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L'Eglise : L'Eglise en France

Jésus aujourd’hui s’offre à voir et à toucher à travers son Corps mystique qui est l’Église

Voici l'homélie prononcée ce matin par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau, Abbé de Notre-Dame de Fontgombault :

"La réponse de Thomas aux disciples qui avaient vu Jésus au soir de la Résurrection a associé pour toujours à la personne de cet apôtre le qualificatif d'incrédule. Thomas est celui qui ne croit pas à la parole de ses frères. Il veut voir la marque des clous et porter son doigt à leur place, avancer sa main dans le côté du Ressuscité. Faisant cela, Thomas ne blesse pas seulement les autres disciples, il tente Dieu. Jésus, miséricordieux, se rendra à sa demande. Huit jours plus tard, il apparaîtra de nouveau aux disciples rassemblés, offrant sa paix, et proposant à Thomas de voir et de toucher. Ainsi, l'incrédule deviendra croyant et s'écrira : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Les Pères de l’Église se sont attachés à souligner les fruits du manque de foi de l'apôtre. Saint Grégoire affirme que l'incrédulité de Thomas vaut plus pour notre propre foi que la foi des disciples qui ont cru. Sa conversion confirme dans la foi notre esprit assailli par le doute.

L'épreuve de Thomas invite à méditer sur la source de la foi. Selon saint Paul : « La foi naît de la prédication et la prédication se fait par la parole du Christ » (Rm 10,17). Par sa réponse, Thomas demande un contact avec Jésus, un contact fort, charnel. Ce que veut voir Thomas, ce sont les blessures de la Passion. Ce dans quoi il veut mettre sa main, c'est ce côté transpercé par la lance d'un soldat, d'où ont coulé le sang et l'eau (cf. Jn 19, 34). Thomas va à la source et désire s'y abreuver. Que va-t-il donc sentir en mettant sa main dans le côté de Jésus ? Il va sentir un coeur brûlant d'amour, une fontaine de Miséricorde pour l'humanité. Sainte Faustine Kowalska, l'apôtre de la Miséricorde, verra partir deux faisceaux de lumière de ce coeur, deux rayons qui illuminent le monde. « Ces deux rayons, lui expliqua un jour Jésus lui-même, représentent le sang et l'eau : le rayon pâle signifie l'eau, qui purifie les âmes ; le rayon rouge signifie le Sang qui est la vie des âmes… » (Petit Journal, I.130). « Je présente aux hommes un moyen, avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de la Miséricorde. Ce moyen, c'est cette image, avec l'inscription : « Jésus, j'ai confiance en Vous ! » (Petit journal I.138) Le sang évoque le sacrifice de la Croix et le don eucharistique, nourriture de l'âme ; l'eau, dans la symbolique de Jean, rappelle non seulement le Baptême, mais également le don de l'Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14; 7, 37-39).

 

Jésus, après avoir entendu la confession de sa divinité de la bouche même de l'apôtre autrefois incrédule, répond : « Parce que tu m'as vu, tu as cru ; heureux ceux qui croient sans voir ! » Cette parole nous concerne, nous qui sur cette terre ne pourront probablement pas contempler les plaies du crucifié, ni toucher ses blessures. Toute contemplation du corps du Christ nous serait-elle pour autant refusée ? Jésus aujourd'hui s'offre à voir et à toucher à travers son Corps mystique qui est l’Église ; l'Église que certains veulent modeler, ajuster, falsifier pour la mettre au goût du jour ; l'Église dont d'autres refusent les paroles de vérité ; l'Église qui vient de Dieu, qui est don de Dieu ; l’Église, notre Mère.

Aujourd'hui, cette Église est en fête avec la canonisation de deux grands papes, Jean XXIII et Jean-Paul II. L'un et l'autre ont puisé abondamment à la fontaine de vie qu'est le Christ. L'un et l'autre ont été d'ardents apôtres de la Miséricorde pour notre temps et ont engagé les chrétiens à les suivre dans la voie d'une Nouvelle Évangélisation. Alors que les vents des idées soufflent de toutes parts, la première épître de saint Pierre, dont est tiré le chant de l'Introït, nous propose un chemin sûr : « Rejetez donc toute malice et toute fourberie, hypocrisies, jalousies et toute sorte de médisances. Comme des enfants nouveau-nés désirez le lait non frelaté de la Parole, afin que, par lui, vous croissiez pour le salut… Approchez-vous de lui [le Seigneur], la Pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie, précieuse auprès de Dieu. Vous-mêmes, comme pierres vivantes, prêtez-vous à l'édification d'un édifice spirituel… Car il y a dans l’Écriture: Voici que je pose en Sion une Pierre angulaire, choisie, précieuse, et celui qui se confie en elle ne sera pas confondu. » (1Pe 2,1-2 ;4-6) Avant de devenir pierre vivante dans l'Église, le chef des apôtres invite à devenir d'abord enfant de l'Église, à se laisser abreuver de son lait maternel.

L'image de la première communauté chrétienne, rapportée par les Actes des apôtres, vaut-elle toujours pour l’Église d'aujourd'hui : "La multitude des croyants n'avait qu'un coeur et qu'une âme" (Ac 4, 32) ? Sommes-nous artisans de cette unité ? Reprenons pour finir les paroles prononcées par Saint Jean-Paul II, en conclusion de l'homélie de canonisation de soeur Faustine le 30 avril 2000, et qui pourraient fort bien aujourd'hui s'appliquer à lui-même : « Misericordias Domini in æternum cantabo. – Je chanterai pour l'éternité les Miséricordes du Seigneur » (Ps 88 [89], 2). À la voix de la Très sainte Vierge Marie, la "Mère de la Miséricorde", à la voix de cette nouvelle sainte, qui dans la Jérusalem céleste chante la Miséricorde avec tous les amis de Dieu, nous unissons nous aussi, Église en pèlerinage, notre voix. Et toi, Faustyna, don de Dieu à notre temps, don de la terre de Pologne à toute l’Église, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la Miséricorde divine, aide-nous à en faire l'expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d'espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité. Aujourd'hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d'abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance: Jésus, j'ai confiance en Toi! Amen, Alléluia."

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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