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Cathophobie

La christianophobie naît de l’incompatibilité entre le monde et le christianisme

Michel De Jaeghere répond sur Renaissance catholique :

"La christianophobie qui se développe dans le monde occidental n’est pas à mes yeux un phénomène accidentel, mais la conséquence de l’incompatibilité profonde des « valeurs » dont se réclame la société moderne (pour faire simple, celles de l’hédonisme libéral, de l’individualisme outrancier, tel qu’il a triomphé en Mai 68) avec le christianisme. Il n’y a donc pas de raison pour que le phénomène s’atténue ou qu’il disparaisse. […]"

A propos de l'affaire Castellucci :

J"On a tout dit et son contraire sur cette affaire et j’ai scrupule à ajouter un point de vue de plus. Il me semble qu’on aurait pu s’en tenir à quelques données simples. En vertu du deuxième commandement, de la piété filiale, de la simple pudeur, rien, aucun projet artistique ou compassionnel, aucune œuvre, aucune intention ne justifie qu’on recouvre le visage du Christ d’excréments. Le Catéchisme de l’Église catholique enseigne (§ 1756) que le blasphème fait partie de ces péchés graves qui ne sont pas atténués par l’intention qui les sous-tend. Cela a donc été, selon moi, une erreur de tenter de se pencher sur les intentions du metteur en scène pour savoir s’il avait voulu présenter une métaphore de la misère de la condition humaine, une œuvre d’art poignante, ou seulement s’assurer une réputation de martyr en prenant de front la seule minorité qu’on peut offenser en France sans risquer de condamnation pénale ni d’attentat à la bombe. Je sais qu’il s’est trouvé des chrétiens, des prêtres, des évêques, dont certains sont probablement de bonne foi, pour plaider la liberté de la création, ou prétendre que la pièce n’était pas blasphématoire parce qu’elle ne visait qu’à mettre en scène un désespoir dostoïevskien. Je crois que l’art n’est pas au-dessus de tout, qu’il ne donne pas à l’artiste tous les droits. Castellucci n’insulte pas, en l’espèce les chrétiens, ce qui serait supportable : il avilit, par le recours à une image saisissante, qui ne peut que marquer profondément l’esprit de ses spectateurs, le visage même du Sauveur du genre humain. Aucune loi humaine ne peut justifier cela. Celles qui prétendent le faire ne sont, selon les termes utilisés dans un autre contexte par Jean-Paul II, que des « apparences de loi » (Evangelium vitæ), auxquelles nous n’avons pas à nous sentir liés. J’ajoute que je refuse personnellement de considérer comme une œuvre d’art une pièce où l’on répand sur scène le contenu d’un pot de chambre. L’art n’est pas la reproduction ou la caricature de la trivialité du réel, mais une tentative d’atteindre au vrai par l’ellipse et par la beauté. La pièce ignore visiblement l’une et l’autre. Sans le blasphème, elle serait seulement dérisoire.

[…] Il est toujours dommage que nous soyons divisés. Cela risque de durer jusqu’à la fin des temps et il faut se résigner à nos désaccords, en tentant seulement de les exprimer charitablement. Je crois que l’un de nos torts est de céder à un réflexe néo-kantien : de vouloir à tout prix que sur tous les sujets, il y ait une réponse unique –bien entendu, la nôtre– et de faire d’elle une loi générale et universelle. La foi catholique n’est pas une idéologie, un moule qui nous rendrait uniformes. Il est donc normal que nous puissions avoir, sur des questions qui ne relèvent pas de la foi, des points de vue divergents. La moindre des choses, en l’espèce, serait cependant que ceux qui ne sont pas d’accord avec les chrétiens qui ont manifesté contre la pièce s’abstiennent de les désavouer publiquement au moment où ils sont appelés à répondre de leurs actes devant les tribunaux. […]"

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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