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Culture

La correction fraternelle

La correction fraternelle

Aude Dugast, postulatrice de la cause de canonisation de Jérôme Lejeune, vient de publier un ouvrage sur La Ronde des vertus.

Loin d’être ringardes, l’auteur estime que les vertus devraient être classées au « patrimoine de l’humanité », car elles sont les clés du bonheur. Guidée par saint Thomas d’Aquin, Aude Dugast évoque les théologales, foi, espérance et charité, puis les cardinales, prudence, justice, force et tempérance. Il s’agit de comprendre les mouvements de nos facultés, condition pour avoir sur elles quelque emprise, acquérir une vraie liberté d’action et avancer dans la vie spirituelle. A propos de la vertu de charité, l’auteur évoque la correction fraternelle :

Enfin, le troisième acte de charité est la correction fraternelle. Malgré son aspect sévère, elle relève de la miséricorde car elle vise le bien du pécheur, en agissant pour l’arracher au péché. On parle de correction fraternelle quand le péché est nuisible à celui qui le commet. On parle d’acte de justice quand la correction vise un péché qui porte préjudice aux autres. Il s’agit alors de régler avec équité les rapports humains. Thomas juge que la correction fraternelle, par son objet, est un acte de charité supérieure au soin des malades ou au soulagement des pauvres. Elle est importante et a force de précepte

 

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