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L'Eglise : Benoît XVI / L'Eglise : Foi

La crise de la foi porte une crise du mariage

Dans son discours au Tribunal de la Rote Romaine pour
l'ouverture de l'année judiciaire, Benoît XVI a déclaré (traduction par benoît-et-moi) :

"[…] Dans le contexte de l'Année de la Foi,
je voudrais m'arrêter en particulier, sur certains aspects de la
relation entre la foi et le mariage, en notant que la crise actuelle de
la foi qui affecte différentes parties du monde, porte avec elle une
crise de la société conjugale, avec toutes la charge de souffrance et de
difficultés que cela comporte pour les enfants.
Nous pouvons prendre comme point de départ les racines linguistiques communes qu'ont en latin les termes fides et foedus,
ce dernier mot étant celui par lesquel le Code de Droit Canonique se
réfère à la réalité naturelle du mariage comme alliance irrévocable
entre l'homme et la femme (cf. can. 1055 § 1). La confiance mutuelle, en
fait, est le fondement indispensable de tout pacte ou alliance.
Sur
le plan théologique, la relation entre foi et mariage assume une
signification encore plus profonde. Pour les baptisés, le lien sponsal,
en effet, bien que réalité naturelle, a été élevé par le Christ à la
dignité de sacrement (cf. ibid .)

Le pacte indissoluble entre
l'homme et la femme, ne requiert pas, aux fins de la sacramentalité, la
foi personnelle des fiancés; ce qui est requis, comme minimum
nécessaire, est l'intention de faire ce que fait l'Église
. Mais s'il est
important de ne pas confondre la question de l'intention avec la foi
personnelle des contractants, il n'est pas possible de les séparer
complètement. Comme le faisait noter la Commission théologique
internationale dans un document de 1977, «au cas où l'on ne perçoit
aucune trace de foi en tant que telle (dans le sens du mot «croyance»,
disposition à croire), ni aucun désir de la grâce et du salut , se pose
le problème, en fait, de savoir si l'intention générale et vraiment
sacramentelle que nous avons mentionnée, est présente ou non, et si le
mariage est contracté validement ou non
» ( La doctrine catholique sur le
sacrement du mariage [1977]). […]

La
culture contemporaine, marquée par un subjectivisme accentué, et un
relativisme éthique et religieux, place la personne et la famille face à
des défis pressants.
En premier lieu, face à la question sur la
capacité de l'être humain de se lier, et si un lien qui dure toute la
vie est vraiment possible et correspond à la nature humaine, ou n'est
pas au contraire, en opposition avec sa liberté et son auto-réalisation
.
Il fait partie d'une mentalité diffuse, en effet, de penser que la
personne devient elle-même en restant «autonome» et en n'entrant en
contact les uns avec les autres que par des relations qui peuvent être
interrompues à tout moment.  […]

Le refus de la proposition divine, en effet, conduit à un déséquilibre profond dans toutes les relations humaines,
y compris celle matrimoniale, et facilite une interprétation erronée de
la liberté et de la réalisation de soi, qui, combinée à un refus de
supporter patiemment la souffrance, condamne l'homme à se refermer dans
son égoïsme et son égocentrisme.
Au contraire, l'accueil de la foi
rend l'homme capable du don de soi, dans lequel seulement, «en s'ouvrant
aux autres, aux autres, aux enfants, à la famille … en laissant
façonner par la souffrance, il découvre l'ampleur de l'être une personne
humaine».

La
foi en Dieu, soutenue par la grâce de Dieu, est donc un élément très
important pour vivre la dévotion mutuelle et la fidélité conjugale

(Catéchèse de l'audience générale [8 Juin 2011]). Il ne s'agit pas ici
de dire que la fidélité, comme les autres propriétés [du mariage], ne
sont pas possibles dans le contrat de mariage naturel entre
non-baptisés. Celui-ci, en effet, n'est pas dépourvu de «ces biens qui
viennent de Dieu Créateur et s'insèrent de manière inchoative
dans l'amour sponsal qui unit le Christ et l'Eglise
» (Commission
théologique internationale, la doctrine catholique sur le sacrement du
mariage [1977]). Toutefois, il est certain que la fermeture à Dieu ou le
rejet de la dimension sacrée de l'union conjugale et de sa valeur dans
l'ordre de la grâce rendent difficile l'incarnation concrète du modèle
très haut de mariage conçu par l'Église selon le plan de Dieu, allant
jusqu'à porter atteinte à la validité même de l'accord
si, comme
l'assume la jurisprudence de ce Tribunal, elle se traduit par un rejet
du principe d'obligation matrimoniale de loyauté, c'est-à-dire des autre
éléments ou propriétés essentielles du mariage. […]"

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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