J-7 : “Je déteste l’UE qui laisse détruire par des ploutocrates des pays si riches en histoire et culture”

Quand un ancien pilote de la RAF parle avec ses tripes :

Lancaster%20sq%20300%20Hollande%20fin%20de%20la%20guerre"Nous avons résisté seuls en 1940. Nous pouvons le refaire": Bryan Neely, pilote de la RAF pendant la Deuxième guerre mondiale, est persuadé que seul un Brexit rendra sa grandeur au Royaume-Uni aujourd'hui étouffé "par les ploutocrates de Bruxelles".

"On nous bassine avec l'idée qu'on n'y arrivera pas tout seuls. Quel ramassis de conneries! Évidemment qu'on peut y arriver. En 1940 il n'y avait personne pour nous aider. Ayons des tripes, nom de Dieu", s'anime-t-il lors d'un entretien à l'AFP.

Toujours bon pied, bon œil à presque 92 ans, Bryan Neely est un fervent défenseur du Brexit et jette toutes ses forces dans la bataille à l'approche du référendum du 23 juin. Depuis qu'il a rejoint la campagne "Veterans for Britain", son smartphone vibre toutes les cinq minutes et il sillonne le pays pour coordonner les troupes, bannière de l'Union Jack au vent.

"J'aime l'Europe", explique-t-il en se versant une tasse de thé dans le charmant petit jardin de son appartement à Notting Hill, au cœur de Londres en recevant l'AFP. "Mais je déteste l'UE qui laisse détruire par des ploutocrates des pays si riches en histoire et culture", s'étrangle-t-il aussitôt.

"Qui sont ces financiers de Bruxelles ? Attendons de voir qu'ils montent dans un avion et voient les balles siffler dans le cockpit. Ils ne connaissent rien à la vie", enchaîne l'ancien pilote de la Royal Air Force (…)

Il était âgé de 19 ans à peine lorsqu'il a effectué son premier raid aérien au dessus de l'Allemagne aux commandes d'un bombardier Lancaster [photo]. De ces années de guerre, Bryan Neely garde la profonde conviction que les Britanniques ont un caractère unique, mélange de fierté, de force et de résilience. "En 1940 après la bataille de Dunkerque, l'Europe était à plat ventre devant les nazis. Nous avons résisté seuls pendant dix-huit mois avant l'arrivée des Américains. Nous pouvons le refaire aujourd'hui", dit-il.

Que le Premier ministre David Cameron, les chefs d’État étrangers ou les institutions internationales puissent penser le contraire l'énerve au plus haut point. "Ils ne nous parlent que de chiffres, nous annoncent une catastrophe imminente. Ils étaient où en 1940 ? A l'époque, un seul homme s'est levé: Churchill. On ne serait pas dans cette situation s'il était toujours vivant." (…)

Né en Inde, il a vu l'empire britannique s'effondrer. Aujourd'hui, il craint pour l'identité même de l'Angleterre. "Je ne suis pas contre l'immigration mais il faut qu'elle soit contrôlée. Nous perdons, en tant que nation, tout ce qui nous caractérise. L'immigration a complètement submergé notre 'anglitude'. Si l'Europe désire tant l'Angleterre, qu'on laisse l'Angleterre être l'Angleterre", souligne-t-il."

Laisser un commentaire