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L'Eglise : L'Eglise en France

Intervention de Me Jérôme Triomphe au rassemblement pour la messe à Saint-Maur, suivi de Saïd Oujibou

Intervention de Me Jérôme Triomphe au rassemblement pour la messe à Saint-Maur, suivi de Saïd Oujibou

C’était ce matin.

Puis Saïd, musulman converti au protestantisme, a témoigné :

Voici le discours de Jérôme Triomphe :

Chers amis,

Dimanche dernier, plus de 40 manifestations se sont tenues.

Aujourd’hui, il y en a plus de 60 !

Dimanche dernier, des milliers de catholiques ont bravé fièrement l’interdiction totalitaire de prier dans la rue.

Des hommes résolus ont défié ce gouvernement indigne.

Ils sont restés debout devant les hommes et se sont agenouillés devant Dieu !

La colère gronde et sourd dans tout le pays de France et ce gouvernement va bien devoir reculer !

La semaine dernière, le préfet Lallement interdisait une manifestation devant Saint Sulpice après avoir prétendu interdire tout signe religieux apparent !

Pour ce dimanche, dans sa grande mansuétude, il a décidé de ne plus interdire au motif que les organisateurs avaient respecté son interdiction avec discipline !

Ces gens donnent des récompenses à ceux qui leur obéissent !

Et ils continuent à nous interdire de prier. Cet arbitraire est trop grossier et des décisions ont commencé à tomber !

Le préfet Lallement a été désavoué par le juge du référé-liberté de Paris hier soir !

A Clermont-Ferrand, le tribunal a désavoué le Préfet du Puy-de-Dôme et rappelé qu’aucune autorité ne pouvait interdire de prier dans une manifestation.

Hélas, ils méprisent tellement le droit et la liberté que le même préfet reprenait 2h plus tard trois nouveaux arrêtés d’interdiction des trois manifestations de Clermont-Ferrand en comptant sur le fait qu’aucun référé-liberté ne pourrait être déposé à temps. Ils ont été déposés hier soir et dans la nuit et certains d’entre nous ont travaillé tard.

Hélas, le même juge qui avait invalidé les interdictions du préfet du matin a validé les interdictions du préfet de l’après-midi !

¨ Mais je ne vous aurais pas tout dit si, cédant à une crainte révérencielle, je ne disais pas la tristesse et l’indignation qu’ont provoqué dans le peuple catholique qui souffre l’attitude et les propos de certains de nos pasteurs

Si nous sommes soutenus par de nombreux évêques, d’autres ont cru pouvoir condamner nos manifestations ou s’en désolidariser comme si nous avions la peste ou pire, le covid !

Il y a même ceux qui ont osé écrire à certains d’entre nous que manifester pouvait … indisposer le gouvernement.

Mais c’est le but !

Qu’on le déplore ou non, le rapport de force s’est toujours passé dans la rue !

Savez-vous ce que disait le Pape François le 29 juillet 2013 aux JMJ de Rio : “Mettez le bazar ! Mettez le feu dans les diocèses. Ne restez pas enfermés dans vos communautés. L’Église doit sortir dans la rue” ! “Je n’apprécie pas les jeunes qui ne protestent pas.” !

Et bien nous protestons car nous sommes la jeunesse de France !

¨ Et, comment le celer, l’un d’entre nos pasteurs a cru pouvoir accuser certaines de ses ouailles en donnant ainsi raison au gouvernement laïciste qui méprise la religion et la liberté.

Non Monseigneur, la messe n’est pas pour nous un « business » !

Pour les journalistes, préfets et ministres incultes, pour ceux qui n’ont pas la chance et le bonheur d’avoir la foi ou ceux qui donnent l’impression de l’avoir perdue,

La messe est le plus grand trésor que Jésus ait laissé à l’humanité rachetée comme témoignage de Sa tendresse et de Son amour infini pour nous.

Car devant la chute de l’humanité, ce Dieu infini S’est abaissé sur cette misère et S’est fait homme.

Il a voulu naître pauvre, dans le froid et dans la paille.

Il a voulu nous racheter en souffrant ce qu’aucun homme ne peut souffrir.

Il a déchiré le voile du temple en mourant nu sur le bois d’une croix d’infamie.

Il a ouvert la porte du Paradis à tous les hommes à la tête desquels un criminel repentant.

Et il nous a laissé Son Eglise, avec ses hommes si imparfaits et parfois si lâches comme l’a été St Pierre.

Il nous a donné Sa propre mère comme tendre mère de tous les hommes.

Nous étions fils de Dieu et ce Dieu S’est fait notre frère.

Dieu le Père nous a ainsi envoyé Son Fils Bien-aimé pour venir ramener à lui l’humanité déchue et vautrée dans le péché, par le sacrifice consommé et infini de la Croix qui répare l’infinité des péchés des hommes repentants.

Et à chaque messe, cette messe que nous revendiquons, cette messe que nous réclamons, c’est ce sacrifice de la Croix qui est à chaque fois renouvelé sur l’autel.

A chaque messe, notre doux Sauveur offre ce sacrifice renouvelé à Dieu le Père pour le rachat des hommes qui chutent en permanence pour les ramener au Père.

La messe, c’est la supplication même du Christ au Père de pardonner à l’humanité pécheresse et repentante.

Voilà pourquoi il s’agit du trésor de l’Eglise.

Voilà pourquoi sans elle, nous ne pouvons pas être sauvés.

Voilà pourquoi nous ne pouvons pas nous en passer.

L’immense Michael Lonsdale qui vient de mourir nous a laissé un dernier enregistrement sur l’Eucharistie comme un testament bouleversant dans ce temps de souffrance.

“Il n’y a pas de plus grand don à protéger” que ce sacrement, disait-il.

« Le grand miracle, c’est le miracle de l’Eucharistie. » « Il était inimaginable pour l’homme, que le Seigneur se donne dans ce pain qui devient Sa chair… et dans ce vin, qui devient Son sang. C’est le plus grand des dons, c’est le plus grand trésor que Dieu puisse vous faire. Il n’y a pas de plus grand don à protéger que ce don-là ». « Demandez au Seigneur Jésus cette grâce d’avoir faim de Son Eucharistie. Demandez à son fils bien-aimé cette grâce d’avoir faim de Sa présence réelle ».

A chaque communion eucharistique, c’est ce doux sauveur, réellement présent avec son corps, son sang, son âme et sa divinité, plein de tendresse et de bonté, qui vient nourrir notre âme pour faire grandir en nous la vie trinitaire qui préfigure la vision béatifique du Paradis à laquelle nous aspirons tous.

Il est notre besoin et sans Lui nous ne pouvons pas vivre.

Il est notre nourriture et sans Lui nous dépérissons.

La communion est si importante que c’est elle qui accompagne nos mourants dans le Saint Viatique au moment même de paraître devant le Sauveur.

Que ce soit caché dans le tabernacle ou dans la communion, notre Seigneur Jésus est là à chaque instant pour nous et il nous attend.

Et nous ne lui répondons souvent que par notre indifférence pressée.

Mais Il est tellement plus grand que nous qu’Il se contente de nos misères, de notre faiblesse et des bribes de ce trop peu d’amour que nous arrivons à Lui rendre.

Voilà pour quel mystère impérieux des martyrs ont préféré être déchiquetés par des lions que de brûler 3 grains d’encens à des idoles quand le Christ nous offre la tendresse infinie du Père.

Voilà pourquoi un Cristero de 14 ans comme Saint José Sanchez del Rio peut encore au XXème siècle préférer mourir sous les balles gouvernementales que de vivre dans la nuit du désespoir et de la honte pour avoir trahi Celui qui nous as tout donné.

Le peuple catholique souffre. Alors quel est ce père qui, à des enfants qui lui demandent du pain, leur donne des pierres ?

¨ Mais si nous avons besoin du Christ, de Son amour et de Sa lumière, nous avons aussi besoin de Son Eglise qu’Il nous a laissée, et de nos Pasteurs qu’Il a nous a donnés pour paître ses brebis.

Voilà pourquoi nous nous permettons cette respectueuse interpellation.

Quand la Révolution s’est attaquée à la religion catholique, les Vendéens se sont dressés et sont allés chercher leurs chefs pour les conjurer de se mettre à leur tête et de les guider.

De ce peuple vendéen, on a retenu la geste héroïque et l’épopée sublime et tragique.

Mais c’est de leurs chefs que l’histoire a retenu les noms.

Pasteurs, soyez nos chefs, nos défenseurs et nos guides !

Ne laissez pas ce peuple catholique dépérir, privé de la messe et de la communion que vous, vous avez tous les jours !

Pasteurs de l’Eglise du Christ, vous êtes les débiteurs insolvables de ces biens spirituels que vous avez le devoir de défendre contre les impies et les ignorants qui nous les volent parce qu’ils les méprisent !

Ne cédez pas aux injonctions de ceux qui prétendent vous déposséder du devoir de défendre publiquement et avec force, non seulement le culte et le peuple de Dieu mais également la vérité et la morale chrétiennes.

Soyez ces colonnes de vérité qui affermissent leurs frères dans la foi
Soyez les pasteurs de vos brebis face aux morsures cuisantes des loups laïcistes !

Face à cet Etat totalitaire, soyez des réfractaires !

Ne leur négociez pas ce qui n’est pas négociable !

Défendez les droits imprescriptibles des catholiques sur cette terre de France arrosée du sang des martyres.

Car nous avons besoin de vous comme de la vie sacramentelle !

¨ Oui, ce à quoi s’attaque ce gouvernement, c’est cette foi incarnée qui nous constitue et nous vivifie.

La harangue du Général de Charrette a traversé les siècles ! Ecoutez-le ! 

« Notre Patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre Patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi… Mais leur Patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors, qu’est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d’irréligion ? Beau discours, n’est-ce pas ? Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous l’avons sous les pieds… Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur… ».

Voilà comme parlait Charrette il y a plus de 200 ans !

Alors oui, catholiques de France, cette créance de l’homme intérieur est imprescriptible et nous ne cesserons pas de la réclamer !

On n’arrête pas le vent avec les mains pas plus qu’on n’arrête le souffle de la liberté avec des arrêtés arbitraires.

On n’étouffe pas le cri de révolte de milliers de poitrines ardentes et généreuses !

Rendez-nous notre bien !

Rendez-nous ce qui nous est du !

Rendez-nous la messe !

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1 commentaire

  1. c’est un protestant catholique j’ai l’impression, Bernard Anthony va bien le ramener dans le giron de la véritable église

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