Grande neuvaine de prière au saint Enfant-Jésus pour la promotion d’une filiation vraiment humaine en France

Sans titre8ème semaine du dimanche 18 mars au samedi 24 mars

Thème de méditation de la 8ème semaine : La vie cachée de Jésus à Nazareth

Pour aider à méditer sur le thème de cette 8ème semaine

La vie de la Sainte Famille à Nazareth est notre modèle de vie chrétienne. La Sainte Famille y avait une vie de prière – prière silencieuse et prière à l'aide des psaumes sans doute ; les psaumes qui si souvent peuvent exprimer notre prière… et il est bon de les dire en essayant de nous mettre dans la psychologie de Jésus notamment lorsqu'il les chantait à Nazareth, avec Marie et Joseph.

Nazareth !… Lieu béni où la Sainte Famille avait une vie de prière, une vie joyeuse de famille et de travail, une vie toute d'attention aux autres. Et c'est là que se déroula la vie cachée de Jésus durant 30 ans ! d'après les estimations les plus probables. Sa vie publique elle se déroulera sur 2 ans et demi seulement…

Jésus passa donc 30 ans à Nazareth qui n'était qu'une petite bourgade d'à peine quarante maisons à l'époque d'après les fouilles… Alors nous pourrions penser : "Qu'est-ce que Jésus attendait pour monter à Jérusalem, alors qu'il n'y avait plus de prophète depuis des siècles… et que le peuple attendait impatiemment le Messie ?" Eh bien Nazareth fut son ermitage… son petit havre de paix, où il voulut passer de nombreuses années avant de s'engager dans sa vie publique et dans la prédication de la Bonne Nouvelle, ceci pour nous montrer le primat de la contemplation sur l'action et toute la beauté et l'importance de la vie de famille et de la vie de travail.

Après l'événement du recouvrement de Jésus au Temple que Luc nous raconte au chapitre 2, v. 41-50 de son évangile, celui-ci, pour décrire l'attitude filiale de Jésus vis-à-vis de ses parents, emploie ces quelques mots : "et il leur était soumis" (Luc 2,51). Or notons-le cet épisode se déroule "lorsqu'il eut 12 ans…" (v. 42), donc alors que Jésus entrait dans la vie adulte, 12 ans étant l'âge de la majorité religieuse pour les Juifs. La cérémonie actuelle existait peut-être déjà à l'époque : où l'enfant juif de 12 ans, pour la première fois, lit sur l'estrade la Parole de Dieu en public et où, pour la première fois, il revêt le châle de prière, châle comprenant autant de franges qu'il y a de commandements oraux et écrits pour les Juifs pieux : 613 !

Ainsi les mots de saint Luc : "et il leur était soumis" ne traduisent pas l'obéissance de l'enfant Jésus, car Jésus justement sortait de l'enfance atteignant la majorité religieuse, mais signifient l'obéissance de l'adulte, l'obéissance du cœur. Car, si l'obéissance de l'enfant est toute naturelle et est dans l'ordre de l'être : que ferait un enfant sans ses parents ? L'obéissance de l'adulte est quant à elle de l'ordre de l'amour. Déjà pour l'enfant, si dans l'ordre de l'être celui-ci dépend totalement de ses parents, dans l'ordre de l'amour ce sont les parents qui dépendent de l'enfant…. De même pour nous, dans l'ordre de l'être nous dépendons totalement de Dieu, mais dans l'ordre de l'amour Dieu dépend totalement de nous… Il ne peut rien faire en nous et par nous sans notre écoute attentive et aimante c'est à dire sans notre obéissance : du latin oboedire "prêter l'oreille"…

Ainsi notre obéissance d'adulte dans la foi est de l'ordre de l'amour, c'est l'obéissance du cœur, elle est écoute attentive et aimante et en retour don de soi à Dieu et au prochain. Et c'est bien de cette obéissance de l'adulte dont saint Luc nous parle ici pour décrire l'attitude de Jésus vis-à-vis de ses parents alors qu'il eut atteint l'âge de sa majorité religieuse, 12 ans. C'était pour Jésus l'attitude de l'adulte attentif à ses parents par amour et qui se donne entièrement à eux sachant qu'il est au service. Le Pape se dit lui-même "le serviteur des serviteurs de Dieu", dans l'Église l'amour est service, et le Christ obéira jusqu'à la Croix… il sera le serviteur souffrant jusqu'au don de sa vie sur la Croix… nous montrant la voie de l'oblation de nous-même.

"Mon fils, Ma fille, donnes-moi ton cœur" nous demande le Seigneur. L'enfer c'est l'échec de cette demande, c'est l'échec de Dieu… Dieu qui n'a besoin que d'une chose c'est notre cœur aimant, attentif à sa Parole et donné… et c'est dans toute la mesure où nous vivons dans son Amour et à l'écoute de sa Parole que nous pouvons porter du fruit et être pleinement associé à son œuvre de salut et de miséricorde… Dans l'ordre de l'amour Dieu dépend de nous… Dieu est comme le cep de vigne qui a besoin des sarments pour porter les fruits. La vitalité vient du cep mais ce sont les sarments qui portent du fruit, seulement les sarments ne peuvent porter du fruit qu'en étant en symbiose avec le cep. Tel est bien le cœur de notre vie chrétienne : vivre en symbiose avec le Christ pour être aux affaires du Père et porter les fruits de l'Esprit Saint en chacune de nos vies et dans notre monde.

Or s'"Il leur était soumis", saint Luc nous montre Jésus juste auparavant faisant apparemment exactement le contraire en faussant compagnie à ses parents lors de leur pèlerinage à Jérusalem et les déroutant en leur disant : "Il faut que je sois aux affaires de mon Père" lorsqu'ils le retrouvèrent, au terme de trois jours de recherche anxieuse, au milieu des docteurs de la Loi qu'il enseignait dans le Temple ! C'est qu'en effet la scène a une dimension prophétique, c'est une scène d'anticipation !… Et cet épisode du recouvrement de Jésus dans le Temple est en fait la première pâque de Jésus, qui annonce la Pâque nouvelle ; le récit commence d'ailleurs par : "Ils montèrent à Jérusalem" et tout l'évangile de Luc va s'articuler autour de la "montée à Jérusalem" (Luc 9, 51 – 19, 27). Nous sommes donc là dans un contexte pascal, celui du pèlerinage à Jérusalem. Marie et Joseph cherchent Jésus trois jours comme plus tard Jésus disparaîtra trois jours dans le tombeau… "Pourquoi me cherchez-vous ?" dira Jésus à ses parents haletant à sa recherche… "Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ?" diront plus tard au matin de la résurrection les anges aux femmes toutes haletantes cherchant le corps de Jésus qui avait disparu du tombeau…

"Je dois être chez mon Père" : dit Jésus à ses parents et Jésus ressuscité entrera dans la maison du Père, après être passé par la Croix, et après avoir vécu 33 ans sur cette terre dont une trentaine à Nazareth. Il voulut donc nous montrer ainsi la beauté et la grandeur de la vie de prière, de famille et de travail dans l'obéissance du cœur et le don de lui-même à ses parents Marie et Joseph, ainsi qu'à son Père des Cieux qu'à son Heure il retrouvera en passant par le don suprême de la Croix dans l'accueil aimant de sa volonté : "Père que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui s’accomplisse."

Frère Jean-Marc Miele sv

A dire chaque jour de la 8ème semaine du dimanche 18 mars au samedi 24 mars

Dieu, viens à mon aide.
Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

Pour les siècles des siècles. Amen

Notre Père qui êtes aux cieux…

Prière : O très doux Enfant Jésus, qui revenant d'Egypte dans la terre d'Israël, avez souffert toutes les fatigues d'un pénible voyage, et avez vécu enfin dans la ville de Nazareth, pour y demeurer humblement soumis à vos parents ; Vous qui, au sein de la pauvreté et des travaux, croissiez en âge, en sagesse et en grâce, ayez pitié de nous.

Je vous salue, Marie…

Prière du Père Cyrille de la Mère de Dieu (1590-1675)

Ô Divin Enfant Jésus, j'ai recours à Vous. Je Vous en prie, par votre Sainte Mère, assistez-moi dans cette nécessité, car je crois fermement que votre Divinité peut me secourir. J'espère avec confiance obtenir Votre sainte Grâce. Je Vous aime de tout mon cœur et de toutes les forces de mon âme. Je me repens sincèrement de mes péchés et je Vous supplie, ô bon Jésus, de me donner la force d'en triompher. Je prends la résolution de ne plus jamais Vous offenser et je viens m'offrir à Vous, dans la disposition de tout souffrir plutôt que de Vous déplaire. Désormais, je veux Vous servir avec fidélité, et pour l'amour de Vous, ô Divin Enfant, j'aimerai mon prochain comme moi-même. Enfant tout puissant, ô Jésus, je Vous en conjure de nouveau, assistez-moi dans cette circonstance ; faites-moi la grâce de Vous posséder éternellement avec Marie et Joseph et de Vous adorer avec les saints Anges dans la cour céleste. Ainsi soit-il. »

Invocations à l'Enfant Jésus

Ô Saint Enfant Jésus de Prague, je me prosterne devant vous.

Ô Saint Enfant Jésus aidez-nous à donner à notre pays des lois respectueuses de l'humain 

Ô Saint Enfant Jésus aidez-nous à ne pas nous trouver esclave de la dictature de l'individu surpuissant qui voudrait fabriquer des enfants à sa mesure et pour son intérêt mercantile ou guerrier ou les sélectionner en fonction de critères subjectifs et eugénistes.

Je vous demande de protéger les enfants. Accordez-leur de grandir sous votre regard.

Je vous demande de protéger tous ceux que j’aime. Accordez-leur de vous connaître et de vous servir.

Je vous demande de protéger les familles, plus particulièrement celles qui vivent des situations difficiles. Accordez-leur votre paix.

Je vous confie tous ceux qui se sont éloigné de Vous. Accordez-leur la grâce de la conversion.

Je vous confie tous ceux qui souffrent. Accordez-leur d’unir leurs souffrances aux vôtres et réconfortez-les dans l’épreuve.

Je vous confie les âmes du Purgatoire. Accordez-leur sans tarder la gloire du Paradis.

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