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L'Eglise : L'Eglise en France

Il est temps de sortir de l’irénisme politique et médiatique

Homélie donnée par l'abbé Le Coq (FSSP), hier soir, lors de la messe de Requiem pour les victimes des attentats à Paris :

"Et maintenant quoi dire ! Et quoi faire… Et comment continuer ! ? Comme si de rien n’était ?

Quand des innocents ont été fauchés par l’islam. Non plus une ou deux victimes abattues au hasard mais des centaines en des lieux « minutieusement » ciblés. Non plus  seulement des inconnus tués au bout du monde, mais nos compatriotes fauchés à 200 mètres de là ou je dînais vendredi soir (puisque j’étais fortuitement place de la République). Ils ont été assassinés en haine de ce qu’ils partageaient avec nous : assassinés parce que français. Des fils de France sont morts et nous portons leur deuil. Non pas seulement par « compassion lointaine » mais parce que c’est notre propre sang, celui de nos frères, de nos cousins qui vient de couler sur les trottoirs de Paris. PARIS ! Notre Ville ! Dénoncée par les sauvages musulmans comme la « capitale qui porte en Europe la bannière de la CROIX ».

L’heure des premiers décomptes est arrivée. L’heure de la sordide addition mathématique des cadavres.

La France vient de se réveiller d’un profond sommeil. La France s’est crue trop longtemps une jeune fille frivole à qui rien ne pouvait arriver et qui pouvait gambader hors des sentiers battus par défi de l’ordre et par jeu. Elle le faisait « pour rire » ! Voilà qu’elle ne rit plus. Notre France est devenue en une soirée de carnage une veuve en noir, courbée par le chagrin et qui pleure ses fils qui ne reviendront pas. La France se réveille et son réveil est brutal. Et son réveil va lui faire mal.

La vie d’avant n’est plus. La France vient de changer tragiquement de visage. Et la blessure qu’on vient de lui infliger le lui rappellera douloureusement pendant longtemps. Une cicatrice qu’il lui reviendra de porter sans la cacher. Car ce n’est pas une marque honteuse : c’est le signe tangible d’une haine contre nous : une haine qu’il ne faudra plus jamais sous-estimer.

Notre France est à terre, blessée à mort. Notre France ! Pas celle qu’ils ont voulu inventer. Pas celle qu’ils ont voulu nous imposer, pas la « France cosmopolite et multiculturelle » : ces notions que Montesquieu lui-même dénonçait comme les germes de mort des Empires. 

Notre France est à terre et son sang innocent répandu crie justice ! Tout autant contre les monstres barbares que contre les incapables qui ont laissé arriver ces choses. Tous ceux-là qui sont responsables et coupables.

Et maintenant, en ces « jour d’après », comment continuer ? Comment « reprendre notre ‘vie d’avant’ »  ne serait-ce que par décence pour nos morts, par respect pour leur famille ? Mais aussi comment continuer quand nous ne pouvons plus sortir dans les rues de notre quartier sans craindre désormais la menace de l’attentat suivant. Comment continuer quand il faudra faire ses courses entre deux couvre-feux, la peur au ventre, en attendant notre tour…

Les terroristes ont gagné la première manche parce qu’ils ont réussi à installer la terreur au pied de notre immeuble, au pas de notre porte.

Pourtant… si l’on ne voit pas trop comment continuer, on voit encore moins comment ne pas continuer ! Pas ‘comme avant’ bien-sûr, mais il faut continuer autrement ! La peur au ventre peut être mais l’Esperance au cœur.

Il faut défier la mort en vivant la vie !  Notre salut ne sera pas dans la cachette et la fuite et encore moins dans la « soumission » ! Notre salut sera dans la vie elle-même. La vie qui conserve ses droits et ses devoirs. Nos enfants sont là et ils ont besoin de nous, et ils ont droit à notre affection, à notre présence. La France a besoin de ceux qui l’habitent. La France a besoin des Français.

La France a changé de visage : la voilà devenue sage d’une sagesse douloureuse. Le malheur vient de lui donner une grave leçon. Acceptons humblement la leçon et avançons.

J’étais le 11 novembre au soir avec mes scouts sous l’Arc de triomphe pour saluer le soldat inconnu, et le remercier d’être sorti de la tranchée et d’avoir risqué sa vie (et d’avoir donné sa vie) pour sauver la vie des autres. Nous avons pu longtemps croire qu’il nous suffirait de commémorer le passé! Il va nous revenir le devoir impérieux d’imiter le passé.

Viendra aussi le temps de la justice. La justice de Dieu bien sûr. Mais aussi la justice des hommes. La justice que l’on doit à nos enfants qui sont désormais en danger. La justice d’une riposte qui ne devra pas être vengeance (ne descendons pas aussi bas que ce que le Coran préconise) mais une réponse légitime, une réponse nécessaire à la menace qui est là. C’est un devoir pour le père de famille que de protéger ses enfants. Et si le Père en a déjà perdu plusieurs faute d’avoir su prévoir. Maintenant qu’il  a vu, et maintenant qu’il sait, il devra faire en sorte que les autres enfants soient protégés. Faire en sorte que la menace soit supprimée. « Par une force proportionnée » nous disent Saint Augustin et Saint Thomas d’Aquin. « Par les armes » a précisé l’actuel évêque aux armées. Il est temps de mettre des mots sur les choses, de sortir de l’irénisme politique et médiatique, il est temps d’être lucide : il est temps de dénoncer la nocivité du coran, de la charia, et de l’islam. Nos frères chrétiens du Liban qui résistent depuis 1000 ans en savent quelque chose.

Nous aurions tant aimé une vie tranquille. Nous aurions préféré un conflit éloigné qui ne nous aurait pas atteints. C’en est finit de ce temps. Que chacun soit à sa place. L’âme en paix avec Dieu. L’âme en paix, mais plus les mains dans les poches…

Maintenant que chacun saisit mieux la cherté de la Vie et sa précarité. Aimons là cette vie si précieuse. Donnons nos vies, offrons nos vies pour des causes qui valent le coup. Ayons une vie donnée avant que notre vie ne nous soit volée:  à un coin de rue ou à la terrasse d’un café. Confions nos vies à Celui qui nous l’a donnée en premier, au Seigneur Jésus-Christ : Celui qui, en premier, a triomphé de la mort et a promis une Vie qui ne se perdra pas, quand bien même les ennemis de la Croix, les fous d’Allah nous trouveraient et nous persécuteraient.  « Heureux êtes-vous si l’on vous persécute à cause de moi ! Car votre récompense sera grande dans les Cieux »."

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