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Homosexualité : revendication du lobby gay

Homophobie : Ne comprenez-vous donc pas que c’est le vocabulaire de l’adversaire ?

Homophobie : Ne comprenez-vous donc pas que c’est le vocabulaire de l’adversaire ?

Récemment, quelques étudiants de l’ICES (Institut catholique d’études supérieures) de La Roche sur Yon ont fait la une de l’actualité pour avoir chahuté un stand LGBT. Ce que j’ai pu voir de l’affaire me semble bien bénin : ils ont crevé des ballons, crié des slogans… Bref, fait ce que des dizaines de milliers d’étudiants ont fait depuis au moins le Moyen Âge. Pas de quoi fouetter un chat.

Cette affaire montre d’ailleurs assez joliment le sens des priorités des médias dominants. Le même jour, en effet, deux personnes ont été agressées au couteau et à la barre de fer à Villejuif, par un individu clamant qu’Allah était grand, et cet événement n’a eu droit qu’à un entrefilet dans la presse ! Autrement dit, que des jeunes catholiques crèvent des ballons pour manifester leur opposition à la propagande LGBT est un événement d’envergure nationale, mais que des Français manquent de peu d’être assassinés par un terroriste islamiste n’intéresse personne. N’ayant jamais connu autre chose du journalisme que le journalisme dissident, je n’ai jamais eu l’occasion d’assister à un comité de rédaction au « Monde », à TF1 ou à France Inter, mais ce doit être assez divertissant !

Toujours est-il qu’après cette potacherie, tout le monde semble obligé d’y aller de son petit couplet de condamnation – de l’action des étudiants et de « l’homophobie ». Et d’autant plus que l’on est plus estampillé « conservateur ».

Que ces étudiants n’aient pas été très malins, je veux bien en convenir. Que la direction de l’ICES les convoque pour leur faire la leçon, il n’y a là rien que de très normal. Mais qu’ils soient menacés d’exclusion – comme je l’ai entendu et comme les médias et le lobby l’exigent désormais de l’ICES –, c’est proprement ahurissant.

Rappelons deux-trois choses pour revenir au bon sens.

Tout d’abord, l’ICES n’a strictement rien à voir avec cette histoire de ballons crevés. Pourquoi donc le lobby homosexualiste exige-t-il de M. de Labarre, directeur de l’ICES, l’expulsion de ces jeunes gens qui ont agi en dehors des heures de cours et en dehors de l’établissement ? Et pourquoi donc ce dernier semble-t-il déférer aux exigences du lobby ?

C’est tout simplement incompréhensible pour l’observateur sympathisant de l’ICES (où j’ai souvent donné des cours d’histoire des idées ou de philosophie politique) que je suis.

Si effectivement ces jeunes gens étaient virés pour une action sans le moindre rapport avec leur travail universitaire, je crois que la plupart des familles catholiques qui envoient leurs enfants dans cet établissement entendraient le message : là non plus, il ne serait donc pas possible de travailler en paix, sans être en permanence matraqués par l’idéologie LGBT.

Car la soumission ne s’arrête pas à la condamnation verbale.

Il paraît que l’ICES va organiser l’année prochaine – comme une sorte d’expiation de ce péché qu’il n’a pas commis (et qui m’a l’air bien véniel s’il en est un !) – une conférence sur la sexualité, avec une attention toute particulière avec les fameux « droits LGBT ». Quand j’ai appris la chose, j’ai cru à une galéjade ou à une « fake news » comme on dit désormais, mais il semble bien que la nouvelle soit confirmée.

Quelle va être l’étape suivante ? Quand un prêtre prêchera sur le Décalogue, faudra-t-il l’envoyer en cure de désintoxication chez Act up (vous savez, ces militants si gentils, si pacifistes, qui menacent de mort les chrétiens dans l’indifférence de la justice !) ?

Car on ne voit pas pourquoi le lobby s’arrêterait en si bon chemin. Si de bons cathos acceptent l’idée que toute contestation de l’idéologie LGBT est une « violence homophobe » condamnable, pourquoi donc ne pas exiger de l’Eglise qu’elle renonce à « sa » morale (je dis « sa » entre guillemets car je rappelle en passant que l’Eglise n’a strictement aucun pouvoir sur la loi naturelle ou plutôt elle n’a qu’un pouvoir : celui de la rappeler à temps et à contretemps à une humanité marquée par le péché originel, et donc un tantinet oublieuse de son Créateur) ?

Les réseaux sociaux montraient récemment l’un des jeunes « coupables » en compagnie de Bruno Retailleau, ancien président du conseil régional des Pays de la Loire. Va-t-il falloir que la majorité régionale organise, la corde au cou, un « happening » LGBT pour effacer cette tache abominable ?

Comprenons bien, une fois pour toutes, que les « droits LGBT » n’ont rigoureusement rien à voir avec les droits de la personne humaine. Toute personne humaine, quels que soient ses actes, a droit au respect de sa dignité. Mais tout acte n’a pas, pour autant, droit à la reconnaissance officielle de la société ; ni, a fortiori, droit à ne jamais être contesté par quiconque sous peine de condamnation pénale.

Je suis de ceux qui continuent à penser que les actes homosexuels sont gravement désordonnés, comme le dit le Catéchisme. Je conçois que ce soit pénible à entendre pour ceux qui les commettent. Mais qu’ils se rassurent, étant pécheur comme eux, il m’arrive assez régulièrement d’entendre, moi aussi, des choses assez désagréables sur mes propres turpitudes. La principale différence entre eux et moi, c’est que je ne crois pas que mes péchés me donnent d’autre droit que celui de courir me confesser – ce qui, après tout, est plus utile pour mon salut que la revendication de droits plus ou moins fantaisistes !

Cela étant, je conteste absolument à tout lobby, et même à tout législateur, le droit de m’imposer de renier mes convictions morales ou de piétiner la loi naturelle.

Or, le lobby LGBT, en dénonçant la prétendue « homophobie », ne s’oppose pas aux violences contre les personnes ; il veut interdire purement et simplement la critique de l’homosexualité et du lobby homosexualiste. Tout comme l’islam, avec le concept pervers d’islamophobie, veut interdire, non pas la violence contre les musulmans – qui, bien que professant une fausse religion et insultant la divinité du Christ, ont droit à notre respect comme personnes humaines –, mais bel et bien toute critique du coran.

Je refuse – je l’ai déjà dit au moment de la loi Taubira et la situation a plutôt empiré depuis – systématiquement et pour des raisons fondamentales ce concept d’homophobie. Il est profondément tordu et vicié.

En premier lieu, il ne veut rien dire : étymologiquement, l’homophobie, c’est la peur du semblable. C’est évidemment un concept absurde : c’est plutôt le différent que le semblable qui fait peur. Bien sûr, on rectifiera tout de suite que le mot a été abrégé et qu’il faut comprendre « homosexualophobie », une peur des homosexuels. Mais c’est à peine moins loufoque. Les homosexuels comme tels ne font peur à personne, puisque, que je sache, aucun signe distinctif ne désigne la personne que vous croisez dans la rue comme homosexuelle – sauf, éventuellement, ses actes ou son attitude, mais alors, ce n’est pas la personne qui est visée. Accessoirement la peur ne se contrôle pas toujours aisément : comment quelqu’un pourrait-il être condamnée pour une peur qu’il ne maîtrise pas ? Alors on rectifiera encore : il s’agit en réalité de la haine des homosexuels. Mais cela non plus n’a guère de sens. D’abord, ce qui est répréhensible et passible des tribunaux, c’est la violence contre les biens et les personnes. Si vous détestez votre voisin et que vous ruminez votre détestation chez vous sans rien lui faire, vous devrez peut-être aller vous confesser de cela, mais la justice civile n’a rien à y voir. Et, surtout, comme tous les « crimes » inventés par les sectes totalitaires, ce « crime » est indéfiniment extensible : on peut très bien être accusé d’homophobie sans éprouver aucune haine pour les personnes homosexuelles, simplement parce que l’on croit encore que la Bible n’a pas parlé pour ne rien dire et que les actes homosexuels constituent des péchés.

Tout cela implique logiquement que ceux qui, aujourd’hui, hurlent avec les loups contre ces jeunes gens suspectés d’homophobie risquent fort d’être demain les prochaines victimes de la chasse aux « homophobes », exactement comme tant de bolcheviques, après avoir exécuté des milliers de « contre-révolutionnaires », ont été à leur tour assassinés comme « contre-révolutionnaires ». On voit très clairement en regardant les médias que M. de Labarre est le prochain sur la liste et qu’apporter la tête de ses étudiants ne le sauvera pas, mais, au contraire, le désignera comme le « maillon faible » de cette émission de téléréalité grandeur nature qu’est l’activisme LGBT dans la vie publique française.

La Révolution dévore ses enfants. Il est d’ailleurs ironique de constater qu’au moment même où avait lieu ce « débordement de violence » estudiantine contre des ballons de baudruche, un passage piéton repeint aux couleurs du « rainbow flag » par la municipalité de Bordeaux qui, depuis le règne d’Alain Juppé, s’illustre dans la propagande LGBT (tout en draguant l’électorat catho selon un schéma maintes fois éprouvé !), a été dégradé. C’était à peu près aussi « violent » que de crever des ballons. Et donc, aussitôt, les chiens de garde de la bien-pensance hurlèrent à l’homophobie. Manque de chance, immédiatement, un groupuscule LGBT radical publia un communiqué pour revendiquer cette dégradation au motif qu’il ne supportait plus le « pinkwashing » de la municipalité bordelaise, laquelle n’en faisait pas assez, semble-t-il, pour la secte. Car, avec ces idéologues, on est toujours suspect de ne pas en faire assez. Eh bien, subitement, la dégradation cessa d’être violente et devint un acte militant « qui interpelait ». Il suffirait donc que les jeunes de l’ICES affirment qu’ils étaient militants de l’Inter LGBT canal historique pour que la direction de l’ICES, les médias et tous les politicards locaux soient tenus de leur dérouler le tapis rouge avec force courbettes. C’est évidemment totalement idiot. Mais cela est révélateur du niveau catastrophique où est tombé notre débat public.

Un dernier mot pour finir. Un olibrius de La Roche sur Yon, signant Olinor sur Twitter, a publiquement menacé les étudiants et professeurs de l’ICES en termes fleuris de mettre le feu au campus – entre autres joyeusetés. Manifestement, il a compris qu’il avait été « un peu » loin car son tweet a été retiré (mais nous avons les captures d’écran naturellement – je le dis pour le cas où il voudrait s’amuser à venir nous chercher pour diffamation…), mais des menaces graves ont été proférées publiquement. Que croyez-vous qu’il arriva ? A-t-il été « condamné » par ses bons camarades du centre LGBT de La Roche sur Yon ? A-t-il même fait l’objet d’un communiqué offusqué de la direction de l’ICES ou de la mairie de La Roche ? Que nenni. Crever des ballons, ça c’est grave, mais menacer de mettre le feu à un bâtiment public, ce n’est qu’une innocente plaisanterie, n’est-ce pas ?

En fait, il y a peut-être une autre ressemblance entre les concepts viciés d’homophobie et d’islamophobie : dans les deux cas, si on n’appartient pas à la secte dominante, nous ne sommes que des citoyens de seconde zone, que l’on peut insulter, menacer de mort, voire agresser physiquement en toute impunité. Il n’est pas certain que cela contribue beaucoup à la parfaite pacification des relations sociales !

En tout cas, ne comptez pas sur moi pour condamner « l’homophobie » des étudiants de l’ICES. Ce crime sans définition – dont on a oublié qu’il avait été introduit dans le Code civil à la suite de « l’affaire Nouchet » qui s’est terminée par un non-lieu et n’a donné lieu à aucune condamnation – est une arme du lobby LGBT, non pas pour protéger la dignité humaine des homosexuels (qui sont parfaitement protégés par les lois communes), mais pour empêcher la contestation de la propagande homosexualiste. Cette sommation à dénoncer toujours et partout une nébuleuse « homophobie » n’est rien d’autre que le règne de l’arbitraire et du totalitarisme de la secte LGBT. Rien n’impose de s’y soumettre.

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

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