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Pays : International

Invasion de l’Ukraine : les autorités françaises dubitatives ?

Selon ce que rapporte Jean-Dominique Merchet, ici.

"Sur la base de leurs propres renseignements, les autorités françaises ont une vision "plus mitigée" que celle l'Otan sur l'intervention russe en Ukraine. Là où les responsables de l'Alliance atlantique voit une offensive de grande ampleur, les Français sont plus prudents, même s'ils ne contestent pas la présence militaire russe dans l'Est de l'Ukraine. "Il y a du Russe, c'est sûr", avance une source bien informée. "Mais certainement pas des brigades entières avec des blindés" comme semblent le montrer les photographies satellites diffusées par l'Alliance – selon toute vraisemblance d'origine américaine puisque l'Otan ne dispose pas de ses propres satellites d'observation. Les Russes ont transféré beaucoup de matériels et dans une moindre mesure des hommes en soutien des séparatistes. Il existe "des éléments concordants d'incursions russes" assure une autre source française. Les hommes en question ont été, pour l'essentiel, identifiés ; outre différentes forces spéciales (Spetznaz), il s'agit des troupes de la 76ème division d'assaut parachutiste de la garde de Pskov, dans le nord-ouest de la Russie. Cette unité était déjà intervenue en Crimée et le président Poutine serait récemment venu leur rendre hommage.

Là où le gouvernement de Kiev, l'Otan, de nombreux cercles américains et plusieurs pays d'Europe orientale parlent d'agression de grande ampleur, le ministre français des affaires étrangères a été quelque peu en retrait ce vendredi après-midi devant la conférence des ambassadeurs en affirmant : "Il faut que cessent les bruit de bottes russes dans l'est ukrainien", après avoir rappelé les efforts de la France pour "encourager la désescalade".  Jeudi, le président de la République affirmait de son côté :  "S’il était avéré que des soldats russes sont présents sur le sol ukrainien, ce serait bien sûr intolérable et inadmissible". Ferme avec Moscou, l'Elysée ne l'est pas moins avec Kiev : "Les autorités ukrainiennes doivent faire preuve de retenue dans les opérations militaires, décider d’une large décentralisation au bénéfice des régions russophones et écarter toutes provocations". En privé, Paris comme Berlin ne cesse depuis des semaines de dire aux Ukrainiens de se calmer et de trouver une solution politique, et pas militaire comme ils ont choisi de le faire. 

La position française rejoint celle exprimée par le président Obama, jeudi soir. Le président Obama est apparu, une nouvelle fois, beaucoup plus prudent et modéré que son Administration : s'il constate une "profonde implication" russe dans le soutien des séparatistes, il refuse de parler d'invasion et considère que les évenements des derniers jours ne changent pas la nature du conflit : "ce n'est pas réellement un changement (shift)", mais juste une manière "un peu plus ouverte" de l'intervention russe. 

Les déclarations alarmantes de l'Otan suscitent un certain malaise à Paris, où le secrétaire général Anders Fogh Rasmussen n'est guère populaire : "L'Otan doit servir à apaiser, à rassurer" indique-t-on dans les milieux officiels. "Pour cela, l'Otan doit être forte et sûre, pas belliqueux. Hausser le ton revient à nourrir les fantasmes russes contre l'Otan". 

Ces déclarations interviennent à moins d'une semaine du sommet de l'Otan, les 4 et 5 septembre, au Pays de Galles. Il est clair que la technostructure de l'Otan utilise la crise ukrainienne pour se refaire une santé, alors que la fin de sa présence en Afghanistan se profile pour la fin de l'année. Par ailleurs, les pays voisins de la Russie, au premier chef  Baltes et Polonais nourrissent des craintes réelles quant à la politique du président Poutine. Les principales puissances de l'Alliance ne souhaitent pas s'engager dans le déploiement permanent d'unités dans les ces pays – ce qui aggraverait les tensions avec Moscou. Le sommet de l'Otan devrait voir la création d'une nouvelle force de réaction rapide, la Very High Readiness Joint Force (JHRJF) qui pourrait être projeté en urgence à l'intérieur de l'Alliance en cas de crises. Ce "fer de lance" s'ajouterait à l'actuelle Nato Response Force (NRF), une force de réaction rapide, plus lourde et donc plus lente, surtout destinée aux opérations extérieures.

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8 commentaires

  1. il a été impossible de localiser les lieux des photos des blindés russes en Ukraine.. Pourquoi ?
    C’est la même chose avec l’avion malaisien abattu, impossible de savoir qui a fait quoi.
    ça sent l’entourloupe !!! AH ! AH ! AH !

  2. Les USA commencent à rétro-pédaler, maintenant que la situation de Kiev se dégrade.
    Quoi qu’il en soit, les sanctions absurdes contre la Russie vont aussi ravager l’économie européenne qui n’avait pas besoin de ça.

  3. Comment ? Les précédentes “preuves” fournies par Kiev (des captures d’écran provenant d’un jeu vidéo) ne sont pas suffisantes ?

  4. En clair, les responsables politiques contrôlent assez mal les appareils guerriers (CIA, OTAN) qui soutiennent la dangereuse équipe par eux installés à Kiev.
    La grande stratégie des faucons qui sévissent depuis les années Bush (dont le mari de Mme Nuland) atteint ses objectifs : destabiliser tout ce qu’ils ne contrôlent pas.

  5. On ne peut quand même pas se payer le luxe d’une coupure de 20% de nos besoins en gaz par les russes pour faire plaisir au lobby gay!

  6. Cela fait longtemps maintenant que toute justification, preuve ou autre photo issues du gouvernement américain pour justifier une politique sont à prendre avec des pincettes tant ils ont menti et mentent encore.
    Nos gouvernants dont beaucoup sont Young leaders (programme d’influence américain) Sarkozy Hollande Valls Belkacem et le nouveau ministre de l’économie et beaucoup d’autres sont esclaves des volontés américaines.
    Tellement esclaves qu’ils nous ont fait retourner à l’OTAN et acceptent des mesures économiques contraire à nos intérêts pour plaire à leur maître.
    Foin de cette trahison quotidienne, l’avenir de notre continent est à l’Est avec la Russie et l’Ukraine, vieilles nations européennes dont le conflit actuel a été provoqué par les américains et les esclaves européens.
    Si l’on doit avoir un immense respect pour les jeunes soldats américains morts sur notre sol, il n’y a aucun respect à avoir vis à vis de gouvernements hégémoniques et anti démocratiques comme le sont les USA et leurs alliés.

  7. Le but de toute cette propagande anti-russe est l’aubaine d’augmenter les milliards pour l’otan au détriment des européens et au profit des ricains qui veulent empecher la prospérité eurasie de Lisbonne à Vladivoskovf,et continuer d’asservir l’Europe aux usa …..

  8. Le pape disait en mars dernier :
    Le pire péché des médias, la désinformation
    (RV) « Je considère que les péchés les plus graves que commettent les médias sont ceux qui concernent les contre-vérités et les mensonges, et ils sont trois : la désinformation, la calomnie et la diffamation ». Voilà ce qu’a déclaré le Pape François durant l’audience de ce samedi matin accordée aux radios et télévisions d’inspiration catholique du réseau Corallo. « La calomnie et la diffamation sont graves, mais le plus grave c’est la désinformation », a tenu a ajouté le Pape. « La calomnie c’est un péché mortel, mais l’on peut toujours arriver à clarifier les choses, et à faire valoir finalement que c’est une calomnie ». « La diffamation c’est un péché mortel, mais on peut réussir à dire que c’est une injustice». « Mais la désinformation, a ajouté le Pape, c’est ne dire que la moitié des choses, celles qui me conviennent, et ne pas dire l’autre moitié : de sorte que celui qui regarde la télévision ou écoute la radio ne peut bien juger les choses parce qu’ils n’a pas tous les éléments, car ils ne lui ont pas été livrés ». « Evitez ces trois péchés : la désinformation, la calomnie et la diffamation », a conseillé le Pape François à son auditoire.
    Et qu’entendons nous ? y compris à radio Vatican ? …la propagande atlantiste !!!

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