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Culture de mort : Euthanasie / L'Eglise : L'Eglise en France

La Conférence épiscopale face à l’affaire Lambert : de l’embarras ?

Mgr Ribadeau-Dumas, porte-parole de la Conférence des évêques de France, réagit à l'arrêt de la CEDH :

"Il me semble important de souligner trois points. Premier d’entre eux : nous sommes ici dans une affaire qui ne traite pas de l’euthanasie en général, mais d’une personne humaine qui s’appelle Vincent Lambert. N’oublions pas que ce qui est en jeu est la vie d’une personne, et qu’elle a un nom : Vincent Lambert.

Deuxièmement, le rôle de la Cour européenne des droits de l’homme est de juger en droit, mais n’est pas de qualifier des faits d’un point de vue éthique. Cette décision de droit ne dit rien sur le plan éthique. Les juges de Strasbourg ont jugé de la conformité de la décision du Conseil d’État sur Vincent Lambert avec l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme. Mais plus que tout, l’arrêt marque la complexité de la situation.

Troisième chose : cette décision intervient au moment où le Sénat examine à nouveau le projet de loi sur la fin de vie, dit « Claeys-Leonetti ». Or, les débats en cours, notamment à la commission des affaires sociales du Sénat, sur la manière de considérer l’alimentation artificielle, prouve que nous sommes là en présence d’un sujet éminemment complexe.

Êtes-vous inquiet d’une généralisation de l’arrêt des soins pour des personnes se trouvant dans le même état que Vincent Lambert ?

On ne peut absolument pas généraliser de tels cas, qui sont strictement individuels. La Cour ne dit pas qu’il faut cesser les soins de toutes les personnes en état paucirelationnels, ou « d’éveil sans réponse ». Attention à ne pas déduire de l’arrêt de la CEDH des conséquences qui n’y sont pas. Dans ce type de cas, le médecin a une responsabilité essentielle, ainsi que la famille du patient, qui est consultée par le corps médical. Cet arrêt ne livre pas de conclusions générales sur la fin de vie.

Dans ce contexte, il faut rappeler qu’il n’y a pas de vie qui soit utile ou inutile. On ne peut pas dire que telle vie a plus de valeur qu’une autre. Battons-nous pour dire que la vie, qu’elle quelle soit, doit être défendue. Redisons sans cesse que la grandeur d’une société se caractérise par la défense de la vie, non seulement de sa naissance à sa mort, mais aussi en son milieu. Cela concerne autant les personnes en début ou en fin de vie, que les migrants de Calais qui vivent aujourd’hui dans des conditions indignes."

Bon : mais sur l'affaire Lambert, sur ce cas précis, que nous conseille la CEF ?

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