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Europe : politique

Grèce : accord “historique” en attendant le prochain

GAprès douze heures de négociations, les pays de l'euro sont tombés d'accord sur un plan massif d'assistance à Athènes. Toute assistance, remise de dettes et contribution confondues, la Grèce aura coûté depuis vingt mois plus de 350 milliards d'euros à l'UE, aux banques et aux institutions internationales. Soit autant que la dette du pays.

L'aide européenne, d'un montant d'au moins 130 milliards d'euros, couvre les huit prochaines années, mais elle ne garantit plus avec certitude l'allègement initialement espéré du fardeau de la dette (120 % du PIB en 2020). Elle ne comble pas non plus une défiance croissante entre la Grèce et ses créanciers.

Pour rassurer les investisseurs et malgré la colère de la rue, le gouvernement Papademos se prépare à sabrer 3,3 milliards d'euros dans ses déficits publics, à travers l'assurance-maladie, le salaire minimum et la défense. Il a aussi accepté une surveillance permanente de l'UE et du FMI sur ses comptes. La Grèce a consenti un abandon de souveraineté unique: la mise en place d'un compte budgétaire bloqué, destiné à garantir le remboursement de la dette et le paiement des intérêts. Le mécanisme revient à servir les créanciers étrangers avant d'engager le moindre sou de dépense publique nationale.

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3 commentaires

  1. Le garrot etait la peine de mort pratiquée en Espagne, on serre le noeud lentement…

  2. La photo est très symbolique d’un pays ruiné!

  3. IL y a une sacrée bande de cinglés qui “gouvernent” un peu partout ces temps-ci: oui, que l’on m’explique comment on résorbe une dette en surendettant?
    Ce ne doit plus être si simple, même en sortant des plus grandes écoles…

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