La Chapelle Basse-Mer a un toit

Lu sur Breizh-Info.com :

20170803_172453"Reynald Sécher a gagné son pari : les sommes nécessaires ont été recueillies et le mémorial des guerres de Vendée, tout proche de la chapelle Saint-Pierre aux Liens de la Chapelle-Basse-Mer, a eu son toit. Le chantier – qui englobait aussi la couverture de la salle des Généraux, à l’est du cloître, a été achevé pour l’Assomption 2017. Plus de 360 mètres carrés ont été couverts grâce à 60.000 euros de dons.

L’association Mémoire du Futur, présidée par l’historien et auteur Reynald Sécher, a fait converger comme chaque année sur le site des jeunes, futurs ingénieurs, juristes, militaires ou en fac de lettres, qui ont délaissé leurs études ou leurs outils de travail pour manier la pioche, la truelle, et surtout cette année le crochet de toiture et l’enclume de couvreur.

Du reste, il n’y avait pas que la toiture qui faisait l’objet d’un chantier. Des scouts de passage ont réalisé un calvaire à l’est de la chapelle, une porte du cloître a eu son parement de tuffeau, un puits a été paré de pierres au sud du terrain, et d’autres jeunes ont continué à creuser et à consolider les galeries de la crypte qui feront partie, à l’avenir, du musée. L’une d’elles abrite déjà l’un des autels utilisés par les curés pendant la Révolution : alors que la Foi était pourchassée et les curés tués par dizaines par la Terreur, ils continuaient à baptiser, marier, donner les derniers sacrements. Et à célébrer la messe. De nuit, dans des granges, des galeries souterraines, des carrières, d’anciennes chapelles dont les toitures avaient été enlevées pour éviter qu’elles ne soient brûlées… c’était alors une autre époque des Catacombes.

IMG_2265La charpente a été posée par des professionnels – l’entreprise Moreau du Loroux-Bottereau. Gilles Aubert, compagnon couvreur et ami de longue date de Reynald Sécher, a encadré les jeunes et leur a appris les rudiments du métier de couvreur. Pas une mince affaire, puisqu’ils étaient 70 cette année, dont une trentaine de nouveaux. D’autres viennent d’année en année. Il nous confie : « je forme en trois jours les jeunes au métier, mais je suis souvent appelé pour des petites choses, des combines du métier qui sont naturelles pour nous et qu’eux ne connaissent pas ».

Nombre de jeunes viennent des environs de Rennes, d’autres de Paris et de Versailles. Réseaux catholiques ? Oui, mais pas seulement. Certains sont venus cette année ou les précédentes car leurs amis étaient sur le chantier de la chapelle. Moyenne d’âge ? « 18 à 27 ans. Mais beaucoup ont 19 ou 20 ans ». Tous des hommes ? Plusieurs filles font partie des cadres du chantier, qui cette année en a attiré une quinzaine de nouvelles. Horaires ? De 8 à 9 h du matin jusqu’à 19h le soir, avec une grosse pause déjeuner suivie, aux jours chauds, d’une réparatrice sieste postprandiale. 

20170803_173111[…] L’an prochain, il y a le cloître à couvrir. Des lambris à poser sous la toiture dans le futur musée. Une fresque à réaliser dans la salle des Généraux. L’aménagement de la crypte a finir. Les abords à arranger et à améliorer… il y a du travail pour plusieurs années.

Pour l’instant, Mémoire du Futur souhaite faire connaître son travail. Lors du week-end des Journées du Patrimoine, les 16 et 17 septembre, le site de la chapelle Saint-Pierre aux Liens sera ouvert de 10 à 19 heures."

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