuge,
comme en témoignent les nombreuses chapelles édifiées sur les côtes de
nos régions, surplombant l'océan majestueux ? N'est-ce pas elle, « Porte
du Ciel », qui fût chantée par Christophe Colomb et son équipage au
terme de la si longue traversée, lorsqu'ils virent la Terre au seuil des
Amériques ? N'est-elle pas aussi appelée, en certains pays qui
connurent de terribles persécutions, « Notre Dame de l'Aurore » ? Tenant
ouverte la porte de l'espérance au coeur de toutes les nuits et de tous
les orages ?

C'est peut-être aussi que sa vie est un signe qui
interroge les croyances matérialistes : il est loin d'être sûr que
l'humanité soit enfermée dans les lois de la matière. Mais il se peut
que nous avancions vers « une autre naissance »."

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