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France : L'Islam en France / Religions : L'Islam

Il n’y a pas de Coran alternatif !

Suite aux propos de Dalil Boubaker que nous avions évoqués ici, Bernard Antony précise sur son blog :

"On le sait, je ne crois pas du tout à la véracité de la thèse du docteur Boubakeur selon laquelle l’islam n’est pas une politique, selon laquelle il n’est qu’une religion de paix, de tolérance, etc, etc…

Le drame pour le docteur, c’est que sa position nie la réalité et l’exemplarité du Coran et des Hadtihs. Mais la vérité exige de dire que sur certains sites d’information on a usé contre lui, sans doute involontairement, d’un très mauvais procédé de totale inversion de ses propos tenus sur BFM TV.

On l’entend en effet décrire avec tristesse  et effroi ce qu’est l’islam pour les fondamentalistes : une idéologie de lutte et d’agression. Ce n’est évidemment pas sa position ! Hélas, en isolant cela de son contexte, on lui prête l’adhésion à ce qu’il combat !

On peut, comme je n’ai cessé de le faire, rétorquer au docteur Boubakeur qu’il présente de l’islam une très personnelle vision irénique que dément non seulement toute son histoire mais surtout le modèle même de l’exercice du pouvoir par Mahomet à Médine. Mais il n’est pas honnête de lui prêter la position qu’il décrit et dénonce, même si elle nous paraît d’évidence être celle de l’islam réel. Car il n’y a pas de Coran alternatif !"

En réponse à Bernard Antony, il me paraît utile de préciser :

1 – Que l'objet du post en question (court par définition) était d'accrocher l'attention du lecteur sur le lapsus de Dalil Boubakeur durant cet entretien. La perte des moyens de Dalil Boubakeur s'est traduite par ces propos que j'ai d'ailleurs qualifiés, en réponse à un commentaire, de lapsus se traduisant justement par une déclaration inverse de la position connue de tous de Dalil Boubakeur sur l'Islam.

2- Il n'y avait donc ni volonté de désinformer ni "hâte" ni "étourderie" d'autant plus que les lecteurs du Salon Beige, suffisamment avertis sur la question, s'en sont certainement rendus compte en écoutant l'émission proposée en lien. Faisant de surcroit confiance à l'intelligence des lecteurs du Salon Beige, il ne m'avait pas paru nécessaire de faire une rectification… 

3 - Enfin, pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, je tiens à préciser que je suis sur le fond en total accord avec Bernard Antony.

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6 commentaires

  1. lapsus !
    Il n’y a pas de courant, euh ! pardon, de Coran alternatif

  2. DB a bien dit ça
    en s’emmêlant quelque peu
    il voulait désigner ce qui devient, tendance néfaste, tout un pau de l’islam,
    plus large que la militance armée ou le salafisme pousse au meurtre
    mais plus restreint que l’islam dans son ensemble
    Il me semble qu’il reste calé sur sa vision d’un islam gentil et policé, comme dans son opuscule joliment appelé L’islam tolérant
    (qualité intrinsèque, ou idéale?…)

  3. De toutes façons, perso, j’ai entendu l’interview.. Or, son idée de faire une conférence mondiale dans laquelle on “discuterait” puis l’idée de faire nommer des imams en France par … L’Etat…. Finit par me faire penser furieusement à l’arrivée d’un totalitarisme qui arrangerait bien des gens.
    En relisant “l’arrivée de l’antechrist” par l’abbé Lehmann, on se sent bizzarement interpellé par ce qui se passe aujourd’hui …
    Bonne lecture …! Et que chacun pense bien ce qu’il veut .

  4. L’Islam gentil doit bien être possible, puisqu’il y a des mahométans gentils. Mais c’est un Islam qui est en désaccord avec ses textes fondateurs. Donc tout retour aux sources, tout “revival” islamique est forcément christianophobe, comme tout retour à la Tradition catholique est forcément islamophobe. L’esprit de conciliation a toujours plus ou moins partie liée avec le sentiment d’être en position d’infériorité. Selon l’Evangile, c’est quand un roi a des troupes insuffisantes qu’il cherche à négocier la paix avec son ennemi.
    L’Islam a été doux quand il était colonisé. Il est doux dans des pays non-islamistes quand il tire un très appréciable profit de son respect des lois des “infidèles”. Mais il redevient fatalement guerrier quand il a pour lui la puissance politique ou quand il n’a plus rien à perdre à un combat qui finirait par sa défaite.
    Mais pour être juste, il faudrait reconnaître que c’est pareil pour le christianisme. Il a été doux quand il était persécuté et féroce quand il est devenu la religion d’un grand empire. Il est redevenu doux aujourd’hui (en Occident) parce qu’il est sous la botte de gouvernements laïcistes. Et dire que rien, dans ses textes fondateurs, ne justifie l’usage de la violence serait faire offense à tous ses saints pasteurs qui n’ont vu d’un mauvais oeil ni les croisades, ni l’Inquisition, ni, bien entendu, la monarchie de “droit divin”. Ni la conquête du Nouveau Monde et sa christianisation “énergique”. Le christianisme n’a pas produit de kamikazes, mais il se glorifie quand même, et à juste titre, d’avoir produit des martyrs qui, quelque fois, n’ont pas hésité à provoquer des persécutions sur d’autres chrétiens plus tranquilles (je pense à ceux qui sont entrés dans les temples païens pour en renverser les idoles, et à ceux qui sont entrés dans des mosquées pour dire aux musulmans qu’ils adoraient le Diable). Le christianisme tout doux, tout passif, tout crucifié, et absolument respectueux des autres religions est une invention récente, une création propagandiste, dont il faudrait chercher l’origine dans une apologétique moderne plutôt que dans les sources de notre foi.

  5. @cassianus
    Croisades: il s’agissait de défendre des terres chrétiennes envahie par des musulmans. Il y a eu des débordements, certes, mais nul vrai chrétien ne les a jamais bénis.
    Inquisition: il s’agissait de procès ayant pour but de ramener des brebis égarées au vrai dieu, ce avec douceur et pédagogie, dans un souci de charité. Il y a eu des débordements aussi, l’Eglise ne les a jamais montrés en exemple.
    Droit divin: il s’agissait de gouverner selon le droit divin, c’est-à-dire dans la justice et la charité. Il y a eu des débordements aussi, l’Eglise ne les a jamais montrés en exemple.
    Conquistadors: en face de leur cupidité ils ont trouvé des prêtres et des religieux qui, eux, ne considéraient pas du tout que les indigènes n’avaient pas d’âmes.
    Etc.
    Bref, si l’Eglise et l’Islam sont tous deux composés de pécheurs, il y a une différence fondamentale entre eux: l’Eglise sait voir quand ses membres pèchent et elle dénonce toujours, j’ai bien dit toujours, les conduites indignes de ses membres. Le critère n’est d’ailleurs pas difficile : si tel chrétien a agi en dépit de la charité, alors il n’a pas agit en chrétien. L’islam est loin, très loin, de là…

  6. Comme je l’ai dit dans un post avec une comparaison peut-être trop explicite, Dalil Boubaker ne s’adresse pas à nous mais à ses coréligionnaires.
    Il leur dit en clair qu’ils doivent mainteant s’organiser politiquement.
    A mon avis il serait en train de préparer une liste.

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