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France : Politique en France

Ghislain Lafont, candidat aux élections législatives, répond au Salon Beige

Ghislain Lafont, candidat à l'élection législative dans la 14e circonscription de Paris, dans le cadre de l'appel de Jean-Christophe Fromantin pour trouver 577 candidats non partisans, a bien voulu répondre aux questions du Salon Beige :

Ghislain-lafont-375x375Ghislain Lafont : En préambule à la réponse à ces trois questions, j'imagine que certaines personnes pourraient s'étonner que je réponde à ce blog, qui est l'objet de critiques et de divers commentaires. Je le lis de temps à autre et n'ait jamais trouvé rien à redire de grave qui justifie de tels jugements.

En France, nous  sommes champion pour mettre les gens et les idées dans des cases et des étiquettes, qui peuvent avoir bon dos.

Je vais partout et répondrais à cela : Et pourquoi pas ? Et si d'autres supports médias (presse, radios tv etc.) de quelques couleurs et sensibilités politiques, religions, etc., que ce soient,  m'invitaient à venir leur parler, je viendrais. Dans la mesure ou je resterai maitre de mes propos et qu'ils soient bien repris tels quels. C'est le cas de ce blog, puisque je l'ai demandé préalablement à ses responsables qui m'invitent à y parler et que cela m'a été confirmé.

C'est la raison pour laquelle j'ai accepté de répondre à ces trois questions. 

Je me lance sous la bannière 577.fr qui est l'initiative de Jean-Christophe Fromantin, député maire de Neuilly et dont un programme pour la prochaine mandature existe et que vous trouverez sur le site. Ce programme prendra corps progressivement d'ici les prochains mois. Mais chaque candidat représente par lui-même une sensibilité qui n'est pas uniforme. Ce qui nous unit c'est de nous engager ensemble pour notre pays au service du bien commun, qui nous dépasse individuellement. 

SB : Vous axez votre campagne autour de 3 axes : vie, famille et entreprise. Que proposez-vous concernant le respect de la vie ?

Logo-3Le respect de la vie, de la conception au dernier souffle est un sujet qui est devenu tellement tabou, tellement caché, tellement douloureux, que plus personne n'ose en parler de peur d'être taxé de réactionnaire ou démodé. Ce qui est un peu réducteur et facile comme qualificatif.

Ce sujet, qui est central dans toutes sociétés, ne peut pas se traiter facilement en quelques lignes. Mais commençons déjà.

La question est bien celle de l'accueil des mères enceintes pour mettre au monde leur bébé et l'élever, surtout quand elles sont dans une situation familiale très difficile. Pas besoin de faire un dessin. Un pays dignement gouverné doit respecter la vie de ses habitants, et d'abord l'enfant dans le sein de sa mère. Les 220 000 enfants tués chaque année constituent le drame caché de notre pays. Avec des conséquences psychologiques et morales que l'on ne soupçonnent pas. Même l'Eglise, au sens hiérarchique, parfois, apparaît bien silencieuse de façon mystérieuse, hormis les papes et surtout François qui n'a pas peur de dire ce qu'il pense à temps et contre temps. Soyons libre, comme la vérité…

La question est celle de la capacité d'accueil de ces mères qui auraient décidées de garder leur enfant, y compris beaucoup d'adolescentes, pour leur permettre de vivre et de mener à bien leur maternité. Si on fait le coût total direct et indirect (sans compter le coût des dégâts psychologiques à vie) des avortements en France, par rapport à des préventions et des modalités d'accueil dans des maisons dont c'est la vocation (il en existe, même si elles sont peu nombreuses), il est plus que probable que la balance économique soit en faveur de la deuxième solution. Rien qu'en termes de croissance économique, puisqu'un enfant génère de la consommation, donc de la production, donc de l'emploi.

Un autre sujet, trop délicat à traiter en quelques signes, est celui de l'éducation à l'amour. Au vrai amour, dès l'adolescence, par le respect de l'autre, par l'exigence de l'attente etc. Comment voulez vous que tous ces jeunes, dont beaucoup de parents sont dépassés ou vivent eux-mêmes des situations compliquées, puissent recevoir un exemple d'exigence et d'aide. Car on a besoin de ne pas être seul. Beaucoup de personnes travaillent à cela mais elles ne sont pas assez nombreuses. L'éducation sexuelle se passe d'abord dans le cercle familial par l'exemple des parents et de la famille. Même si c'est bien compliqué…La réflexion sur la création d'écoles de parents réparties sur le territoire, en lien avec les mairies, est une réponse, que je ne manquerai pas de socialiser dans des propositions concrètes.

Enfin, comment les responsables politiques peuvent ils laisser faire toutes ces libertés de certains films plus qu'équivoques, de pédagogie de la liberté sexuelle non stop. Tout le monde sait, et le bon sens français aussi, que nous sommes dans une impasse. La question est que nous avons délaissé le champ politique en glissant un bulletin de vote et avons donné rendez vous pour la réélection…C'est la raison pour laquelle je m'engage puisqu'il faut du temps pour faire campagne et mener à bien son mandat. Et que le statut de salarié et de père de famille ne le facilite pas. Voire l'interdise, de fait.

Sur la fin de vie, c'est la même chose. Nous faire croire qu'il n'y a pas d'autre alternative est un mensonge. Avez vous déjà été dans une maison de retraite ? Pourquoi ne pas imaginer de retrouver d'autres organisations de l'accompagnement des anciens. En Inde, les personnes âgées meurent encore chez elle, accompagnées par les plus jeunes générations. Et pourquoi pas en France. Comme député je n'hésiterai pas à proposer des actions au niveau national sur ces sujets qui sont les fondements de nos sociétés, dont les bases se fissurent vertigineusement. A ce stade, faire des propositions concrètes nécessiteraient de vérifier un certain nombre de paramètres, comme dans le sujet précédent de l'IVG. Mais il n'y a pas de fatalité. Concernant l'euthanasie, c'est une démarche idéologique qui anime le débat, dans la même logique que l'avortement. On fait croire que c'est la seule solution et qu'il n'y en a pas d'autres. C'est une forme de soviétisation de la pensée qui est inacceptable dans notre société démocratique. A nous de réagir pour proposer d'autres chemins comme, par exemple, le développement de maison de soins palliatifs intermédiaires qui permettraient aux patients et aux accompagnants de souffler le temps de se reconstituer et de reprendre des forces. En effet, actuellement il n'existe pas de structures (à l'exception de quelques unes) entre l'hôpital et les centre de soins palliatifs pour accompagner la fin de vie. Voilà un sujet de débat à l'assemblée nationale qui est de portée nationale avec l'âge moyen de la population que nous connaissons. 

SB : Sur la famille, êtes-vous favorable à l'abrogation de la loi de 2013 dénaturant le mariage ?

Bien sûr. Là encore nous bâtissons, depuis le gouvernement actuel, un nouveau socle sur des bases instables et branlantes. Au nom de la modernité. Et on nous fait prendre des vessies pour des lanternes. Les relations homosexuelles existent depuis que le monde est monde. Une infime minorité homosexuelle en France veut nous faire croire que la majorité des homosexuels souhaite un statut qui singe celui du mariage d'un homme et d'une femme. Ce lobbying est puissant. La preuve puisque la loi Taubira a été votée alors que nous avons été des millions à avoir manifesté dans la rue. Jamais d'ailleurs, nous n'aurions du accepter de parler de "mariage" homosexuel, ce qui est très ambigu. Concrètement, on ne pourra pas démarier les personnes, cela va de soi, mais il va falloir aborder le sujet, même si une majorité pense que cela n'est pas possible. Par contre, si des homosexuels vivant ensemble souhaitent sécuriser leurs avoirs, des protections comme le PACS pourraient être revues voire renforcées. Mais sans parler de mariage, et encore moins d'adoption d'enfant par tous les moyens possibles : adoption, PMA, GPA etc. Les conséquences psychologiques pour ces enfants sont désastreuses. Il suffit de mesurer le nombre de personnes en soins psychiatriques ou psychologiques. Et d'imaginer la situation d'ici les prochaines années.

SB : Concernant l'entreprise, seriez-vous favorable à permettre l'apprentissage des jeunes en entreprise dès 14 ans et donc de cesser de pousser systématiquement les étudiants vers le BAC et l'université ?

Evidemment, revenons à du bon sens. Tout le monde n'est pas fait pour des études supérieures courtes ou longues, dont certaines mènent tout droit au chômage. L'apprentissage des métiers manuels (bâtiment, artisanat etc.) doit être valorisé et développé (avec aides fiscales adhoc). De plus, il est essentiel de relier le monde de l'entreprise et les formations d'apprentissage pour qu'elles soient opérationnelles à l'issue des cursus. Tout le monde sait que les budgets de formation (privé et public) constituent par endroit une gabegie considérable. Sans pour autant raisonner en global, mais par grands secteurs d'activité (industrie, agriculture, artisanat etc.). Le programme de 577.fr développe un important chapitre sur la mise à plat des aides et des niches, et la formation professionnelle en fait partie.

A titre d'exemple, l'armée pratique le tutorat et l'accompagnement de jeunes recrues sans aucun diplôme. Voir un jeune quartier maître barrer une frégate la Marine nationale, alors qu'il a à peine 20 ans, quelle fierté pour lui et ses parents ! C'est possible. Même chose à la fondation d'Auteuil et d'autres exemples. Je pense aussi à la toute nouvelle association Cap Jeunesse qui propose de fédérer toutes les initiatives qui permettent aux 160 000 jeunes qui décrochent chaque année de retrouver une dignité.

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