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Valeurs chrétiennes : Education

“Il y a en France un problème de vision de la liberté scolaire”

Valeurs actuelles consacre un article à Anne Coffinier. Elle y déclare :

« À un moment donné de ma vie, j’ai eu besoin de sens
et d’unité. Je me suis demandé quels étaient les secteurs fondamentaux
pour moi. J’en ai trouvé deux : la défense de la vie et l’enseignement.
Je me suis trouvée mieux placée, plus qualifiée, pour le second
. »

Pourtant, à l'École normale supérieure, elle déchante :

"Rue d’Ulm, Anne Coffinier pressent rapidement que l’univers de
l’enseignement auquel elle se trouve donc destinée est, selon ses mots, « sinistré »
: jeunes professeurs désespérés par les conditions d’exercice de leur
métier, système bloqué, irréformable
. L’idée qu’elle puisse s’épanouir
dans cette voie-là s’en trouve ébranlée. […] Sa décision est prise : renonçant à l’agrégation
ou au doctorat, elle va quitter l’ENS pour préparer l’Ena."

Elle déchante encore :

«
À Sciences Po, j’avais déjà des doutes quant à la possibilité de
changer les choses de l’intérieur, mais à l’Ena ce fut le coup de grâce.
On comprend tout de suite que, si l’on veut faire carrière, il ne faut
surtout rien changer.
»

En 2004, elle finit par fonder Créer son école.

«C’était un monde de rigueur, de cohérence ; je retrouvais
ces valeurs d’indépendance, de transmission, de traditions
intellectuelles et morales, mais aussi de liberté. Il me semblait que la
structure même de l’école libre était vraiment féconde pour notre
époque.
»

Certains lui suggèrent de s’investir dans le cadre de l’Éducation nationale.

«Cela me semble précisément impossible. D’autres s’y sont essayés avant moi et cela n’a rien donné.»

«Il y a en France un problème de vision de la liberté scolaire. Les gens
sont très étatistes, égalitaristes, anti-élites, tout en reconnaissant
qu’il y a quantité d’élèves malheureux dans le système

Sur le péché de
communautarisme, elle rétorque :

«Il faut d’abord s’entendre sur ce mot : s’il s’agit de
la volonté qu’ont des parents d’élever leurs enfants ensemble, dans des
valeurs qu’ils partagent, je ne vois pas où est le problème
. C’est une
volonté naturelle. En revanche, s’il s’agit de se couper du monde, de
vivre entre soi, c’est une affaire de mentalité qui dépasse le cadre de
l’école. L’esprit de ghetto peut exister partout, même dans l’école
publique
. Le meilleur moyen de se prémunir contre ce risque, c’est
l’excellence. Si la recherche de l’excellence est affichée, et
effective, des élèves de tous horizons rejoindront la structure et en
assureront la nécessaire diversité.»

Ses projets :

« nous allons
proposer des programmes scolaires, plus cohérents et plus exigeants, et
les rendre disponibles pour tous. Nous expérimentons cette rentrée le
lancement d’une école indépendante en banlieue difficile pour montrer
que, là aussi, là surtout, la réponse passe par plus de liberté. »

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