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Culture de mort : Idéologie du genre

Judith Butler prêtresse de l’idéologie du genre est-elle non violente ?

Un lecteur belge du Salon Beige nous informe :

Lundi 29 septembre 2014, Imaginez l’émoi, la star Judith Butler est invitée dans une institution catholique, la fameuse Université Catholique de Louvain en Belgique.

Les résistants à l'idéologie du genre se préparent à une joute oratoire sur les thèmes de la grande prêtresse de l'idéologie du genre, car en préparation de la conférence, il est proposé de lire un extrait de la fin de la différence sexuelle dans « défaire le genre ». Trois autres textes sur la non violence sont aussi proposés.

Enfin le jour « J » arrive ! L’amphithéâtre de 600 places affiche complet. Les nombreux gardes du corps donnent le ton. La sécurité est maximale pour cette conférence. Professeur Butler parle pendant 1h. Et là stupeur ! Pas un mot sur la théorie du genre, rien sur la possibilité pour les enfants de choisir son sexe en maternelle, pas un mot sur la négation du genre en primaire, sommes-nous tous neutres ? Nothing, sur la déconstruction du couple qui est, d’après sa théorie personnelle, la cause de toutes les oppressions sur cette terre.

Bon là, c’est la grande déception, enfin, on est poli alors quand le professeur parle, on se concentre même en fin de journée pour écouter la nouvelle théorie de la non violence. Venant d’une star, une grande prêtresse, ce n’est pas tous les jours.

Surprise numéro un, pendant les 30 premières minutes nous avons un discours sur le scandale de la police américaine qui ne respecte pas les manifestants de Berkeley. C’est sûr, elle a été traumatisée par quelques arrestations arbitraires de ses étudiants à Berkeley. Elle se lamente c’est la fin de la démocratie. Tout à coup c’est plus fort que moi, je suis en pleine empathie avec le professeur Butler. Finalement, je me dis qu’elle n’est pas loin de comprendre les militants qui subissent les arrestations arbitraires pour manifester avec la LMPT en France, ou pour avoir manifesté contre la loi sur l’euthanasie des enfants en Belgique.

Judith Butler se lance dans sa théorie de la non violence, bon là je décroche c’est abscons, et ça tourne en rond, les références à Ghandi sont insuffisantes pour épaissir le propos. Tout à coup Professeur Butler rentre dans le concret : Il existe une exception à la non violence, c’est la légitime défense, « vous voyez, si on vous attaque : on peut se défendre, si on attaque votre femme, on peut la défendre, si on attaque votre famille on peut la défendre, si on attaque votre patrie, on peut la défendre. Je vous laisse choisir où on met le curseur. Je suis une philosophe, moi je ne dois pas choisir, je pose les questions et je développe des théories. »

C’est chouette, je ne suis pas venu pour rien, j’ai appris que la prêtresse américaine prêche une non violence qui soutient la défense de la patrie par les armes et comme les musulmans attaquent les Etats-Unis et bien vous voyez où je veux en venir…

Ouf, le discours est fini, car un tel pensum et de telles inepties c’est long, très long. Les trois premières questions ont été préparées par les organisateurs et sont transparentes. Deux questions passent au travers du filtre de la pensée unique, c’est qu’il fallait être prévoyant, un T-Shirt arc en ciel ou rose pour un garçon ou bleu pour une fille et vous pouvez poser votre question.

– Une question sous forme de Quizz : Classer ces 4 phrases du moins violent au plus violent : 1- un avortement 2-un bouclier humain avec des enfants à Gaza 3- des femmes seins nus aspergeant un évêque pendant une conférence, 4- une conférence de Judith Butler. Dommage, professeur Butler botte en touche, « tout dépend du contexte ».

– Une autre question, que pensez-vous de la violence faite aux enfants avortés et aux personnes euthanasiés, est-il possible de tracer une ligne entre la communauté à défendre et celle qui ne doit pas être défendue ? Professeur Butler précise que la question est souvent posée et répond, « c’est le point faible de ma théorie ». « Il faut tenir compte du contexte d’un avortement ou d’une euthanasie, bien définir ce qu’est le début de la vie et la fin de la mort et bien comprendre qui a le pouvoir dans chacune des deux situations. »

400 personnes applaudissent la réponse, bon je suis désolé, je dois trop bête pour comprendre cette réponse, qui me semble plutôt scandaleuse à première vue (ultra violente ?).

La dernière question revient au lobby LGBT sur l’homophobie. Et bien je suis drôlement content d’être resté 2h car il reste de l’espoir dans son chef. Professeur Butler explique à Mme LGBT : « lorsque vous avez des milices homosexuelles qui patrouillent dans la rue pour en découdre et bien ce n’est pas propice à la non violence. Si une action préventive violente est perpétrée, et que le groupe attaqué répond par de la violence, le groupe attaqué ne peut pas se prévaloir de légitime défense. Car le groupe qui a initié la violence a anticipé la violence du groupe qui réagit. »

Donc, on pourrait croire que Mme Butler a compris quelque chose à la non violence, mais bon je ne crois pas finalement : car sa longue blague sur les malabars qui assuraient la protection de la conférence est éloquente. « Merci pour votre protection », « surtout ne partez pas », « merci de me protéger en cas de violence », « je compte sur vous pour me défendre en usant de la force si nécessaire».

A la fin de la conférence, il était attendrissant de voir les duos de femmes et les duos d’hommes demander une photo avec leur star.

Bref quelle soirée ! La grande prêtresse du genre est-elle une adepte personnelle de la non-violence ? Elle a répondu non : elle se défendra ou plutôt se fera défendre en cas d’agression. Aucun rapport avec Ghandi, ou Martin Luther King.

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