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Pays : Espagne

Juan Carlos : fossoyeur de la monarchie espagnole ?

C'est ce que tend à exprimer cet article paru sur Boulevard Voltaire. Extrait.

"Les lois de succession seront certes respectées lors de celle de Juan Carlos I par son fils Philippe VI. Mais là s’arrêtera – ou presque – tout l’engrenage symbolique propre à la monarchie. Les temps sont à la banalité, et la Couronne espagnole a décidé de parier pour celle-ci et de prendre le profil le plus bas possible. La popularité de Juan Carlos – les sondages l’attestent – est au plus bas (et pour cause, après les nombreux dérapages d’un monarque qui n’a recherché tant de fois que son bon plaisir personnel). En portant ses sympathies sur le Parti Socialiste (PSOE) et en adoptant une attitude plus que molle face aux sécessionnistes catalans et basques, le pauvre homme a bien essayé de se rendre « sympathique » aux gens de « gauche », depuis toujours farouchement antiroyalistes. Rien n’y a fait ! La gauche (les bobos du Parti Socialiste exceptés) est en train de remplir ces jours-ci les rues des principales villes espagnoles lors de manifestations exigeant la fin de la monarchie.

Ils ne l’obtiendront pas… formellement. Le 18 juin Philippe VI sera bel et bien couronné roi d’Espagne. Mais les signes et les symboles de sa royauté, s’ils n’auront pas (encore) disparus, seront réduits à la portion la plus congrue. Ce jour-là les canons ne tonneront, ni les cloches ne sonneront, ni d’autres monarques ne viendront, ni les foules en liesse ne se réjouiront. Aucun Te Deum ne sera chanté, aucune messe ne sera célébrée. Dans la seule petite cérémonie prévue au Parlement, aucun serment ne sera prêté devant des Évangiles qui, tout comme le Crucifix, auront été relégués aux oubliettes. Ce jour-là le premier roi laïc de la Chrétienté sera couronné."

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
Avec le Salon Beige voulez-vous participer à cette émergence ?

Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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20 commentaires

  1. Bien vu ; une monarchie ne peut être que sacrée. Sans quoi cela devient une PME familiale…….

  2. La question de fond n’est pas la monarchie ou la république.
    C’est la soumission du pouvoir politique à la royauté du Christ.
    Mieux vaut une république chrétienne, qu’une monarchie laïque (= athée). Le reste est secondaire.

  3. Quel affreux gâchis !

  4. Que tous ces casse-pieds qui, déconnectés des réalités, crient dans les commentaires “Vive le roy ! Vive le roy !” à tout bout de champ méditent l’exemple espagnol, ou encore britannique (simple monarchie représentative).

  5. Pas de messe ni de bible ni de crucifix : Normal, l’Eglise a demandé officiellement de ne plus être religion d’Etat nul part dans le monde après Vatican II et a agit en cohérence avec sa parole en évacuant tous les évêques opposants d’Espagne (retraite, etc …) dès Paul VI.
    Monarque séculier et société matérialiste : normal car plus de monarque catholique, car plus de société chrétienne.
    On le voit avec le roi de Belgique et sa ratification des lois athées, les monarques ne sont plus croyants et sont des parasites sociaux qui pour vivre heureux de leurs rentes, vivent cachés.
    Tous connaissent les turpitudes et les compromissions de chacun et le roi d’Espagne n’en est pas exempt si on a bien suivi la presse ce dernières années. Ils ont conscience de leur inutilité et leur descendants aussi. s’ils sont encore là c’est qu’on ne guillotine plus ET qu’il n’y a aucune procédure “d’empêchement” (en France on dit de forfaiture” pour les déboulonner.
    Nos présidents qui sont des despotes intermédiaires entre rois et gouvernements représentatifs élus en ont les mêmes attributs.
    Pas de roi légitime ni de royauté viable sans, au dessus d’eux, le Roi de l’Univers. C’est un Principe fondateur.
    Et l’Espagne qui est parcourue par les micro-nationalisme régionaux dans lesquels doit finir statutairement toute l’Europe n’a plus besoin de roi fédérateur, c’est même un obstacle : le fruit est en train de mûrir.

  6. Un roi élu pour sanctifier la démocratie…
    Que nenni !
    Si l’on veut d’un Roi, il nous faudra une monarchie héréditaire, antiparlementaire et décentralisée, où il sera en ses Conseils, et le Peuple en ses Etats.

  7. Si la monarchie espagnole devait “tomber”, je crois que les Espagnols le regretteront un jour. Cependant, ce qui m’étonne dans leur comportement hostile actuel à la Maison Royale, et ayant vécu 3 ans en Espagne, c’est que les Espagnols me semblaient attachés au Prince Philippe. Ce mouvement n’est à mon avis issu que des gauchistes (nombreux) et autres indépendantistes… qui savent se mobiliser.

  8. quelle horreur !!!!
    et quelle erreur monumentale!!!
    Son trône sans Dieu reposera sur du sable.

  9. Juan Carlos a été un traitre à Franco qui l’avait mis en place,il a ruiné tout l’héritage franquiste de la grande Espagne et du catholicisme comme le démontre l’approbation par Juan Carlos du margayage et de la parentalité LGBT signé de sa propre main, Espagne qui compte un très puissant lobby LGBT qui est en territoire conquis ( et a contaminé l’Amérique latine ) , à l’époque , sous le franquiste cela n’existait pas, la loi punissait ce genre de mœurs déviante.
    Comment l’Europe de De Gaulle,Franco, Salazar a pu descendre aussi bas dans un tel degré de dégénérescence ?

  10. Juan Carlos abdique, après avoir laissé dériver son pays et ses mauvaises lois
    Alphonse XIII abdiqua, lui aussi, incapable d’assumer le destin de l’Espagne.
    Le général Franco, sauve l’Espagne de l’anarchie et du communisme, et remet l’Espagne sur la voie du développement matériel et moral.
    Les dynasties ne valent pas grand chose parfois, en comparaison d’hommes de caractère et de devoir.

  11. Ce ne sera plus un roi, mais un laquais…

  12. Dans ce cas, si j’étais espagnol je ne le considèrerais pas comme mon roi.

  13. Très triste. Espérons que Philippe VI régnera cependant longtemps car la monarchie hispanique est une belle création de l’histoire, et le reste même déformée.

  14. C’est tout le problème de la monarchie qui ne gouverne pas et se contente d’un trone sans reel substance …..
    La grandeur des rois est visible quand ils ont le pouvoir de décider ce qui doit ou non se faire au gouvernement .
    Sinon ca ressemble trop à une clique de privilègés fortunés qui encaissent des avantages de situations ,peu importe les dérives et trahisons des partis politiques …

  15. Il me semble que la monarchie espagnole est issue de la Reconquista (le rôle de Franco dans le rétablissement n’est qu’un épisode de l’histoire) et d’Isabelle la catholique.
    Devra-t-on parler de Juan Carlos l’athée ?

  16. Philippe VI d’Espagne n’a plus de chrétien que le prénom… quelle honte pour la monarchie espagnole ! On en viendrait presque à souhaiter un coup d’État et la prise du pouvoir par un chef d’État vraiment respectueux de la foi de l’Église !

  17. Voici une interprétation intéressante d’un de mes amis:
    Je suppose que le Philip du quatrain IX, 89 de Nostradamus est le futur roi d’Espagne
    et qu’il aura à lutter avec succès contre l’envahissement des Barbaresques (l’Islam !)…
    Mais après sept ans de règne le jeune Ogmion (le jeune roi de France) le chassera de son trône,
    je suppose, à cause d’une illégitimité de Philipe et de son père, peut-être par défaut de loi salique…
    Le reste des quatrains sera remis en bon ordre et se révèlera rapidement avec un seul sens possible
    de compréhension lié aux temps de grande confusion que nous vivons…
    Nostradamus quatrain IX, 89 :
    Sept ans aura PHILIP fortune prospère
    Rabaissera des Barbares l’effort
    Puis son midy perplex, rebours affaire
    Ieune Ogmion abysmera son sort

  18. Donc il ne sera plu rien ,n’est roi que devant DIEU.

  19. La monarchie espagnole ravalée au rang des affairistes de Monaco, (souvenez vous du fondateur de la principauté), c’est bien triste.
    Après le rappel à Dieu de la reine Elisabeth II, j’espère le plus tard possible, la couronne d’Angleterre ne sera pas mieux portée.

  20. Ainsi que le souligne le commentateur hj, les conditions de l’avènement de Felipe VI n’ont rien de surprenant.
    En 1975, Juan-Carlos avait prêté serment sur les saints Evangiles, et était passé des Cortès à l’église pour un Te Deum inaugural. Rien que de très normal : Juan-Carlos devenait roi dans le cadre de la Loi fondamentale de 1947. Loi fondamentale qui instaurait une monarchie où la religion catholique était la religion de l’Etat.
    Le même Juan-Carlos va patronner l’élection d’une assemblée constituante en 1977. Assemblée qui accouchera d’une Constitution (1978) dont l’article 16 proclame : “aucune confession n’a de caractère officiel”.
    En 2014 l’Espagne est régie par la Constitution de 1978. Il est donc normal que l’avènement de Felipe VI, contrairement à celui de Juan-Carlos, soit l’avènement d’un roi-laïc.
    Mais il faut bien comprendre qu’en 1978, seule une poignée d’évêques courageux osa déclarer avec à sa tête Mgr Guerra Campos, évêque de Cuenca : “c’est une constitution sans Dieu pour un peuple chrétien”.
    Alors que cette évolution, cette sécularisation de la monarchie espagnole, avait été encouragée et bénite par le Cardinal Tarancon, archevêque de Madrid et président de la conférence épiscopale. Et le Cardinal Tarancon n’agissait pas de son propre chef. Il était le chef de fil de l’épiscopat espagnol renouvelé par Paul VI après Vatican II, et son action était efficacement épaulée par le représentant de ce même Paul VI puis de Jean-Paul II, à savoir le nonce apostolique Luigi Dadaglio (que le même Jean-Paul II fera cardinal).
    Et en toute logique, le Concordat de 1953 a été déclaré caduc à la fois par Rome et par Madrid (accord du 3 janvier 1979).
    Il faut en effet savoir que dans les années du post-concile, les gouvernements successifs du général Franco avaient utilisé le Concordat pour essayer de freiner le nouvel épiscopat et le clergé acquis aux bouleversements – ce qui avait entraîné un conflit entre l’Etat franquiste et la Rome de Paul VI.
    La monarchie catholique a donc bel et bien été bradée en Espagne. Mais cette forfaiture ne date pas de juin 2014. Elle date de 1978. Elle eut pour acteurs principaux le roi qui avait juré sur les Evangiles de maintenir la Loi fondamentale, et les hauts dignitaires ecclésiastiques nommés et encouragés par la Rome du post-concile. Il faut avoir le courage de regarder cette vérité en face.

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