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L'Eglise : Vie de l'Eglise

FSSPX : Mgr Fellay a reçu un mandat romain

Nicolas Senèze, journaliste à La Croix, est un lecteur attentif du Forum catholique. Après y avoir lu ce fil du 3 juin, il a publié un article le 4 juin dans La Croix (repris ici) dont voici un extrait :

"Le supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), Mgr Bernard Fellay, a affirmé le 10 mai dernier au cours d’une homélie aux États-Unis avoir reçu un mandat de la Congrégation pour la doctrine de la foi afin de juger de délits graves commis par des prêtres de la FSSPX.

[…] « J’ai été nommé par Rome, par la Congrégation de la Foi pour prononcer des jugements, des jugements canoniques d’Église pour certains de nos prêtres qui appartiennent à une fraternité qui, pour eux, n’existe pas », a-t-il souligné, dénonçant « une belle contradiction ». […]

Le secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei, Mgr Guido Pozzo, a confirmé au site Vatican insider la décision de la congrégation, de qui dépend la commission chargée du dialogue avec les intégristes.

« La décision de la Congrégation pour la doctrine de la foi ne signifie pas que les problèmes encore existants ont été résolus, mais il est un signe de bonne volonté et de la magnanimité, a-t-il expliqué. Je ne vois pas de contradiction, mais plutôt une étape vers la réconciliation. » […]"

Dimanche de la Pentecôte, Mgr Fellay s'est exprimé sur la notion galvaudée de miséricorde divine, appelant à profiter de l'Année sainte qui sera ouverte par le pape.

"En soi, la miséricorde est un mot qui est cher au cœur de tout catholique, car il exprime la manifestation la plus touchante de l’amour de Dieu envers nous. Dans les siècles passés, les apparitions du Sacré-Cœur ne sont pas autre chose qu’une révélation plus intense de cette miséricorde de Dieu envers les hommes. Il faut en dire tout autant de la dévotion au Cœur douloureux et immaculé de Marie. Cependant la vraie miséricorde, qui implique ce premier mouvement extrêmement touchant de Dieu envers le pécheur et sa misère, se continue dans un mouvement de conversion de la créature vers Dieu : « Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive » (Ez. 33, 11). D’où l’insistance des Evangiles sur le devoir de conversion, de renoncement et de pénitence. Notre Seigneur est allé jusqu’à dire : « si vous ne faites pas pénitence, vous mourrez tous »  (Lc 13, 5). Cet appel à la conversion, c’est le fond de l’Evangile, que l’on trouve aussi bien chez saint Jean-Baptiste que chez saint Pierre. Lorsque les pécheurs, touchés par la prédication, demandent ce qu’ils doivent faire, ils n’entendent que cette voix : « convertissez-vous, et faites pénitence ». La sainte Vierge dans les apparitions de ces derniers siècles, à La Salette comme à Lourdes ou Fatima, ne dit pas autre chose : « prière et pénitence ».

Or les nouveaux prédicateurs d’une nouvelle miséricorde insistent tellement sur le premier pas fait par Dieu vers les hommes perdus par le péché, l’ignorance, la misère, qu’ils omettent trop souvent ce deuxième mouvement qui doit venir de la créature : le repentir, la conversion, le rejet du péché. Finalement la nouvelle miséricorde n’est rien d’autre qu’un regard complaisant sur le péché."

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