Il s’inspire de Bourvil pour piller les troncs. C’est une bonne soeur qui l’identifie.

1452575L'affaire qui rappelle ce film n'est pas banale :

"L’histoire débute en 2014. Quelques mois après sa prise de fonction, sœur Anne se rend compte que l’argent qu’elle récupère dans le tronc de l’église n’est pas équivalent aux nombres de cierges brûlés. Maligne, elle met en place un stratagème : mettre un billet dans le tronc pour éviter qu’on puisse s’emparer des pièces. « S’il disparaît, c’est qu’il y a bien un voleur. » Quelques jours après, le billet a disparu.

Avant de porter plainte, elle renouvelle plusieurs fois l’expérience. Les faits perdurent. Elle tente de placer des balles de ping-pong dans le tronc. Malgré le subterfuge, elle constate que des allumettes enflammées ont été insérées dans le tronc, brûlant les balles de ping-pong… Elle décide alors de surveiller l’église. « J’avais peur que ce soit quelqu’un que je connaisse, mais heureusement non. À un moment donné, j’ai repéré un homme, pas très jeune et pas vieux non plus. Après ses visites, l’argent disparaissait, indique-t-elle. Voler dans une église, c’est un peu lamentable. »

Fin 2016, sœur Anne porte plainte chez les gendarmes. Un enquêteur de la brigade de gendarmerie de Saint-Sauveur-le-Vicomte s’intéresse de près à l’affaire. Il prend contact avec le diocèse et, au terme de quelques mois d’enquête, parvient à identifier puis à localiser le voleur.

Ce jeudi, à l’aube, le voleur présumé, un homme de 48 ans, est interpellé à son domicile à Saint-Lô par les gendarmes de la communauté de brigades de Sainte-Mère-Église, avec l’appui du peloton de surveillance et d’intervention de Saint-Lô.

L’homme est placé en garde à vue et ne tarde pas à dévoiler son étrange stratagème. Sa technique ? Placer de l’adhésif double face ou de la colle à l’extrémité d’une tige en métal. Un outil qu’il insérait alors dans le tronc de l’église afin d’extraire les billets et les pièces. Selon les gendarmes, il pratiquait cela depuis plusieurs années et aurait ainsi pillé 28 églises de la Manche, du Calvados et de l’Ille-et-Vilaine à raison de deux périples par semaine dans cinq à 15 églises. Son butin ? 250 € par mois soit 7 500 € sur les deux dernières années".

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