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France : Politique en France

Kouchner ou Védrine? Là était la question…

qui est devenue : Pourquoi Kouchner au Ministère des Affaires Etrangères? Si le débat (trouvé sur le blog d’Hubert Vedrine) qui a opposé les deux hommes en 2004 reflète encore les pensifs des deux anciens postulants au Quai d’orsay – et il n’y a pas de raison que ce ne le soit pas – , alors la mise en oeuvre de la politique de Sarkozy n’a plus grand chose à voir avec ses intentions.
Prenons un exemple : sur la souveraineté nationale, qui aurait du l’emporter?
Hubert Védrine :

"J’ai contesté aussi que la fin de la souveraineté des Etats, présentée
comme une panacée par certains juristes, annonce les débuts de
l’humanité radieuse. Pas si simple.
Quand les Etats perdent leur souveraineté -conquête
laborieuse, difficile des peuples-, elle n’est récupérée par un gentil
système multilatéral peuplé de boy-scouts, mais par des forces
transnationales économiques ou autres, de dérégulation.
Précipiter la
fin de la souveraineté a un côté Gribouille".

Bernard Kouchner :

"Je crois qu’Hubert Védrine mène une bataille d’arrière-garde. Je
respecte les Etats souverains mais je crois à la globalisation
contrôlée des démocraties
et en ces droits de l’Homme parfois raillés
comme du « droit de l’homisme ». Nous allons vers une souveraineté
nouvelle, mondiale, partagée
".

Le reste du débat et des idées qui y sont exposées pose la question "puisque le choix se limitait à eux deux, pourquoi pas Védrine?". Lui au moins, n’annonçait pas un virage certain à gauche.

Lahire

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3 commentaires

  1. La réponse à la question « pourquoi pas Védrine est assez simple. Védrine n’a pas accepté de n’être qu’en second plan. Védrine est un idéologue strict. Sa compétence et son expérience lui assurent d’excellents relais au ministère. C’eut été un électron libre où le « style sarkozy » ne doit pas faire l’unanimité.
    Kouchner louvoie beaucoup plus politiquement.
    C’est finalement, d’un point de vue de tactique politicienne un excellent choix d’avoir choisi Kouchner… Voila où nous en sommes…
    Quand les lys blancs refleuriront… (hé hé on se refait pas…)

  2. Pour une fois je suis plus proche de Kouchner que de Védrine.
    Il faut un ordre public international et il faut que cet ordre public soit garanti par des organisations internationales.
    « MESSAGE DU PAPE PAUL VI
    À MONSIEUR LEOPOLD BENITES, PRÉSIDENT DE LA
    XXVIII ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES »
    « Nous renouvelons nos vœux à votre noble et haute Assemblée, confiant qu’elle continuera inlassablement à promouvoir entre les nations le respect et l’application des principes solennellement énoncés dans la Déclaration universelle, dans un effort sincère pour transformer la famille humaine en une communauté mondiale fraternelle, dans laquelle tous les fils des hommes pourront mener une vie digne de celle de fils de Dieu.
    Du Vatican, le 10 Décembre 1973. »
    du site du vatican
    Il s’agit non seulement de respect, mais encore d’application.
    Il est très dommage que nous laissions à Monsieur Kouchner qui ne respecte notamment les droits de l’homme à la vie, le monopole de l’invocation de ces droits et du droit d’ingérence, alors que l’Eglise le demande.
    « On objecte parfois que cette collaboration de tous les Etats pour promouvoir les droits de l’homme constitue une ingérence dans les affaires internes. Mais n’est-il pas vrai que le plus sûr moyen, pour un Etat, d’éviter des immixtions de l’extérieur, c’est précisément de reconnaître et d’assurer lui-même sur les territoires de sa juridiction le respect des droits et des libertés fondamentales? »
    Paul VI ibidem.
    Que l’on songe que le très grave mépris des droits de l’homme que constitue l’encouragement, la subvention de l’avortement fonde un droit d’intervention de la communauté internationale. Que le mépris du droit de propriété privée, s’il est très grave fonde aussi un droit d’ingérence
    Article 17 : « 1. Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.
    2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété »
    que l’on songe que la déclaration des droits de l’homme de 1948 condamne la confiscation du salaire du lundi de Pentcôte :
    Art. 23 « 3. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante  »
    Donc Monsieur Kouchner a raison sur la limitation de souveraineté (la chrétienté n’était rien d’aute que cette limitation), mais il n’a pas une conception saine des droits de l’homme puisqu’il ne les respecte pas : droit à la vie, droit au salaire, droit à la propriété (impôts excessifs)
    Les pays où il a sévi auraient pu lui dire « balaye d’abord devant ta porte. »

  3. La souveraineté mondiale ne se « partage » pas:c’est absurde, cher docteur K. Allergique aux frontières ,vous préparez le règne de l’Antechrist,le grand Président, souverain « Prince de ce monde ».Il n’a aucun goût pour le partage des pouvoirs.C’est pourquoi Il lui faut d’abord détruire l’Eglise,la seule universalité vivable, et toutes les monarchies.Puissiez-vous mettre vos talents à meilleur projet? L’aveuglement des cathos est désolant.Qu’ils lisent l’Evangile, Saint Paul et tous les prophètes que Dieu nous envoie.Il se fait tard…Seigneur, faites qu’ils voient!

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