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France : Société

« J’ai fait ça au nom de Dieu »…

« J’ai fait ça au nom de Dieu »…

Ils auraient trouvé un « intégriste chrétien » :

Les faits se sont produits aux alentours de 23 heures, ce lundi à Besançon ( Doubs). Un homme de 46 ans, qui roulait à contresens en plein centre-ville, a foncé sur la terrasse d’un bar. Il a percuté le mobilier sans faire de blessés, avant d’être maîtrisé par des agents du RAID en civil qui se trouvaient par hasard à proximité des lieux.

« Il se dirigeait à une allure lente vers les gens attablés et a percuté des chaises, mais les gens l’ont vu arriver et ont eu le temps de se lever », a expliqué Christine de Curraize, vice-procureure au parquet de Besançon.

L’établissement visé, L’Iguane Café, se trouve à proximité immédiate de l’église Saint-Pierre. « Qu’est ce que vous faites là ? », a répété l’homme en pointant du doigt l’édifice religieux.

« Il semblerait qu’il a voulu exprimer le fait qu’il est anormal d’être attablé et de boire de l’alcool près d’une église », a souligné le parquet, qui s’interroge sur un possible « intégrisme chrétien », ce que l’enquête devra déterminer.

D’après L’Est Républicain, le conducteur aurait expliqué pendant son audition avoir agi « au nom de Dieu ». L’homme n’était ni armé, ni alcoolisé. « La question est maintenant de savoir s’il avait des problèmes psychologiques », a souligné le parquet.

Âgé de 46 ans, le mis en cause est né en Centrafrique. Lors d’une conférence de presse, le procureur de la République Etienne Manteaux a précisé qu’il était arrivé en France en 2006. « Il a fait l’objet de deux procédures pénales suite à une plainte de son épouse pour viol. Il a été déclaré irresponsable pénalement en 2013. Les expertises ont démontré qu’il souffrait d’un psychose paranoïde avec des éléments délirants. » Il était suivi par un médecin pour des troubles psychiatriques et devait prendre des médicaments de façon régulière. […] Etienne Manteaux a précisé que de nombreuses bibles ont été découvertes, lors de la perquisition menée à son domicile. « Il explique qu’une voix lui parlait et qu’il était impensable qu’on puisse boire devant les marches d’une église. »

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